des nouvelles du front

Publié le par Caco

En début de semaine, l'attente anxieuse. Les coups de fil à des gens très importants qui refusent de prendre la ligne. Mille questions, et pas de réponse. Des requêtes, des refus. Et l'attente, et l'espérance quand même. La conférence de presse - l'affaire sent le roussi. Le Conseil municipal. Nous étions nombreux, salariés, usagers, bénévoles, administrateurs. Baptême politique pour beaucoup d'entre nous. L'épreuve du feu. Des années de travail traînées dans la boue. Mais qu'ont-ils à toujours à s'acharner sur les mêmes, bon sang de bois ? Les élus censés connaître nos dossiers ne pipent mot. Le Maire refuse de redonner la parole aux élus de l'opposition, soumet au vote et scande la délibération, vote majoritaire, affaire suivante.
En fin de semaine, les dossiers les coups de fil l'inspection du travail le cabinet du Maire (ah tiens on me rappelle à présent...) l'huissier de justice la presse les partenaires les administrateurs les habitants le débrayage...
Et enfin, la pétition qui recueille près de 1000 signatures en deux jours, un collectif qui se monte sans qu'on sache qui quoi comment, les amis qu'on ne se connaissait pas, les bénévoles qui apportent leurs richesses, maigres en espèces, immenses en savoir-faire. Un bouillonnement joyeux, la reconnaissance du travail de terrain par ceux qui l'ont tous les jours sous les yeux, les tranches de vie sur le livre d'or, enfants et grands, familles et personnes âgées...
Je ne saurais dire combien de fois les larmes, si je les avais laissées faire, me seraient venues. De colère et d'impuissance, et puis de la reconnaissance subite qui vous tombe dans les bras entre deux pas de course. De l'utilité première des actions menées, de la profondeur des liens qui se nouent, dedans et autour. De voir les vocations politiques naissantes et l'implication citoyenne de tout un quartier.
Toutes ces choses qui comptent tant.
Comme il disait, "On aura au moins vécu ça"...


Publié dans un pas après l'autre

Commenter cet article

Lise 03/06/2008 23:18

De tout coeur avec toi dansce combat...Que puis-je faire de loin ?Des bises

Théobald 02/06/2008 01:59

J'ai connu un élu adverse qui, au soir de son élection, nous avoua :
"cette association, là, qui vous a fourni ces infos, je vais tout leur
couper, z'auront plus rien". Que dire ? Et pourtant, je ne connais pas d'élu sans point faible. De maire qui ne
craigne les médias parce qu'il ne les contrôle pas, la CRC (*) parce
qu'il ne maîtrise pas tout, le préfet parce qu'il n'a pas suffisamment
d'appuis, ou simplement les gens compétents parce que lui n'a pas
d'expertise pour se défendre. Quels experts et/ou notables et/ou soutiens  pouvez-vous faire charger
contre lui, qui attesteraient de l'utilité publique de votre structure ? Quels journalistes peuvent faire résonner votre combat, jusqu'au
journaux de son propre camp, pour autant que vous sachiez vous faire
connaître de ceux, immanquablement, qui rêvent de le dessouder ? Les élus d'opposition savent-ils que vous pouvez leur fournir belle
matière pour leur tribune dans le journal municipal qui ne tardera pas
à paraître ? Avez-vous informé le préfet, qui tient les registres des assos loi 1901
(si votre structure en est une), et qui a horreur des manifs ? Avez-vous imaginé sous quel angle vous pourriez (je sais, c'est
franchement sale, m'enfin des fois c'est vraiment la guerre) tirer la
larme à l'oeil du téléspectateur de TF1 et le faire comprendre à
Jean-Pierre Pernaut ?  Je ne vous souhaite pas d'en arriver là, mais un
communiqué de presse bien ficelé peut s'avérer une menace puissante. Bon courage à vous. Mais vous l'écrivez vous-même, et le plus beau salaire est peut-être là
: le combat qui se lève autour de vous, pour vous, et au nom de ce que
vous avez réalisé. (*) Chambre Régionale des Comptes.

Caco 03/06/2008 22:51


Merci beaucoup Théobald de ce commentaire circonstancié !
Certaines pistes que vous proposez n'ont pas encore été creusées, parce que le temps des bénévoles fond plus vite que neige au soleil. Mais elles le seront rapidement, du moins je l'espère.
Pour TF1, je ne sais pas comment appâter ce genre de poisson, quand on habite une petite ZUS dans une sous-préfecture de province. Mais j'y réfléchis, ça oui !
Mon plus beau salaire, ce soir en tous cas, c'est peut-être que tout ça me donne à croire encore en la démocratie.


Isabelle ! 02/06/2008 00:05

[Et moi, j'en  ":)" avec toi !]

Caco 03/06/2008 22:46


;)


Le p'tit crobard 01/06/2008 15:24

Dis-moi que cette mobilisation générale les fait au moins réfléchir, et envisager de remettre la délibération à l'ordre du jour du prochain CM ? Mais non, sans doute : que serait un Maire qui se laisse dicter sa conduite par les habitants de sa commune, après tout ??... Dieu que l'orgueil est criminel, parfois !!Alors je te dis juste bon courage pour la suite, pour les combats à venir, et pour les beaux moments à partager. Cette fange dont on a cherché à vous éclabousser aura au moins eu le mérite de faire éclater au grand jour toute l'affection et la reconnaissance que le quartier nourrissait à votre endroit...

Caco 01/06/2008 16:50


Ça n'est pas le style de notre Maire, en effet.
J'espère surtout que la qualité du travail fourni sera reconnu. Parce que là, c'est tellement flagrant...


Isabelle ! 31/05/2008 23:33

[Normal, puisque c'est…   ;-)   ]

Caco 01/06/2008 16:51


[J' "entends" la suite, et... :) ]