Vendredi 16 mai 2008
En guise de récréation, je poursuis en pointillés des petits exercices graphiques... Si les premières photos retouchées avaient pour ambition de faire plaisir à leur auteur, j'essaie depuis un peu plus d'un an de communiquer avec les images - pour faire passer des messages, pour promouvoir, pour donner envie... On peut dire - hors de cet espace dédié aux tests et à l'expression "gratuite" - que j'utilise les images à des fins qui me paraissent en valoir la peine, tout comme le ferait un publiciste pour son client. C'est sûrement très discutable. C'est juste la façon que j'ai de "le faire", avec ce que je peux.
*
Petit travail sur les couleurs : les complémentaires (couleurs opposées sur le cercle chromatique, voir ci-dessous).

couleurs.jpg

extrait de ceci

Juxtaposées, les complémentaires offrent les contraste les plus forts. Et comme ils m'ont agacée au travail à me répéter que mon affiche n'était pas assez "visible", je me suis atelée à l'étude de ces contrastes, ou plutôt à leur pratique, parce que la couleur, ça se ressent avant toute chose...

complementaires.jpg


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Mardi 29 avril 2008

nid2.jpg

Il reste les doigts fragiles et doux, la terre  humide, les feuilles mortes qui gardent l'entrée de leurs petits cris et les entrelacs de bois. L'oisillon est loin déjà. Et pourtant, personne n'aura défait la forteresse. A moins qu'elle soit devenue temple, depuis l'absence...

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Dimanche 16 mars 2008
C'est à croire que je prends goût à certaines routines... pourvu que ça dure ! Depuis la semaine dernière, je réalise un exercice de mise en page/graphisme par dimanche. C'est celui du jour qui m'a donné envie de le partager, en même temps que je garde une trace de mon évolution en la matière.

Les images s'agrandiront sous votre clic. La photo du poème vient de .


Fichier hébergé par Archive-Host.com
recadrage et décomposition d'une photo ; montage final juste pour le plaisir

Fichier hébergé par Archive-Host.com
poème mis en page et agrémenté d'un élément,
dans le but de le rendre plus agréable à la lecture
- les avis sont d'ailleurs ici partagés quant à sa lisibilité ;) -
(je ne suis sûrement pas objective, vu que le poème m'a beaucoup touchée,
le support m'importe peu du coup)

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Samedi 8 mars 2008
Fichier hébergé par Archive-Host.com
quand les nuits brillent plus que les jours
(clic)


Mon activité principale, en fin de semaine : repos et retouches photos. Je compulse les tutos et je me creuse la tête pour leur trouver une application pratique. J'avais envie de représenter un livre depuis quelques jours. Trouver les textures et les motifs, un titre, et la photo qui pourrait s'y prêter... Autant d'éléments qui m'obligent à réfléchir à l'objet, à l'observer plus en détails : différentes reliures, plats, tranches, coins, mors... Comme lorsque je me suis penchée sur la photo, dans les débuts - j'avais besoin de l'appareil et de sa vision découpée pour apprendre à voir mon environnement. Aujourd'hui j'ai l'impression d'analyser tous les supports d'images, fussent-elles des "simples" signes - je comprends au fur et à mesure que la simplicité n'est jamais qu'apparente, et que le réel est complexe, toujours...


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Dimanche 17 février 2008
soleildeglace.jpg

printempsgivre-copie-1.jpg

Un même sujet, deux photos différentes (angle, mise au point, exposition), deux traitements différents aussi et pourtant, je retrouve dans chaque image l'atmosphère de ces derniers matins, entre couleurs vives et gris hivernaux, entre sommeil et éveil, entre rêves et réalité, entre froid et chaud...
 
 
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Mardi 20 novembre 2007
Comme demandé, voici comment je m'y prends pour réaliser mes marque-pages.
Je les compose de 2 épaisseurs :
- une photo recadrée,
- un support de papier fort.
Le tout est collé à la colle écologique.
Et c'est tout. Voilà, vous savez maintenant réaliser des marque-pages maison !

Cela dit, j'ai eu pour ma part besoin d'améliorer le rendu de l'ensemble. J'ai donc ajouté des éléments - mais ils ne sont pas obligatoires :
- bidouilles graphiques sur la photo,
- images et/ou dessins sur le verso du support de papier fort,
- petit ruban en haut du marque-page.
Voici maintenant le détail de ces petits ajouts non obligatoires (j'insisite : si vous avez une photo bien prise et un beau papier, ces éléments peuvent se suffire à eux-même, ça peut même être dommage de les surcharger d'autre chose) :

1/ les retouches (photo)graphiques
Tout au long de l'année, je etouche certaines de mes photos. Vous en voyez quelques-unes ici, mais pas toutes (il y en a beaucoup, beaucoup). Une partie du travail est donc prêt à l'emploi début décembre - mais il est aussi possible de prendre une jolie série de photos, de retravailler un peu les niveaux (contraste, luminosité). Pour les retouches, il existe un logiciel gratuit,
the Gimp. La toile est remplie de tutoriels pour se familiariser avec cet outil. Je ne pratique pas ce logiciel-là, mais les retouches de base sont forcément accessibles aux débutants. Pour ce qui est des fonctions plus complexes, je "croise" sur le net de nombreux artistes qui ne retouchent qu'avec the Gimp, et comment dire... C'est magnifique !
Picasa
propose aussi des retouches simples, et est plus léger (5,9 Mo contre 41,5 Mo pour the Gimp). Il peut vous suffire pour commencer.
Mais on peut aussi se passer de tout cet attirail, et rester simple : il vous faut donc des photos !

Je sélectionne mes clichés. Si j'ai un logiciel de retouche, je les ouvre et les recadre puis je crée un document vide sur lequel je copie mes photos qui formeront le marque-page. Si je n'ai pas de logiciel de retouche, je donne mes clichés
à développer auprès d'un photographe professionnel, au format 13x17 ou 13x19, selon le format d'origine de mes clichés. L'avantage d'utiliser un logiciel de retouche, c'est que je développe une photo pour 3 marque-pages, c'est moins cher et je ne produis quasiment aucun déchet.
Mais au fait, pourquoi est-ce que je n'imprime pas les tirages chez moi ? Et bien parce que :
- mon imprimante n'est pas prévue pour les photos,
- le papier photo imprimante vieillit souvent mal,
- je n'ai jamais vu, même avec des imprimantes récentes et prévues pour, un rendu aussi beau que celui du photographe (en un sens c'est rassurant pour eux ;) ),
- je ne suis pas sûre que ce soit plus rentable financièrement de le faire soi-même,
- j'habite à 20 min à pied de plein de photographes et j'adore tailler la bavette avec le monsieur passionné qui tient le magasin que j'ai choisi !
Quand je récupère mes clichés, je les coupe au cutter (à lame neuve, fondamental) avec une règle métallique. L'idéal étant le massicot, pour ceux qui en ont un au bureau !

Le format des photos recadrées varie en fonction de ce que je souhaite conserver de la photo d'origine. Aussi, j'ajuste le format final au coup par coup avec celui du support sur lequel je vais coller ma photo.

2/ Le travail du support
Je prends donc du papier fort (grammage 160g minimum). Il y a foule de possibilités :
- l'utiliser tel quel s'il est d'une belle texture, voire déjà imprimé,
- dessiner dessus, ou scanner un dessin des enfants...,
- faire son petit montage graphique (comme dans cet exemple),
- imaginer un support original, comme deux feuilles de couleurs différentes collées l'une contre l'autre : ainsi le côté accueillant la photo pourra être différent du verso du marque-page.
- ... et toute idée idée qui vous viendrait lors de la mise en oeuvre de ce tuto ! Là où c'est très amusant de réaliser ces marque-pages, c'est que tout est possible, même le plus farfelu. Allez-y de votre patte, de votre imagination, de vos goûts et aspirations : vous êtes libres ! :)
Surtout, n'hésitez pas à venir parler de vos réalisations, si vous les présentez chez vous je lierai vos articles à celui-ci.

3/ Les piti rubans
Une fois le support conçu, je le coupe selon les dimensions que nécessite chacun de mes montages en marque-page.
Je prends mes photos précieusement dans mon sac, et je me rends à la mercerie pour choisir des beaux rubans assortis. J'ai presque fini... puisqu'il ne me reste qu'à placer la photo de sorte qu'il reste la place pour le ruban, puis à coller et à déposer précautionneusement, entre deux pages de mon Robert (pensez à un buvard ou autre, il m'est arrivé de regretter une fine coulure de colle que Robert n'a pas, mais alors du tout, appréciée). J'attends le lendemain pour vérifier le résultat et placer le ruban (je troue mon support avec une bête perforatrice de bureau).

Et voilà :)
Une erreur commise l'an passé : plusieurs de mes photos étaient trop larges pour devenir marque-pages. J'ai donc acheté des feuilles épaisses (des "dessous" de dossiers), que j'ai retaillé et plié en deux dans le sens de la largeur. Puis j'ai collé mes photos et j'ai passé un ruban-lien pour que l'ensemble puisse être encadré, ou punaisé à un mur, ou ouvert comme un livre et tenir debout sur une table de chevet, un bureau...
Grâce à cette lumineuse idée de l'Homme des bois, une erreur de calcul est devenue nouvelle idée cadeau !
... A vous de jouer !

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Vendredi 16 novembre 2007
Un atelier pour calandrons au musée. Dès que je l'ai su, je me suis portée volontaire pour les accompagner.
Cet après-midi, je me suis donc munie du cadeau d'anniversaire de mon perspicace Homme des bois : mon carnet de croquis, encore vierge... Faute de temps pour renouveler certain essai.
Nous avons donc cheminé en ville, traversé le jardin à la française, gravi les marches de l'édifice de pierres blanches et pénétré dans les salles blanches, bois et marbre de l'ancien Evêché. Ils chuchotaient à voix presque haute, essayant tant bien que mal de respecter ce silence, et la présence de tous ces portraits qui les contemplaient de haut.
Point de visite cette fois : les pièces glissèrent sous nos pieds pressés. Quelques esquisses au fusain accrochèrent mon regard, ma tête, mon buste et le reste de mon corps dut consentir à se laisser gagner par la contemplation. Mais point trop n'en faut : les vingt-deux loupiots commençaient déjà à prendre place autour des grandes planches sur tréteaux.

Les consignes de l'exercice du jour furent expliquées. Nous travaillerons sur les portraits, et plus particulièrement sur les regards. Puis réexpliquées, sur les marches d'une enfilade de pièces immenses. Chacun déambula ensuite à sa guise, repérant les portraits qui l'attiraient le plus. Ils ne se déplaçaient plus en petits groupes mais faisaient face aux toiles. Je les vis concentrés, impressionnés, joyeux, indécis... et silencieux. Prenant leur place, qui assis en tailleur, qui à plat ventre sur le parquet, qui adossé à un mur...

Alors je m'enquis à mon tour des habitants de ce quartier chic. Et j'ai vu les toiles comme je les vois toujours. Les visages expressifs semblaient bouger. Des timbres de voix se détachaient. Des accents inconnus se faisaient entendre. Un professeur rigide m'expliquait le pivot de Gauss. Un verre de cristal tintait. Un maraud moqueur traversait une scène tragique en courant. La douleur d'une agonie traversait un homme. La même qui, juste à côté rendait un éphèbe extatique... Cela ne dure qu'un instant mais recommence de plus belle dès que je pose mon regard de nouveau sur la toile.

J'ai bouclé un dernier tour et me suis attaquée au portrait qui magnétisait le plus mon regard...

Caco3.jpg
d'après Portrait d'une Femme (Federico de MADRAZO Y KUNTZ)
 
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