Vendredi 28 mars 2008
Un matin, tôt, partir. Espérer qu'il fera beau aussi un peu plus loin vers l'ouest. Somnoler dans un train au prénom d'un autre siècle, répondre à la voix mécanique annonçant le terminus, et taquiner du bout des pieds les rues de la grande ville.
Une grande ville c'est toujours plein de surprises. Ça vous arrange une clarinette bancale le temps d'une discussion, ça vous joue un bout du film de votre vie, de ceux qui resteront gravés quelque part, sous quelques couches de taire, ça vous pelotonne sur un banc népalais pour partager un repas d'amis... Ça vous fait courir à la fin, parce que ses charmes sont peu compatibles avec une horloge qui tourne. Ça vous offrira un cadeau d'au-revoir, en vous plaçant en face d'un tandem souriant et loquace. Parce que cette fois, je lui ai dit au-revoir, à ma ville. Le coeur en fête et le pas léger. Retrouver mon ailleurs adopté, cette terre au doux parfum d'humidité, ce port amarré au pied de la vieille montagne qui fait mine de déferler, pour de faux, pour de rire. Une contrée que je pourrai quitter sans angoisser parce qu'au terminus du train au nom désuet, je suis sûre de toujours trouver cette ville où je me souviens trop bien de... Le trajet vers elle sera désormais joyeux, je sourirai de mes sursauts, ses murs vont redevenir chaleureux, son ciel bienveillant, et ses suprises me feront revenir, une fois, deux fois, cent fois. C'est qu'on en a des souvenirs à s'offrir, elle et moi...

*

Fichier hébergé par Archive-Host.com
une photo de chez moi
la prochaine fois je vous rapporterai un peu de Toulouse, promis :)

publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (9)   

Mercredi 19 mars 2008
Il y a la joie de l'anticipation, le frisson d'arriver au jour tant attendu, la tension qui envahit l'atmosphère, les papiers que l'on déchire trop vite, la belle lumière et cette robe, assurément trop grande. Le temps de l'enfiler, on passe à l'étonnement de la découverte : elle lui va comme un gant. La fièvre reprend le doux temps qui s'était arrêté pour flâner là : déjà il faut préparer, emballer, promener, distribuer...

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Ma grande petite a 4 ans aujourd'hui...

publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (15)   

Samedi 15 mars 2008
Un jour de cette semaine, l'impulsion d'un rêve m'a guidée près de mon arbre.
Réveillée en sursaut, pour joie violente de retrouvailles insensées.
La nostalgie est arrivée après - si j'avais rêvé vrai, son visage aurait changé. Et l'inquiétude, ensuite : où était l'autre ?

Je me suis agenouillée sur ses contreforts, et j'ai laissé les souvenirs affluer. Mes mains, automatiques, ont commencé à creuser.
Une combinaison de termes m'est apparue, que j'avais peut-être oublié de composer .
J'ai trouvé la racine qui s'était invitée plusieurs fois dans mes nuits, à l'instar de celle-ci.
C'est pas possible, je pensais que leurs parents parents avaient déménagé !?
Je la tenais au creux de mes paumes. Fallait-il que je sois mal réveillée : j'ai essayé de l'extirper.
Allô, bonjour, pourrais-je parler à Monsieur D ?... Ah, d'accord, je rappellerai... Non, je suis une amie de ses fils, enfin, j'étais, il y a longtemps... Quoi, P. est là !?... Mais... Je note... merci, merci, merciiii !!....
La larme embuait mon oeil et le rire étouffait ma gorge.
Des centaines, des milliers de mots ont tout de même réussi à passer.
Comme le coeur d'un chaton épuisé par la traversée, j'ai massé avec mille précautions, et sous mes doigts tremblants, quelque chose a recommencé à pulser.
Certaines amitiés ne s'éteignent pas. Elles dorment.
Tendrement, j'ai repoussé la terre sur les souvenirs et me suis pressée contre le tronc de l'arbre. Les yeux rivés aux bourgeons sur les branches, guettant le parfum de la sève particulière qui remontait.
Je vais les revoir, l'un puis l'autre... Tout bientôt...

*
(Voilà la raison de mon silence de ces derniers jours. Je me suis occupée de mes rêves - à moins que ce soit l'inverse.)
 
publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Mercredi 5 mars 2008
Dimanche il faisait ses premiers pas dehors en liberté. D'abord nous l'avons suivi puis il s'est absenté une petite  heure pour revenir nous attendre devant la porte du garage. Alors lundi matin, quand il a filé entre mes jambes, je l'ai laissé courir. Je ne partais que pour trois heures, ça me semblait raisonnable.
Pourtant il n'est pas revenu. L'Homme des bois l'a cherché une heure, l'après-midi, et moi de même, à la tombée de la nuit. On devait avoir l'air fin dans le quartier avec nos "Cheeeewyyyyy ! Minou minou" et autres petits noms débiles.
Ça n'a pas suffi à le faire revenir. Mardi il a placardé des affichettes avec sa photo dans les commerces environnants. Le médiateur du quartier a passé le message aux enfants. On a même pris contact avec une association recueillant les chats errants.
Mais il n'est toujours pas là. Ma soeur, grande spécialiste de la question féline devant l'éternel, a été consultée. Sa première question : "Y a-t-il un cours d'eau près de chez vous ?". Aïe, oui.
Aujourd'hui donc j'ai remonté puis descendu le lit de la rivière, scandant tous ses petits noms, et délaissant au fil de l'eau, un par un, les lambeaux de mon manteau d'espoir qui me tenait chaud depuis trois jours...
publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (8)   

Vendredi 29 février 2008
Deux personnes se voient comme elles ne s'étaient jamais vues. Penchée sur la fontaine, une main caresse la surface de l'eau pendant qu'au loin, derrière une fenêtre, un regard se voile. Des mots se chevauchent et assurent la cavalcade d'un drame, tramé derrière les cahiers d'une écolière et les rêves d'une journée trop chaude.
L'engrenage millimétré du destin se déroule sous mes yeux incrédules.
"Pour une fois que tu vas au cinéma !" répétait Cicia... Nous avons vu LE film. Sensible et magistral. Simple dans son intrigue, complexe dans sa construction et dans les émotions qu'il suscite. Les images sont frappantes de beauté, la musique vous emporte comme une grande marée, et les acteurs m'ont laissée bouche bée... Du grand art !
 
publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Mercredi 20 février 2008
Je quitte ma belle Occitanie quelques jours pour les Pays de Loire - et surtout certains qui y habitent, et qui font la vie plus belle juste parce qu'ils sont dedans. J'ai déjà disséminé quelques billets ça et là, pour le hasard des regards qui resteront derrière leur écran. Et puis je vous ai concocté une petite playlist de derrière les fagots ! Histoire d'accompagner, ou d'espérer, l'arrivée des vacances.

Des mots mille fois entendus c'est sûr, d'autres bien moins et d'autres strictement inconnus, vous me direz ?
Une liste téléchargée en empilant les habits qui nous suivront en voyage... Des choix dictés par de bonnes ondes - puissent-elles parvenir jusqu'à vous !
 
 
 
 
 
Je vous souhaite de beaux moments d'écoute !

- Des notes -
Un petit air de douceur, une joie nonchalante, une valse ou un tango, des balades, des sages révoltes, et même un Gamelan, et aussi cet air de clarinette qui me chavire à chaque coup.

- Des mots -
D'ici, d'ailleurs, et même de nulle part.
Du chemin de l'enfance, du chant des racines, de l'ailleurs rêvé ou vécu
- des morceaux de vie d'avant ou de celle de tout bientôt.


publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (4)   

Lundi 11 février 2008
Il y avait un grand soleil et un joli vent. Mamzelle et moi devions déjeuner ensemble et repartir, l'une au travail et l'autre à l'école. Mais elle a pensé en partant à reprendre sa poupée et son cartable. Je n'avais pas à retourner au bureau, ayant à faire en ville. Et puis nous étions fatiguées de notre week-end, entre famille, vernissage, pièce de théâtre et carnaval...
Nous nous sommes chuchoté notre envie commune de repos et de câlins, nous avons prudemment tiré les rideaux, nous nous sommes glissées sans bruit chacune dans son lit douillet et nous avons cueilli le sommeil qui venait. Seulement après, à l'heure où le soleil décline, nous sommes sorties pour effectuer le travail qui ne m'attendait plus, main dans la main, les cheveux dans le visage et un rire après l'autre.
La journée se grisait lorsque nous avons repris le chemin de la maison. Comme pour couronner notre si belle journée, la voiture de Papa nous attendait... Et là, je retourne profiter de ce qu'il reste de temps à passer :)

publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime ajouter un commentaire
commentaires (5)   

sur le fil

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

synchronicité

c'est cadeau

 
blog maison et décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus