Avec des milliers de lignes de retard, une petite demoiselle accrochée à la jambe, un projet fou à peut-être concrétiser, un mariage à photographier et une collègue à former...
Entre joyeuses retrouvailles et zones de turbulences...
Sous un soleil de plomb et les douches froides des nouvelles associatives...
Dans un hâvre de fraîcheur posé sur une rue ravagée par les travaux...
Nous voilà de retour :)
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Les pulls sont dans les chaussettes, la voiture dans la valise, les ficus dans le salon...
et nous un peu ébouriffés, partis pour un petit périple en Europe.
A bientôt...
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Au rayon des moments volés, quelques photos en stock à partager...
Une halte toulousaine, après avoir dévalisé Ombres Blanches (mais on n'a pas fini, il faudra revenir ; c'est que l'entreprise est ambitieuse !) et cherché un piano que l'on n'a pas trouvé.
Les jambes se délassent, les bras se décrispent, les livres s'ouvrent et les scènes se multiplient dans ce petit théâtre permanent de l'humanité.
Et le soleil en profite pour se coucher doucement.
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(Dans le désordre... c'est qu'il en est passé, du temps...)
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Ce n'est rien de nouveau, et pourtant ça m'aurait filé au-dessus des oreilles sans une chanson récemment entendu sur les petites ondes. Un album audio à accompagner si l'on veut d'un livre
illustré. Une histoire de soldat rose nostalgique, de petit garçon rêveur, d'adultes qui ont gardé - ou pas - un regard d'enfant. Petit regret à ce sujet pour ma part, ceci me paraissant une
question d'adultes absolument sans écho chez les enfants. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur le regard et sur les rêves du gardien de nuit qui s'arme jusque dans sa baignoire, de peur de
voir la nuit filer.
Si certains détails de l'histoire me semblent donc discutables, le CD nous offre de purs moments de joie partagée, et de discussions aussi. La poésie du personnage du gardien de nuit sus-cité, et
l'illustration par le texte, ici du désordre :
Et vous pouvez me croire, c'est encore plus agréable en terrasse, sous un parasol, une menthe à l'eau sous une main et un livre dans l'autre, près d'une Mamzelle qui barbote dans une petite
piscine.
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Maman !!! Y'a une étoile d'araignée !!!
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Ecrire moins pour lire plus. Une sève qui remonte de très, très loin : la matière des pavés de 400 pages, la densité des lignes qui disent de toutes leurs langues la réalité qu'elles décrivent.
La déshérence du signifiant et en même temps exactement, l'âcre musique du son. Le mot pris au piège et dont s'évade le parlé... Je nourris mes soirs de
L'espoir fou de Malraux. Et je
pioche du Barthes en dilettante, ce qui est bien pire. Je ferme assez vite le livre en me disant que c'est très chiant, et je le rouvre des jours ou des semaines plus tard, un sourcil en l'air
"mais qu'est-ce qu'il va encore me donner à lire aujourd'hui". Et tout cela fait son chemin, et il n'y a, en ce moment, rien de plus important.
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"L'homme est un prédateur."
C'est moi l'auteur illustre de cet enfoncement de porte ouverte, n'empêche que c'est lui qui a commencé. Il m'expliquait que plus il regarde Barbapapa, plus il grince aux encoignures. Pour
diverses raisons, dont le dénigrement systématique des prédateurs dans l'exercice même de leur fonction.
Et bien, l'homme est un prédateur, et pas des moindres, même : quand j'aurai accepté ça, peut-être que je vivrai mieux. Peut-être même que j'arriverai à ouvrir le journal au moins une fois
dans la semaine.
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Le travail s'affole, se délie et bourgeonne. Je suis seule pour quelques mois, là où nous étions presque deux - c'est-à-dire deux à temps partiel. Et pourtant, tout semble plus simple... plus
fatigant, mais plus simple...
*
A force de m'en vouloir de n'être pas partout à la fois, j'ai fini par accepter d'être pleinement où je suis, le temps que j'y suis. Pardon de délaisser ici le dialogue, les empreintes, les
images... Je me passionne pour ce que j'entreprends, pour ce que j'apprends. Et pour ces deux qui m'entourent et que je m'entraîne à choyer, parce qu'il n'y a rien qui sache mieux me
coller le sourire au visage, à chaque journée que nous livre ce monde de fous.
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Premier soir. Dès les valises posées, ne pas résister à l'envie de fuguer à la plage. Se rendre compte qu'on a pris la voiture pour rien : demain ce sera aussi vite fait à pieds. Savourer la
mollesse du sable et le bruit des vagues. Commencer à vider la plage de ses coquillages. De ses cailloux. De ses petits bouts de bois flotté. Rentrer avec du sable dans les chaussures, des poches
de trois tonnes, de l'iode dans la circulation et des étoiles dans les yeux.
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vos mots