Vendredi 16 mai 2008
Avec la santé qui s'améliore, le rythme bat de nouveau son plein. Je suis heureuse d'être dans cette danse. Vigilante, quand
même - mes derniers tracas m'ont trop marquée pour que je m'abandonne.
Les réunions succèdent aux groupes de travail qui débouchent sur divers rendez-vous... Entre deux, on nous dit des choses qu'on voudrait ne jamais avoir eu à entendre - et pourtant il va bien falloir ouvrir les yeux sur les erreurs passées pour apprendre à marcher sur ces oeufs ! Par ailleurs une impression forte se dessine : celle de faire mes premiers pas dans un nouveau monde, un monde pourtant honni, celui de la politique. J'apprends, les yeux tout ronds, que cette activité était noble, au début. Et puis c'est comme tout : c'est devenu ce qu'on a bien voulu en faire... Je comprends aussi que la plupart de mes gestes quotidiens sont des engagements politiques : le fait de travailler là où je travaille, malgré les conditions difficiles avec lesquelles nous devons composer ; l'engagement associatif, et la volonté d'agir dans mon quartier ; les choix de (non-)consommation ; les projets, des plus simples aux plus élaborés... A partir du moment où l'acte est pensé en fonction de l'environnement dans lequel il s'inscrit (les autre, le territoire, l'air, les cours d'eau, le marché, les institutions...), il prend une dimension différente. On ne va plus simplement travailler, on n'est pas juste adhérent quelque part, on ne fait pas que manger bio, les plans ne sont pas sur la comète, même s'ils ne se réaliseront peut-être jamais complètement... Quelque chose se met en marche, quelque chose qui ne fera probablement pas la différence mais marque un champ de force, si modeste soit-il, dans le mouvement impétueux de l'aventure humaine.
Quoi qu'il en reste à la fin, on aura participé.
Les réunions succèdent aux groupes de travail qui débouchent sur divers rendez-vous... Entre deux, on nous dit des choses qu'on voudrait ne jamais avoir eu à entendre - et pourtant il va bien falloir ouvrir les yeux sur les erreurs passées pour apprendre à marcher sur ces oeufs ! Par ailleurs une impression forte se dessine : celle de faire mes premiers pas dans un nouveau monde, un monde pourtant honni, celui de la politique. J'apprends, les yeux tout ronds, que cette activité était noble, au début. Et puis c'est comme tout : c'est devenu ce qu'on a bien voulu en faire... Je comprends aussi que la plupart de mes gestes quotidiens sont des engagements politiques : le fait de travailler là où je travaille, malgré les conditions difficiles avec lesquelles nous devons composer ; l'engagement associatif, et la volonté d'agir dans mon quartier ; les choix de (non-)consommation ; les projets, des plus simples aux plus élaborés... A partir du moment où l'acte est pensé en fonction de l'environnement dans lequel il s'inscrit (les autre, le territoire, l'air, les cours d'eau, le marché, les institutions...), il prend une dimension différente. On ne va plus simplement travailler, on n'est pas juste adhérent quelque part, on ne fait pas que manger bio, les plans ne sont pas sur la comète, même s'ils ne se réaliseront peut-être jamais complètement... Quelque chose se met en marche, quelque chose qui ne fera probablement pas la différence mais marque un champ de force, si modeste soit-il, dans le mouvement impétueux de l'aventure humaine.
Quoi qu'il en reste à la fin, on aura participé.

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