J'ai fui le stress de plus en plus, l'impossible toujours et toutes ces personnes qui semblent s'en émouvoir de moins en moins.
J'ai fui les désaccords, la mauvaise foi, les éclats de voix.
J'ai fui ceux qui voudraient bien, mais vous comprenez - j'ai besoin de savoir, dites-moi ce que c'est que cette activité, ex-ac-te-ment ? Les attitudes indécises de ceux qui n'ont plus rien à débourser, les airs grand-seigneur de ceux qui, en fin de mois et à défaut d'argent, prennent ce qu'il leur reste de temps en me privant du mien.
Et moi au milieu de tout ça, qui du coup manque à la fois de l'un, et de l'autre.
...
J'ai fui pour aller retrouver un vieil ami aux bras graciles et aux ornements rares, un ami discret niché dans un méandre des courants, à quelques encâblure des bateaux de feuilles brunes sur le vert lagon du parc, un vieil ami toujours prêt à offrir à qui veut les débusquer ses volants fragiles et ses couleurs délicates.
Et j'ai aussi croisé ses voisins, ajustant leurs fières décorations avant les rigueurs des journées grises et des nuits brumeuses.
Et j'ai accroché à mon ciel pâle les lampions des guirlandes d'automne.


(Et puis j'ai bricolé une petite image d'humeur par là...)





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