les yeux ouverts


Samedi 10 octobre 2009
Pauvres lecteurs. Je vous ai laissé de longs jours dans un suspens terrible, je suis vraiment une blogueuse sans pitié.

Comme promis, j'en reviens donc à ces séances de réunions en petit-moyen-grand comité, ça dépend des fois... Parce que, il faut le savoir, la vie d'un bénévole est celle de Madame-Monsieur Toutlemonde en cela qu'elle lui laisse parfois peu de temps pour s'investir dans les projets personnels. Et les travaux associatifs s'inscrivent naturellement dans cette catégorie-là.

Mais les rythmes minimums des réunions sont en général prévues dès la fondation de l'association, alors les réunions ont lieu même si certains seront absents, et même si (au hasard) la Trésorière broie du projet noir ou le Président est de méchante humeur. Charge aux autres membres de prendre le relais quand ils le peuvent, ou de se caser dans un coin de la pièce en prenant consciencieusement des notes inutiles. La plupart du temps, toutefois, chacun vient pour travailler et y met du sien... Réflexions pertinentes ou redondantes, questions timides, avis tranchés, tableaux nuancés et longues digressions de ceux qui ont besoin de parler.
Il n'est pas rare que les réunions s'étirent tard dans la nuit : elles commencent en général après les heures de bureau, à l'heure précisée sur les convocations (plus un quart d'heure).
Le/la Secrétaire a pour mission de prendre des notes. Le compte-rendu est LE document qui indique à tout un chacun les décisions concernant l'ensemble de la structure. Un rôle clé, et assez délicat puisque la prise de note cohabite difficilement avec une éventuelle participation au débat.

Mais revenons-en à ces décisions cruciales, souvent prises entre 23h30 et minuit 10.

Supposons que l'ordre du jour est simple et que la situation de l'association n'est pas difficile (schéma qui se raréfie, mais supposons). Quelques questions, de longs quarts d'heures de digression et tout le monde est d'accord à la fin, le compte-rendu comprendra une page recto, tout va bien dans le meilleur des mondes.

Maintenant, imaginons que l'ordre du jour est complexe mais que l'association n'est pas sous le coup d'une menace quelconque. Les Administrateurs se sentent confortable tout de même, posent quelques questions, s'émeuvent de la difficulté d'appréhender certaines notions et illustrent copieusement le tout de leurs anecdotes personnelles. Il n'est pas rare que des petits groupes discutaillent entre eux des nouvelles du petit dernier ou du copain qu'on n'a pas revu depuis, houla.

Un exemple de ce type de réunion : l'élection du Bureau. Qu'es aquo le Bureau ? C'est un groupuscule d'Administrateurs qui se donnent pour mission de préparer le terrain des décisions. Présence sur le terrain, analyse des situations, proposition d'outils ou de solutions... A minima, on y retrouve un(e) Président(e), un(e) Trésorier(e) et un(e) Secrétaire. Dans la troupe des gentils bénévoles prompts à nous labourer un coin de terre qui fera la vie plus belle, ils sont un peu comme des experts supposés et généralement de peu d'expérience... quand ils en ont.
Et puisqu'ils se proposent de se rendre disponibles plus souvent que les autres, ça ne se bouscule pas au portillon !

Mais revenons à nos réunions de Conseil d'Administration et évoquons à présent le cas où l'association est menacée. La menace peut prendre diverses formes : suppression d'outils (subvention ou local ou personnel détaché), conflits avec les employés (ou entre eux), missions qui ne sont pas remplies... Un nuage plane sur le coin de terre patiemment manié par toutes ces énergies conjuguées. L'ordre du jour n'est alors jamais simple, les participants ne sont pas à l'aise dans leur place de décisionnaire, la peur se propage, les attitudes-réflexes se révèlent et les divergences d'opinion apparaissent.
De ce que j'ai vu (en tant qu'Administratrice voire membre du Bureau, puisque les employés sont rarement conviés aux CA ou alors à titre consultatif, donc sans pouvoir voter les décisions) l'opinion du Bureau est souvent suivie, pour peu que celui-ci prouve son expertise "terrain". Au mieux elle sera tempérée, on demandera un complément d'information et on diffèrera telle décision. Mais on peut difficilement contrecarrer d'un bloc l'avis d'un Bureau au risque de voir les démissions tomber.

Et c'est là,  amis lecteurs, que le con-s'en-sus entre en scène.

Un tel est en désaccord mais son temps est compté et il ne peut prétendre faire le travail à la place du Bureau. Au mieux il le dira, avec forces précautions. Au pire, il se renfrognera sur son fauteuil en acquiesçant à contre-coeur. Telle autre est ulcérée par des orientations contraires aux missions statutaires de l'association, mais ne veut pas affronter la personnalité ténébreuse de la Présidente.

Alors un tel et une telle rongent leur frein, se disant qu'ils trouveront bien un autre moment où exprimer leur potentiel humain pour mener à bien ce qui leur semble juste. Tel autre osera peut-être une idée audacieuse, qui fera peut-être son chemin dans les esprits, mais en attendant chut, on n'écrit rien, ça reste entre nous et on y réfléchit.

Le Secrétaire pondra, plus ou moins rapidement, un compte-rendu tout rond et sans nuance : le CA est réputé en accord avec ses propres décisions.

Et le CA, dans toute association, c'est le chef. Ce qui peut surprendre quand on connaît les autres structures du secteur privé : il n'y a aucun organigramme hiérarchique, les décisions relèvent toutes de ce collectif d'Administrateurs.
Au jour le jour, pour les presque 2 millions d'employés du secteur associatif français, l'équation se résume donc à :

Administrateur = Chef

C'est là que ça devient juteux... On peut croiser un nombre considérable de chefs dans une même journée, chacun donnant des directions allant de difficilement conciliables à carrément contradictoires. Et quand un chef met à mal notre travail et/ou la façon de le réaliser, il est inutile d'opposer la bouche en coeur "Mais Machin m'a demandé de faire ça c'est pour ça que je l'ai fait !". On vous renverra au compte-rendu du CA du mois n-8, ou à l'absence de ce type de travail sur votre fiche de poste...
Pareil quand on veut vous voir réaliser un travail titanesque en complet décalage avec les moyens dont vous diposez pour ne serait-ce qu'y songer sans plonger dans un moment de pure panique. On essaiera de vous avoir à l'usure avec force raisonnements, puisque tout ça c'est pour le bien commun, donc pour votre bien ; on fait appel à votre conscience du travail bien fait, voire à votre militantisme... Un jour quelqu'un m'a même dit "On l'a pas écrit mais on l'a dit !".

La mauvaise foi est polymorphe et tu n'auras jamais raison, jeune Padavoine* !
Le CA ne lèvera pas les mauvais lièvres des con-s'en-sus parce qu'il faut que le CA reste soudé, et tu en feras les frais !
Sus au con qui ne l'eût su !

Travailler dans une association c'est aussi fouiller les sous-sols peu ragoûtants d'une terre aux relents parfois nauséabonds, c'est suivre les sillons tortueux de qui ne veut pas perdre la face devant son employé.
Travailler dans une association c'est être forcément plus compétent que tes chefs.
Travailler dans une association c'est avoir une bonne douzaine de chefs, voire plus, et être souvent tout seul, voire pire**.

Travailler dans une association, c'est tout ça. Tout ça, aussi...


* (c) Mamzelle, qui a tout compris en quelques jours, elle.

** A titre d'exemple votre humble rapportrice cumule en ce moment les avantages d'un travail à temps partiel aux responsabilités élargies, d'un salaire rikiki et d'une collègue aussi délicieuse qu'une moissonneuse-batteuse.

 

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Lundi 5 octobre 2009
Amis lecteurs, laissez-moi vous raconter un quotidien enviable.

J'ai la chance, le privilège, et même l'honneur de travailler pour un groupe de personnes qui ont décidé un jour de se retrousser les manches pour construire un petit coin de monde un peu meilleur. Ils labourent le coin de monde et je vaque chargée du doux poids de mes compétences, semer les graines des projets qui feront la vie plus belle. Ensuite, on passe une grande partie de notre temps à regarder les semis prendre, leur apportant nos soins amoureux en nous ressourçant au contact de leur élan de vie. Quand vient le moment de la récolte, tout le monde fait ses provisions de joie de vivre, d'humanité solidaire et d'efforts bien récompensés. Je travaille dans un monde où le soleil se lève tous les jours sur un ciel bleu, où les oiseaux chantent et où, quand la nuit s'avise de tomber, c'est pour mieux nous donner l'occasion de fêter le grand bonheur d'être ensemble à profiter de cette vie-là.

Ca, c'est le paysage que je dépeins sur mes affiches.

L'envers du décor se gagne petit à petit, et le paysage n'en est pas moins édifiant...
Je brûle, chers lecteurs, de vous raconter les petites histoires qu'on se concocte entre amis. Mais il faut d'abord que je vous explique comment ça marche, cette bête-là, j'ai nommé l'association.

Il y a d'abord les bénévoles. Certains sont "simples" adhérents et ont envie de temps en temps de donner un coup de main, pour le plaisir d'aider, pour améliorer ce lieu convivial, ou pour les yeux de la belle qui le leur a demandé. Pour la plupart, ces bénévoles ont intégré plus ou moins rapidement ce qu'on appelle le Conseil d'administration (CA pour les intimes), une poignée plus ou moins grosse de gens qui se réunissent et prennent toutes décisions sur la conduite de l'association, ses missions, la gestion des emplois lorsqu'il y en a, etc. Un CA est ouvert à tous les adhérents, pour peu qu'ils se soient présentés lors de l'Assemblée générale annuelle et que les adhérents présents aient accepté leur candidature. On les appelle à ce titre les membres élus. Au CA il y a aussi des membres de droit - représentants d'autres associations, élus municipaux... Leur présence aux réunions est importante, on ne manque jamais de les inviter. Les élus du peuple ne s'y trompent pas, qui se targuent souvent de soutenir telle ou telle famille associative. Mais dans les faits, là où je suis en tous cas, on les voit rarement en-dehors des périodes de campagne électorale.
Les réunions du CA se déroulent donc le plus souvent entre "membres élus", ces gentils petits bénévoles laboureurs de terre fertile. Il y a parfois des choses à se dire et des susceptibilités qui grincent, mais les réunions franchement houleuses sont rares parce que les bénévoles sont tous plus ou moins copains, ou voisins, ou cousins du meilleur ami de la belle-soeur, et que ça ferait vilain de se facher. Et puis on n'est pas payés pour ce qu'on fait, alors on va pas en plus s'enguirlander.
Donc on consensusse.
On quoi !?
On con-s'en-susse.

Amis lecteurs, je sens que vous brûlez d'impatience de m'entendre décrire les con-s'en-sus associatifs par le menu.
Mais l'heure tourne, je ne pensais pas avoir autant à en dire, il me faudra donc vous narrer la suite un autre jour...

 

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Dimanche 27 septembre 2009
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"Notre" clocher, à la nuit tombée.
Le nôtre, parce qu'à quelques mètres de nos fenêtres, le nôtre parce qu'il égrène les heures que l'on passe ici, accélérant le temps lors de nos soirées ensemble, étendant lascivement ses coups pendant les nuits d'insomnies.
Le nôtre aussi quand on le maudit de sonner comme un fou pendant dix minutes à sept heure quinze, y compris le samedi.
Le nôtre enfin, parce que dernier repère que l'on salue en fermant les rideaux de certaine chambre de princesse avant de se retourner vers ses rêves...

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Lundi 13 juillet 2009
C'est le moment de classer les photos qui traînaient pour faire la place aux prochaines, qui seront remplies de projets, de vacances et de nous trois.
Rétrospective au hasard des derniers mois, et un peu plus... tous un peu flous déjà...

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Vendredi 10 juillet 2009
Cette année, les commerces du centre ville déploient leurs articles soldés sur les rues piétonnes. Un remède aux effets de la crise, j'imagine. Planches sur tréteaux, grands parasols rectangles, cartons et prix rouge sur fond fluorescent. Les vêtemens mélangés, en vrac ou sur portants, les enseignes masquées par les parasols, les vendeuses saoulées de monde, épuisées de sollicitations... Ma ville ressemble au marché aux fripes du samedi, en plus grand. La place des pas sur le pavé des ruelles rétrécie d'autant. On trépigne plus qu'on avance, devant l'immense déballement.
La rue où j'essaie d'avancer s'agrandit soudain. Nous sommes devant une vitrine au nom chic, et qui n'a pas choisi de faire prendre l'air à ses produits. Et là, le contraste me saisit. Entre les vêtements que l'on met en scène dans une atmosphère choisie, et ceux qu'on expose à la lumière crue et à la juxtaposition peu flatteuse, loin de l'aura de la marque, et entre les mêmes vêtements que l'on regarde, bien rangés par style et par couleur, dans leur univers soigné.
Un peu plus loin, je reconnais de justesse la vendeuse sympa d'une boutique aux fringues toutes sympa comme elle. J'allais passer devant sans remarquer un seul article, alors que je la vitrine m'attire toujours l'oeil... et comme je me sens lorsque j'ose entrer dans cet endroit où je n'ai encore jamais rien pu acheter...
Et je me suis dit que c'est juste ça, la mode.
L'étalage obscène d'une surproduction, proposée à grands renforts de décors, de signaux de reconnaissance d'une population branchée, ou bourgeoise, ou populaire, ou très classe, ou ostentatoire, ou discrète, ou... Véritable magie opérant sur notre imaginaire et nous projetant dès que l'oeil plonge derrière la vitrine, dans la peau de celle ou celui que nous souhaiterions être. Et donc paraître, à tout le moins.
Peut-être qu'en ce jour de braderie effrenné, des individus approchaient des vêtements qu'ils n'auraient pas pu s'offrir le reste de l'année - comme je l'aurais fait il y a quelque temps de cela. Ce qui pourrait expliquer les exhalaisons troublantes qui se dégageait de tout ce monde réuni autour de quelques bouts de tissu. Certains dans la foule serrée ne touchaient les articles que du bout des doigts, alors que d'autres se jetaient entiers dans la fouille intime des cartons, pénétrant dans les rangs serrés des rayons de fortune. Tous tendus et vigilants.
J'avoue que pour ma part j'ai fui les couleurs criarde et la lumière aveuglante, les regards entendus et la chaleur de la foule. J'ai fui cette fête de la consommation qui semblait une grande orgie. J'ai fui, tous regards rivés aux arbres ou au pavé, atteinte dans ma pudeur de consommatrice réfléchie et méticuleuse, à ce stade de mon parcours où les choix et les contraintes se rejoignent pour me former à une autre façon de consommer.
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Vendredi 19 juin 2009
J'ai 8 ans et tous les jours, attablée devant une table de formica parmi mes camarades de classe, je regarde au travers d'un verre orange ou transparent, l'âge qui me fera rêver pendant les minutes précédent le service du repas. Mes copines font pareil, et la plus âgée du jour flambe un peu. Etre grande : un état mystérieux qui nous fait un peu rêver. On ne sait pas ce qu'on fera, mais c'est sûr, on ne se regroupera plus dans cette salle bondée et bruyante, entièrement soumises aux ordres que les grosses dames de la cantine nous aboient comme pour rameuter un vulgaire troupeau de moutons. Le temps est bien long à nous grandir, et celle que le hasard a élu par un nombre plus important, on a un peu l'impression qu'elle sera grande avant nous, qu'elle se tirera de là des millénaires avant que nous puissions nous échapper aussi de notre condition d'enfant. Parfois on tombe sur un petit chiffre minuscule avec un pincement au coeur : on s'imagine régresser jusque cet âge que l'on ne connaît plus que par l'intermédiaire des frères et soeurs - les siens propres, ou ceux et celles des autres. On annonce piteusement son score, ajoutant bien vite que c'est pas possible. On ne peut que grandir - tous les adultes nous l'ont confirmé un jour ou l'autre.

J'ai 18 ans et je continue discrètement de scruter le fond de mon verre. Autour de moi, d'autres enfants grandis ont choisi de jouer les prolongations, veillant au bon déroulement des repas. Avec un peu plus d'humanité que le lot qui nous avait été attribué des années auparavant. Nous sommes plus nombreux à assurer cette tâche, nous sommes plus conscients peut-être aussi. Des étudiants, des mères de famille qui arrondissent leurs fins de mois... Pour la plupart d'entre nous, encore tournés vers cette vie à conquérir loin du fracas des couverts dans les salles collectives.

J'ai 27 ans et il m'arrive par périodes de déjeuner au restaurant d'entreprise. Mes collègues autour de la table ont beau être triés sur le volet, les assiettes s'entrechoquent toujours, le brouhaha se répercute sur les murs nus et mon regard se perd dans le monde gris-bleu, au-delà de la transparence du verre où plus aucun âge ne s'inscrit. Il y a encore plus de monde, il y a encore plus de bruit que dans les cantines d'antan. Toutes ces vies qui fuient leur activité à la même heure pour se retrouver, chacun au milieu de tous dans cette absurde promiscuité. La foule m'oppresse vite ; je retourne au bureau des RH pour rendre ma carte contre des tickets-restaurants.

J'ai 34 ans et mon activité me permet toute latitude pour ce qui touche au lieu et aux autres modalités de l'exercice de mon appétit. J'ai déserté les masses froides pour un endroit quelque peu solitaire - du moins aux heures où je l'investis. J'ai fui un mouvement global et puissant qui avait fini par m'engloutir toute entière. Je suis un peu plus libre, et un peu plus contrainte en même temps. Mais les contraines sont différentes, et je trouve là l'espace dont j'ai besoin pour me mouvoir, respirer, manger, dormir... sereinement. Je n'interroge plus le fond de mon verre : j'ai l'âge de regarder la vie par où bon me semble, et parfois même de la trouver belle.
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Mardi 28 avril 2009
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Il fallait bien que ça arrive. Cette promenade ne pouvait décemment pas nous voir rester sagement sur la plage, avouez que c'est tentant toute cette eau qui roule, écume et tourbillonne ! C'est vrai qu'elle est un peu froide, c'est la saison, mais quand même, si vous voulez bien y tremper un orteil, ça vous fera peut-être patienter en attendant les vacances pour de vrai ?
C'est parti, je plonge toute habillée avec Mamzelle ! (la preuve bientôt !)
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