de la faim /2

Publié le par Caco

L'idéal en matière de diététique, est de prendre une variété limitée d'aliments par repas. Les nutriments sont alors plus facilement assimilés et digérés.

Certains peuples restent en excellente santé jusqu'à un âge très avancé grâce à leurs habitudes alimentaires. Les habitants de l'Himalaya se nourrissent de riz, de deux ou trois petits poissons grillés à la cendre et de quelques légumes de leur jardin. En Chine, les centenaires vivent de bouillies de maïs broyé à la pierre, agrémentées d'un ou deux légumes sautés au wok.

Pour mes repas quotidiens, j'utilise un beau bol en bois. Il représente le volume de nourriture qui me suffit physiologiquement (on dit que l'estomac a la grosseur de notre poing) et me permet de limiter mes choix : un peu de riz, une cuillère à soupe de légumes verts, un petit morceau de poisson (ou un oeuf, du tofu...) assaisonnés de sésame, d'herbes et d'épices ; une soupe consistante en hiver, une salade composée en été.

Les Orientaux, excepté les jours de fête, se contentent souvent d'un bol de riz, de soupe ou de pâtes pour leur repas.

Le bol en bois est symbole de pauvreté, de frugalité chez ces mystiques qui vivent en accord avec leurs idéaux et leur éthique. Contestation muette contre les excès et l'opulence de nos sociétés aux dépens de millions d'autres êtres humains que nous exploitons.

Dominique Loreau, l'Art de la Simplicité, éd. Robert Laffont, 2005

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Mes échos à cette lecture sont confus et de toute façon je les ai déjà évoqués ici... alors je vais juste attendre de lire ce qu'elle provoque en vous.

Merci par avance :)

Publié dans lectures

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Muriel 14/01/2008 11:49

S'il y a un dessert sucré, avec plaisir !

Caco 15/01/2008 21:11

Bien sûr que oui ! :)

Muriel 12/01/2008 19:01

Moi aussi, parfois, je ne mange pas, je remplis un vide. C'est joli ce que tu écris mais dans ce texte, il manque le plaisir de la diversité. Ce repas simple oui bien sûr mais pas souvent. Ca me déprimerai !Et quand est-ce qu'on s'fait une p'tite bouffe ?!!!!!!!!!

Caco 12/01/2008 21:50

Je crois que j'aime bien les repas simples. Ils me permettent de me rapprocher de l'essentiel, la saveur des ingrédients, le choix, ce qu'ils me disent de l'endroit d'où ils viennent. J'aime bien la simplicité, dans beaucoup de domaines. Elle me correspond. Même si dans certains domaines il est compliqué d'atteindre les choses simples !Une tite bouffe végétarienne ? ;)

Muriel 11/01/2008 10:35

Autant le 1er texte a percuté que celui-ci me paraît trop austère pour être entendu. La notion de plaisir est absente et celle de la raison trop prépondérante. Difficile pour l'épicurienne que je suis !

Caco 11/01/2008 12:08

Pour la chépaquoi que je suis ;) il y a du beau dans ce bol de bois qui accompagne chaque repas. De la noblesse dans l'idée de partage des ressources. Du délicieux dans les ingrédients simples mais fraîchement récoltés.Chez moi, manger trop ne rime pas avec plaisir, mais avec malaise. Mais ça m'arrive encore, pourtant...

Mema 21/02/2007 14:08

Tout dabord, je voudrais clarifier mon dernier commentaire. Loin de moi était l'idée d'asséner mes vérités. Je me suis mal exprimée, ou plutôt, c'était une reflexion vite écrite, donc mal écrite. Il me faut toujours un certain temps pour mettre mes idées en place.
Ce qui me gene dans ce passage, c'est que l'auteur à l'air de dire qu'il faut manger pour s'alimenter, point. Dans cet écrit, je ne vois pas ressortir l'aspect plaisir des papilles. On peut pratiquer la gourmandise sans piller notre planète. les fruits confits, pâte de coing, bonbonsq au miel, sont des friandises de chez nous. Si chacun les consommes avec modération (cela s'entend).
Nous avons nettement diminuer notre consomation de chocolat et autre, et comme tu le sais je passe par le commerce équitable (bio). Je suis assez bien placé pour savoir comment ce passe le négoce des matières premières. Et je pense qu'en passant par ces labels, j'ai plus de chance de respecter les producteurs. Mais je ne dirais pas que j'en ai la certitude. Par contre j'ai la certitude qu'en passant par les autres filières commerciales, le producteur se fait avoir! C'est pourqui pour l'ensemble des produits de consommation courante, je vais directement chez le producteur. Et pour le reste, je fais confiance car je n'ai pas le choix - a part ne plus en consommer.

Mema 20/02/2007 08:41

C'est bien ce que je disais, tout est une question de modération...

Caco 20/02/2007 14:28

Je pense que tous les points de vue coexistent, sans pour autant que l'un ait plus "raison" que l'autre. Il y a beaucoup d'éléments en jeu, un rapport particulier à la nourriture, un mode de vie et des valeurs uniques pour chacun. Je ne suis pas étonnée de rejoindre la plupart des personnes issues du même pays que moi, vivant à la même époque et ayant une sensibilité écologique et SV ; cela dit ce n'est pas pour cela que la démarche de D. Loreau est moins dans le vrai, qu'elle est moins juste.
Notamment, elle parvient à manger avec plaisir des quantités minuscules (du moins, qui m'apparaissent comme telles) d'aliments, tout en conservant des repas "moments sociaux" et une bonne santé. Tant mieux pour elle ? Oui. Et aussi tant mieux pour les autres : si nous approchions cette façon de faire, probablement que tout le monde sur cette planète pourrait manger à sa faim.
Je serai heureuse le jour où je pourrai me passer de chocolat. C'est probablement l'un des produits les plus difficiles à pister, avec tous les intermédiaires... et autant je pense qu'on peut certifier la qualité biologique du produit, autant je ne crois pas qu'un filon puisse être incorruptible longtemps sur autant d'échelons que ceux qui grèvent la filière chocolat.En bref, je doute du caractère étique du chocolat estampillé comme tel. Je ne le crois pas absolu.
Voilà pour les réflexions du jour ;)