Lorsque l'Homme et moi nous sommes connus, nous travaillions tous les deux en région parisienne. Nos positions respectives nous procuraient une reconnaissance confortable, sur le plan social comme financier. Le fait de nous rencontrer nous a permis de reconnaître en nous ce qui nous liait profondément, et dont nous n'avions pas forcément conscience... C'est ainsi que notre vie a changé, radicalement, en quelques mois.
D'abord l'arrivée de Mamzelle. Je travaille beaucoup et jusqu'au bout de mon idyllique grossesse, mais sa naissance (violente, par césarienne) est une grande gifle qui me fait tout remettre en question. L'allaitement est dès lors porteur de forts enjeux. C'est son prolongement qui nous oriente vers la consommation bio, de même que la responsabilité de cette planète - ou de ce qu'il en reste - que nous allons lui transmettre.
Sa venue s'est aussi accompagnée chez moi d'une envie, d'un besoin de retourner sur les terres qui m'ont vue naître. Vincent, qui avait passé son temps d'études dans ce même coin, m'avait déjà précédée dans ce souhait.
C'est ainsi que peu après le premier anniversaire de Mamzelle, nous déménageâmes dans le Tarn. Il avait trouvé un boulot, et comme j'étais en fin de congé parental (la première période), j'ai bénéficié du "suivi de conjoint".
Devenue demandeuse d'emploi, il me paraissait inconcevable de profiter du système les doigts de pieds en éventail (même si s'occuper de Mamzelle vaut bien des boulots à plein temps, au niveau de l'activité induite !). Mais il me paraissait tout aussi inconcevable de retourner dans le milieu féroce de la gestion financière. C'est ainsi que je me suis lancée dans un pari difficile, au moment où lui acceptait un travail plus prometteur dans l'Aveyron. J'ai commencé une formation qui pendant plusieurs mois allait m'éloigner de ma fille 10 à 12h par jour, 5 jours par semaine. Sans pouvoir compter sur le Papa qui rentrait un soir sur deux, et bien tard...
Il y a des circonstances et des gens qui m'aident. D'autres situations, d'autres personnes, me mettent bien des bâtons dans les roues...
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Blog anniverssaire? Alors je cherche LE premier article! Voyons voir..quoi?...deux ans!!! Oh la la la.. respect madame.
Je n'avais jamais pris le temps de flaner dans tes archives... c'est tout doux, mais c'est aussi tout drôle de te lire 2 ans avant. Quel chemin parcouru!
Tu entame avec " "A quoi bon le nier, j'ouvre ce blog dans une période sinistre."Les temps changent...heureusement! car ne viens tu pas de refermer le cycle en ouvrant le suivant: " En bref, nous avons l'impression de commencer une nouvelle aventure, après une longue période de déconstruction-décantation. Et c'est bien bon :)
Ya pas de doute, j'adore te lire!! à défaut d'avoir suivi la première année, j'espère pouvoir survoler tes pages....pfffffff..... autant de cycle que tu voudras bien nous offrir! heuuu, tu crois que l'on peut fermer un blog comme ça toi?
Bises, et je vois que nous partageons la furi du mercredi... j'ai coutume de dire que c'est le jour de la semaine qui mépuise le plus!
Pour l'instant il n'est pas question de fermer un quelconque blog, en tous cas ! Merci de tes mots, ils m'encouragent à continuer d'aller débusquer les miens.
Je fais connaissance avec la "furie du mercredi" (comme l'expression est bien trouvée !). En l'espèce, je ne suis pas la plus à plaindre, je le crains.
Bon courage pour les prochains... Désormais je penserais à toi plus souvent le mercredi ;)
Gros bisous :)