et flotte

Publié le par Caco

Il pleut presque sans discontinuer. C'est à croire que les rares accalmies ne sont là que pour nous rappeler le bruit que les gouttes font quand elles rebondissent, formant un calme pressé de l'attente du prochain déluge. En partant les gouttes tombaient grosses sur nos têtes, et c'est justement ce soir-là que j'ai rencontré quelques adhérents qui se dépêchaient de m'apporter les nouvelles, avec un sourire en coin derrière la capuche ou sous le parapluie, avant de repartir cacher en courant leur petit air complice et rieur, comme s'ils étaient un peu les instigateurs météorologiques de ces fantaisies détrempées.
A mon tour j'ai fini par regagner ma voiture. Quelques centaines de mètres plus loin, le spectacle d'une digne famille de canards qui traversait la route, sagement alignée. Il faut dire qu'à côté du ruisseau en furie, le petit fossé plein à ras bord d'une eau riche d'argile devait leur faire sacrément envie. Je ne m'attendais pas à tenter l'expérience quelques minutes plus tard, où les bouches d'égoûts se sont mises à déverser leur trop-plein sur la chaussée. La voiture a héroïquement nagé jusqu'à l'autre rive de bitume, et mon coeur a pu cesser de tambouriner : je serai à temps à la maison pour m'occuper de ma petite.
Qui refusera ostensiblement de prendre sa douche, préférant écouter sous le toit de sa chambre les gouttes s'écraser en tintant pendant qu'elle jouait lentement avec une poupée.
Les caprices du printemps tarnais sont livrés !

Publié dans saisons

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