Mercredi 3 décembre 2008
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Non, je n'ai pas quitté mon lieu de diffusion artistique et d'élaboration de politique culturelle territoriale. Oui, je m'accroche à ces 20 heures par semaine payées le SMIC horaire, et même je
creuse toujours plus loin mes problématiques. Me heurtant souvent aux pierres glissantes des questions de communication et de notoriété du lieu, culturellement déserté pendant de nombreuses années.
Il y a quelques semaines une idée en germe depuis plus d'un an s'est vue mise en mots, à l'occasion d'un petit coup de fil à la rédaction du quotidien local. Un rendez-vous fut fixé immédiatement
avec le Chef. J'avais déjà préparé mon CV mais il m'a dit "Venez avec un RIB". Comme s'ils m'attendaient... On s'est vus, il m'a expliqué en toute franchise ce que la boîte pouvait m'offrir. J'ai
signé. Il n'y eut pas de période d'essai. Comme s'ils m'attendaient ! Et me voilà depuis près de 2 mois à assister à ce qu'il se passe dans ma ville pour rendre compte, à annoncer les futures
manifestations, voire à attraper l'info quand je la vois passer pour la proposer au Chef. Lequel ne m'a encore jamais dit non.
Hasard ou vase communicant, le public semble enfin se rendre compte de l'effervescence du lieu où je travaille depuis un an et demi. Et je suis toujours joyeuse de me présenter officiellement comme
celle qui transmettra, et devant qui on fait parfois attention aux mots qu'on emploie. J'en pouffe de rire en aparté, et avant de rédiger, je ramène mon balluchon de ressentis à la maison. Nous le
vidons consciencieusement, une pièce après l'autre, faisant jouer les lumières de nos regards respectifs, dans le tintement de nos mots qui s'égrennent parfois loin dans la nuit...
(Bientôt si vous voulez je mettrai en ligne un article sur lequel je me suis beaucoup amusée, et dont le sujet m'a passionnée.)
vos mots