renouer

Publié le par Caco

D'un coup de baguette magique, me voilà replongée dans les équilibres à retrouver, les clés de répartition à calculer et les tableaux de bord à inventer. Les réunions sont redevenues productives : avec ces nouveaux collègues du hasard, le travail court d'un point à l'autre, sans pause, fluide et entraînant. Un drôle de courant qui me mène par mouvements alternatifs de la source - plan comptable et factures à l'appui - au fleuve - sur les berges des réflexions stratégiques.
Dorénavant, j'envisage dans le calme la boulimie de mon agenda et l'adoption future d'une des montres qui se meurent depuis 4 ans dans une jolie boîte en bois. Entre deux rendez-vous, je cherche l'angle de communication propice pour le jour de la rencontre avec les financeurs.
Dans mes moments de lucidité, je me demande comment je parviens à revenir dans ce moule-là, et pourquoi j'y trouve la satisfaction qui me faisait tant défaut quand j'étais payée pour ce travail exactement.
Quoi qu'il en soit, on a beau être motivés, la route sera longue. Enfin, on en est à l'espérer...

Publié dans un pas après l'autre

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Lise 07/05/2008 06:27

L'outil n'est pas coupable de ce qu'on lui fait faire.Maintenant, la démarche a du sens, le moule est cassé, alors tes anciennes compétence peuvent fleurir  :-)Je m'en réjouis pour toi :-)des bises

Caco 07/05/2008 13:03


Pour ne pas sous-entendre autre chose, je me dois de préciser que cet outil, on m'a toujours (enfin, ça a duré 2 ans) demandé de l'utiliser pour des raisons "nobles" :
suivi et contrôle, oui, mais en collaboration avec les différents départements de la boîte, à leur service pour les aider à y voir clair... On le faisait différemment selon nos métieurs mais "eux"
et "nous" regardions dans la même direction : une entreprise saine, des emplois préservés, une activité dynamique...
Cela avait aussi du sens, pour moi, à l'époque.
Je crois que c'est autre chose qui m'a fait fuir. Peut-être le fait qu'il n'y avait dans ce métier aucune place pour la créativité, peut-être parce que la surcharge de travail nuisait à sa
diversité, peut-être parce que mes relations avec ma chef n'étaient pas assez cadrées (une amie, puis une rivale, pour schématiser :( )...
C'est du passé, mais ça m'éclaire de mettre tout ça sur la table... Merci de tes mots, Lise :)
Gros bisous !