Réveillée en sursaut, pour joie violente de retrouvailles insensées.Je me suis agenouillée sur ses contreforts, et j'ai laissé les souvenirs affluer. Mes mains, automatiques, ont commencé à creuser.
La nostalgie est arrivée après - si j'avais rêvé vrai, son visage aurait changé. Et l'inquiétude, ensuite : où était l'autre ?
Une combinaison de termes m'est apparue, que j'avais peut-être oublié de composer .J'ai trouvé la racine qui s'était invitée plusieurs fois dans mes nuits, à l'instar de celle-ci.
C'est pas possible, je pensais que leurs parents parents avaient déménagé !?Je la tenais au creux de mes paumes. Fallait-il que je sois mal réveillée : j'ai essayé de l'extirper.
Allô, bonjour, pourrais-je parler à Monsieur D ?... Ah, d'accord, je rappellerai... Non, je suis une amie de ses fils, enfin, j'étais, il y a longtemps... Quoi, P. est là !?... Mais... Je note... merci, merci, merciiii !!....La larme embuait mon oeil et le rire étouffait ma gorge.
Des centaines, des milliers de mots ont tout de même réussi à passer.Comme le coeur d'un chaton épuisé par la traversée, j'ai massé avec mille précautions, et sous mes doigts tremblants, quelque chose a recommencé à pulser.
Certaines amitiés ne s'éteignent pas. Elles dorment.Tendrement, j'ai repoussé la terre sur les souvenirs et me suis pressée contre le tronc de l'arbre. Les yeux rivés aux bourgeons sur les branches, guettant le parfum de la sève particulière qui remontait.
Je vais les revoir, l'un puis l'autre... Tout bientôt...
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