d'ailleurs

Publié le par Caco

Je rencontre beaucoup de monde au travail. Et généralement, au bout de quelques minutes de discussion où l'on se rend compte que je méconnais le milieu dans lequel j'évolue, la question arrive qui me laisse toujours perplexe :
Tu es d'où ?
C'est à dire que... D'ici, de là, et un peu de là aussi. Je me sens chez moi à Paris 20ème, à Roissy, à Albi, et à Toulouse aussi. Et ici, ah oui, je suis aussi d'ici. Mais pas comme ils l'entendent parfois. Être d'ici, c'est un peu leur appartenir. S'inscrire dans un cercle comme un arbre dans un paysage, accepter l'image qu'on peut se faire de votre personnage, adopter des habitudes acceptables, entrer dans un moule. Devenir rassurante, prévisible, présente, tangible. Cesser de vagabonder, parce qu'on a peur de s'attacher à ceux qui, un jour, vont partir.
Alors, moi qui suffoque dans les routines, qui hésite, qui pars dans ma tête, depuis que je passe mon tour dans chaque avion qui décolle, à chaque fin de mois où je ne déménage pas... Malgré tout ce qui m'attache à ici, je crois que je suis d'ailleurs, que je le suis de partout et depuis à peu près toujours.

Publié dans les yeux ouverts

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n-talo 17/02/2008 23:07

j'ai longtemps renié aujourdh'ui je sens mes racines s'enfoncer dans la terre et c'est rassurant, stabilisant même en cas de tempête

Caco 18/02/2008 16:06

C'est peut-être ce que je dois me souhaiter ? En tous cas je vous raconterai :)

@tom 15/02/2008 19:49

Ah comme je te comprends! Moi aussi je me sens d'ailleurs, de par-ci par-là. Oh certes il y a bien les racines, inamovibles. Mais toi et moi nous sommes plutôt tournés vers les branches, et les branches vont partout, non? (c'est pas l'Homme des bois qui dira le contraire!)Pardon de ne plus beaucoup commenter. J'ai moins de temps qu'avant. Mais je continue de te lire assidûmentEt si ça te dit, tu peux faire de la promotion pour ma pétition anti-Dakar?

Caco 16/02/2008 17:51

Belle image que celle de l'arbre :)Tu es tout excusé ! Je souffre du même manque de temps que toi d'ailleurs...Oui, depuis le temps que j'y pense à ce fichu "Dakar" :(

Mema 15/02/2008 13:22

ton post a allimenté notre repas... et même ici, on a du mal à être daccord entre nous! Vaste débat donc.... ;-)

Caco 15/02/2008 14:02

Je pressentais que le sujet ne te laisserait pas indifférente. D'ailleurs nous en avions un peu parlé...

Mema 15/02/2008 12:10

" adopter des habitudes acceptables, entrer dans un moule. Devenir rassurante, prévisible, présente, tangible..."je ne le vois pas ainsi. Etre du pays, relève d'une multitude de facette, aussi riches les une que les autres, et en aucun cas, être du pays relève de l'uniformisation... en tout cas, ce n'est pas comme cela que je le vois.

Caco 15/02/2008 14:00

Je n'ai pas du voulu dire qu'être de quelque part uniformise. Ce que je ressens, c'est par exemple un besoin de s'expliquer notre parcours... ce qui n'est pas évident, vu de l'extérieur. Un autre exemple tout bête mais qui me paraît révélateur : dans mon travail les horaires sont très changeants. Si tu savais comme ça perturbe mes voisins (qui savent pourtant ce que je fais) de me croiser les jours où je suis censée travailler, et que je travaille certains mercredis ! :)Tu le vois comment, toi, être de quelque part ?

2L 15/02/2008 11:10

éviter l'enfermement, les murs, les habitudes, et actions sans reflexion, les certitudes..c'est tout cela qui pousse à avancer, d'oû la reprise de formation en ce qui me concerne et un avenir...inconnu ensuite :)

Caco 15/02/2008 11:30

"L'avenir n'est pas à prévoir, il est à permettre." (St Exupéry)Je crois que tu lui permets beaucoup dans cette courageuse démarche.Bonne fac :)