Il y a quelques jours, j'ai raconté, ailleurs, un épisode de l'époque de mon exil parisien. Le billet a disparu, mon commentaire aussi, et l'envie d'en
parler m'a de nouveau saisie... Je vais vous raconter les menues douleurs de mes retours dans la ville où j'ai grandi, cette ville remplie à craquer de souvenirs qui ne sont pas doux doux, cette
ville que j'appelle mienne, depuis toujours.
Ça commençait par une idée ocre et orangée, les yeux dans le vague. Les économies que je comptais et dont j'allais me délivrer dans un guichet froid. Les amis que je prévenais, l'attente que je
réchauffais de ma joie. Des trajets, je ne garde que le souvenir des nuages qui s'écartent juste assez pour que l'on puisse distinguer les toits, de la couleur de la terre dont on les fabrique.
Celui du ruban de l'autoroute qui, en haut du vallon, offre le spectacle de la ville effervescente. La voix assourdie qui scande "Matabiau, Matabiau. Terminus de ce train...". Et à chaque
fois, mon coeur qui bondit, comme si cette surprise-là devait toujours rester entière, quel que soit le temps que je devais mettre à m'y préparer.
Je revenais toujours à Toulouse dans un sursaut.
C'est fou cette sensation qui monte du plus profond... même des années après... Faudrait que je raconte l'explosion de l'AZF, moi qui étais loin et qui l'ai su tout de suite... Oui, faudrait que je le raconte (j'avais écrit caconte ;) )
réponse de : Caco (site web)
le: 08/02/2008 09:42:40
Faudrait que je raconte l'explosion de l'AZF, moi qui étais loin et qui l'ai su tout de suite... Oui, faudrait que je le raconte (j'avais écrit caconte ;) )