Sans que je puisse y remédier, je prenais des forces pour cette rentrée. Chaque activité était ponctuée de migraines et autres maux désolants, alors je
me résignais au repos entrecoupé de lectures. Voyant défiler de ma position allongée la liste des choses que je ne ferais pas, une pointe d'amertume au coin des yeux. Et cette lumière revenue comme
pour aiguillonner ces souhaits...
Puis une autre pointe s'en est mêlée. J'avais beau tourner et retourner, de sourde elle se faisait plus précise alors que je prévenais l'Homme des bois de ce qui attendait notre journée. Il se
souvenait de la fois précédente, il fut inutile que je lui dessine ma douleur. Mais je n'avais pas de blog, à l'époque. Juste une nouvelle-née que je ne parvenais plus à nourrir. Il nous avait
conduites à l'hôpital qui l'avait vue naître, l'une hurlant sa faim et sa peur, l'autre pleurant dans sa tempête néphrétique. Pauvre Homme des bois... Pauvre Mamzelle, qui s'était ruée sur le
premier biberon venu, c'est dire... et pauvre moi. Figurez-vous une poupée de chiffon. Une de ces choses informes aux bras trop longs et inutiles, avec un sourire naïf cousu sur le triangle du
visage. J'étais devenue une de ces choses dans les mains d'un puissant sorcier vaudou. Et hier encore, toute la journée, inlassablement, il a fiché ses pointes dans mon rein gauche.
Heureusement que la famille compte un Homme qui soigne, sans lui c'était tout le monde dans la voiture, tout le monde aux urgences, et les réjouissances d'usage : perf, et radios pour être sûr.
Parce que ce mal-là, connu pour être si violent et subit, s'en va avec juste un médicament. Dissolution complète et quasi instantanée de la douleur. Plaisir intense du soulagement, légèreté
soudaine, bonheur imbécile de l'absence de souffrance.
Si je l'avais eu sous la main, je l'aurais embrassé. Mais le magicien a tout réglé d'un coup de fil.
Alors je lui dédie ce billet. Avec un grand MERCI : tu as sauvé ma rentrée :)
mazette de mazout, c'est pas le pied: migraine et reins en vrac! j'espère que tu vas bien à présent et je comprends ta gratitude envers l'homme-médecine si efficace!
Las, ce n'est toujours pas le pied... Merci de tes pensées Zelapin ;) (Quant à l'Homme-médecine, outre le rein, notons qu'il m'a déjà sauvé un poumon !...)
réponse de : Caco (site web)
le: 07/01/2008 18:14:18
Un homme précieux ! Des bises de réconfort
commentaire n° : 2
posté par :
Lise
(site web)
le: 07/01/2008 22:30:16
intolérable souffrance et pour la petite histoire, notre terriblemimie a été sevrée a peu prés aussi brutalement que mamzell et le fait est qu'à ce jour ou elle affiche plus de dix sept ans, je ne suis pas sure qu'elle soit sevrée, j'entends par là qu'elle ne quitte toujours pas mes jupons ou tout du moins qu'elle y revient vite toute frénétique
Tu crois que ça lui vient de là ? En fait Mamzelle n'a pas été sevrée ce jour-là : après 24h de biberons, elle s'est ruée sur les "nénés" (charmant petit nom qu'elle a par la suite toujours utilisé pour désigner cette partie de mon anatomie - en toutes situations, et de préférence à voix bien haute et en présence de témoins effarés, petit nom que nous-même n'employons jamais, alors ?) et n'a plus voulu en démordre (façon de parler). Elle a tété 3 ans et un mois (moins 24h donc !) et le sevrage, donc, fut plutôt tranquillou ;)
réponse de : Caco (site web)
le: 08/01/2008 21:27:11
j'espère que tu vas bien à présent et je comprends ta gratitude envers l'homme-médecine si efficace!
(Quant à l'Homme-médecine, outre le rein, notons qu'il m'a déjà sauvé un poumon !...)