de chez moi à chez Ma

Publié le par Caco

Je suis partie le sourire scotché au visage, comme une gamine qui va fêter l'anniversaire de sa copine. Privée d'appareil photo, j'ai noté d'une écriture tremblotante tout ce qui accrochait mon regard enthousiaste. Les maisons blotties contre la montagne, et leurs cheminées frissonnantes. Les épicéas immenses qui nous regardaient passer du haut de leur cîme givrée. Les chemins de forêt qui déroulaient les tapis rouges. Le brouillard en nappes sur les pentes, adoucissant les ombres majestueuses des résineux. Puis la frontière d'éoliennes, où la brume et le givre végétal poussaient leurs derniers retranchements, et où l'on discernait le tout premier coin de ciel bleu. Peu après, la route aux courbes calmes, entre les platanes noueux, et sous le soleil triomphant. Pendant que les derniers nuages s'effilochaient, nous avons croisé quelques curiosités locales - un arbre à bouteilles d'eau et des pelotons de cyclistes par dizaines (à peu près !). Puis les prémices tôlés de la ville se sont imposés. A gauche, les escaliers d'écluses du Canal du Midi, jusqu'à la silhouette grise et fine de la Cité. La ville passée, nous nous sommes amusés à errer dans les méandres des vignes rousses. Puis nous avons rejoint le Canal, traversant ses villages typés. Peut-être étions déjà dans leurs paysages familiers ?... Le temps de l'imaginer, nous étions arrivés...

Publié dans les yeux ouverts

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Cécile 27/11/2007 14:10

Oui, je cherche une maison... et un homme prêt à partir...

Le p'tit crobard 27/11/2007 10:40

Elle les a fait rêver aussi, assez pour qu'ils se minent l'un et l'autre dans un boulot qu'ils n'aimaient pas, à Paris, le temps de mettre suffisamment de côté pour la remettre en état et en faire le gîte accueillant dont ils rêvaient. Et puis la vie, et puis d'autres facteurs, et les voilà qui s'apprêtent enfin à quitter Paris, mais qui envisagent de vendre pour remonter plus au nord, près de la Loire, pour se rapprocher de quelqu'un...Je ne suis jamais retournée dans cette maison depuis cette fois-là. Je ne sais pas si j'en serais capable, tant elle évoque en moi des choses puissantes. Mais elle ne m'est pas, ne peut pas m'être indifférente. Un havre au milieu du silence...

Caco 27/11/2007 10:59

Il est des maisons qui marquent... des territoires qui restent en soi, où qu'on aille...

Le p'tit crobard 27/11/2007 09:52

J'ai découvert les Corbières alors que je me noyais au creux d'une vague, d'une lame. J'en suis revenue le soleil au coeur, la région chevillée au corps.Mais bientôt, mon refuge au milieu des vignes disparaîtra de ma vie, mis en vente par ses propriétaires, qui n'en peuvent plus des travaux de réhabilitation de cette vieille ferme, maintenant qu'ils ont fait le plus gros. Adieu les ceps, adieu les jeunes oliviers, dont on ne profitera jamais de l'ombre... Cécile, tu cherchais une maison ? ;-)

Caco 27/11/2007 10:23

Elle fait rêver, "ta" ferme...

mirza 27/11/2007 07:31

Juste un saut pour te faire des bises !

Caco 27/11/2007 10:24

Gros bisous Dam'Irza !

Cécile 26/11/2007 23:47

L'endroit me manque, et toi et vous et elle, avec... Déménagement ? en attendant, je ne me ménage pas... tu crois que c'est lié ? J'avais dit : ce soir, 22 h, au lit !!! J'ai raté mon train... alors j'erre, comme d'habitude...Tu nous trouves une grande maison (avec un atelier pour coudre et manger du chocolat et un papa qui sera là à Noël, avec la neige!)... et j'arrive !

Caco 27/11/2007 10:26

Je rêverais de pouvoir faire ça...