Mardi 20 novembre 2007
Comme demandé, voici comment je m'y prends pour réaliser mes marque-pages.
Je les compose de 2 épaisseurs :
- une photo recadrée,
- un support de papier fort.
Le tout est collé à la colle écologique.
Et c'est tout. Voilà, vous savez maintenant réaliser des marque-pages maison !

Cela dit, j'ai eu pour ma part besoin d'améliorer le rendu de l'ensemble. J'ai donc ajouté des éléments - mais ils ne sont pas obligatoires :
- bidouilles graphiques sur la photo,
- images et/ou dessins sur le verso du support de papier fort,
- petit ruban en haut du marque-page.
Voici maintenant le détail de ces petits ajouts non obligatoires (j'insisite : si vous avez une photo bien prise et un beau papier, ces éléments peuvent se suffire à eux-même, ça peut même être dommage de les surcharger d'autre chose) :

1/ les retouches (photo)graphiques
Tout au long de l'année, je etouche certaines de mes photos. Vous en voyez quelques-unes ici, mais pas toutes (il y en a beaucoup, beaucoup). Une partie du travail est donc prêt à l'emploi début décembre - mais il est aussi possible de prendre une jolie série de photos, de retravailler un peu les niveaux (contraste, luminosité). Pour les retouches, il existe un logiciel gratuit,
the Gimp. La toile est remplie de tutoriels pour se familiariser avec cet outil. Je ne pratique pas ce logiciel-là, mais les retouches de base sont forcément accessibles aux débutants. Pour ce qui est des fonctions plus complexes, je "croise" sur le net de nombreux artistes qui ne retouchent qu'avec the Gimp, et comment dire... C'est magnifique !
Picasa
propose aussi des retouches simples, et est plus léger (5,9 Mo contre 41,5 Mo pour the Gimp). Il peut vous suffire pour commencer.
Mais on peut aussi se passer de tout cet attirail, et rester simple : il vous faut donc des photos !

Je sélectionne mes clichés. Si j'ai un logiciel de retouche, je les ouvre et les recadre puis je crée un document vide sur lequel je copie mes photos qui formeront le marque-page. Si je n'ai pas de logiciel de retouche, je donne mes clichés
à développer auprès d'un photographe professionnel, au format 13x17 ou 13x19, selon le format d'origine de mes clichés. L'avantage d'utiliser un logiciel de retouche, c'est que je développe une photo pour 3 marque-pages, c'est moins cher et je ne produis quasiment aucun déchet.
Mais au fait, pourquoi est-ce que je n'imprime pas les tirages chez moi ? Et bien parce que :
- mon imprimante n'est pas prévue pour les photos,
- le papier photo imprimante vieillit souvent mal,
- je n'ai jamais vu, même avec des imprimantes récentes et prévues pour, un rendu aussi beau que celui du photographe (en un sens c'est rassurant pour eux ;) ),
- je ne suis pas sûre que ce soit plus rentable financièrement de le faire soi-même,
- j'habite à 20 min à pied de plein de photographes et j'adore tailler la bavette avec le monsieur passionné qui tient le magasin que j'ai choisi !
Quand je récupère mes clichés, je les coupe au cutter (à lame neuve, fondamental) avec une règle métallique. L'idéal étant le massicot, pour ceux qui en ont un au bureau !

Le format des photos recadrées varie en fonction de ce que je souhaite conserver de la photo d'origine. Aussi, j'ajuste le format final au coup par coup avec celui du support sur lequel je vais coller ma photo.

2/ Le travail du support
Je prends donc du papier fort (grammage 160g minimum). Il y a foule de possibilités :
- l'utiliser tel quel s'il est d'une belle texture, voire déjà imprimé,
- dessiner dessus, ou scanner un dessin des enfants...,
- faire son petit montage graphique (comme dans cet exemple),
- imaginer un support original, comme deux feuilles de couleurs différentes collées l'une contre l'autre : ainsi le côté accueillant la photo pourra être différent du verso du marque-page.
- ... et toute idée idée qui vous viendrait lors de la mise en oeuvre de ce tuto ! Là où c'est très amusant de réaliser ces marque-pages, c'est que tout est possible, même le plus farfelu. Allez-y de votre patte, de votre imagination, de vos goûts et aspirations : vous êtes libres ! :)
Surtout, n'hésitez pas à venir parler de vos réalisations, si vous les présentez chez vous je lierai vos articles à celui-ci.

3/ Les piti rubans
Une fois le support conçu, je le coupe selon les dimensions que nécessite chacun de mes montages en marque-page.
Je prends mes photos précieusement dans mon sac, et je me rends à la mercerie pour choisir des beaux rubans assortis. J'ai presque fini... puisqu'il ne me reste qu'à placer la photo de sorte qu'il reste la place pour le ruban, puis à coller et à déposer précautionneusement, entre deux pages de mon Robert (pensez à un buvard ou autre, il m'est arrivé de regretter une fine coulure de colle que Robert n'a pas, mais alors du tout, appréciée). J'attends le lendemain pour vérifier le résultat et placer le ruban (je troue mon support avec une bête perforatrice de bureau).

Et voilà :)
Une erreur commise l'an passé : plusieurs de mes photos étaient trop larges pour devenir marque-pages. J'ai donc acheté des feuilles épaisses (des "dessous" de dossiers), que j'ai retaillé et plié en deux dans le sens de la largeur. Puis j'ai collé mes photos et j'ai passé un ruban-lien pour que l'ensemble puisse être encadré, ou punaisé à un mur, ou ouvert comme un livre et tenir debout sur une table de chevet, un bureau...
Grâce à cette lumineuse idée de l'Homme des bois, une erreur de calcul est devenue nouvelle idée cadeau !
... A vous de jouer !

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