vexée

Publié le par Caco

Une réflexion maladroite, et patatras. Je sens mon visage se fermer, mon ton se durcir. Sans que je puisse entraver leur marche, les souvenirs trop frais, trop douloureux, ressurgissent. Je scande mes doléances, défends ma position, aligne mes sacrifices.
L'une chante et me caline, l'autre ouvre des yeux écarquillés.
Il se fait d'un coup un peu tard pour reconnaître mes mérites.
Pendant que la soirée poursuit son cours, la colère se dilue. A l'arrivée, une pensée pour les poètes maudits : lorsque je mourrai, on me regardera, peut-être ?


A l'heure où les larmes montent, je retrouverai mon blog et le silence, et mon tchaï me sera servi sur un plateau, avec une petite soucoupe pour recueillir ses excès.
Et si je vous racontais plutôt des petites histoires ?

Publié dans fallait pas l'énerver

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mirza 01/10/2007 06:48

Merci aussi à toi Caco, je suis toujours touchée profondément par ce que tu écris, ça fait un bien fou.

Caco 01/10/2007 20:13

Oh... ben me voilà surprise, flattée, et émue !Je t'embrasse, toi :)

Emmanuelle 30/09/2007 12:24

ne change pas tes histoires, ne te censure pas, continue ton blog comme il est, le reflet de toi...

Caco 30/09/2007 16:02

Je me suis toujours censurée. Mais ça lâche, peu à peu. Quoi qu'il en soit (je pense sérieusement à vous raconter - aussi, et pas plutôt - des petites histoires) il n'y aura que du "moi" dedans ;)Merci de tes mots Emmanuelle :)

mirza 30/09/2007 09:14

Ben oui c'est vrai que c'est sacrément difficile.
Tiens, ça m'en rappelle une autre, de la veille : mon Homme des Bois à moi, pendant que je galérais à finir de préparer ma présentation du lendemain, complètement crevée à pas d'heure du soir alors que le lendemain je devais prendre le train à 5h44 et que rien n'était prêt, me reproche de ne pas l'avoir aidé pour son travail à lui (un malentendu). Alors je lui dis qu'il exagère un peu quand-même, parce qu'il voit bien que moi aussi je suis à la bourre totale. Et là il me répond, comme ça, non mais vraiment j'te jure j'aurais dû l'enregistrer, que moi mon travail c'était pas important par rapport au sien (en d'autres termes, que j'aurais mieux fait de ne pas bosser sur mon truc urgent et me concentrer sur le sien).
Bon, il était très, très, très stressé. Il ne pensait pas vraiment ce qu'il disait. Mais tout de même, je te dis pas comment j'ai dû prendre sur moi pour ne pas m'énerver...!
En fait, je me dis que les reproches tacites, l'indulgence condescendante, on ne devrait pas en tenir compte. Si on le ressent, suffit d'en parler. Sinon, faire comme si de rien n'était : c'est juste une façon différente d'exprimer un ressenti, qui n'est pas plus valable que celui que tu as toi-même. Ça ne mérite pas de bataille, et ne mérite pas non plus de blessure.
Un gros bisou pour toi, bella.

Caco 30/09/2007 16:01

Rha la la, ces Hommes des bois ;)Je comprends l'intérêt de la distance qu'on peut mettre entre les paroles de l'autre et soi : moins en souffrir, éviter de le blesser , entrer en communication, échanger. Pourtant j'ai du mal à faire une croix sur ma révolte (toute adolescente soit-elle, je suis lucide ;) ). J'y tiens beaucoup en fait. Si les injustices me hérissent tant, je crois que c'est aussi le signe que je n'ai pas renoncé à changer le monde.Et aussi, les réactions épidermiques ont ceci d'intéressant qu'elles pointent du doigt une blessure qu'on pourrait oublier, au lieu de la panser. Là, c'est clair, j'ai souffert d'abandon et d'indifférence généralisée dans un moment de grande détresse. J'en guérirai, mais je ne l'oublierai pas...Merci de tes commentaires Mirza, ça fait du bien de mettre en mots ses ressentis. On se comprend mieux, après :)Des gros bisous pour toi aussi :)

mirza 29/09/2007 15:43

Hier quelqu'un que j'aime, et dont l'opinion a de l'importance pour moi, m'a fait une critique de ce qu'il pensait de ce que j'avais présenté dans la journée, sur mon travail. En gros, c'était plutôt négatif. J'aurais pu alors sentir mon visage se fermer, mes mot aller à la rescousse de ma face qu'il avait amochée à sa façon, mais finalement rien de tout ça : j'ai continué à le regarder en pensant combien de tiens à lui, en lui sourirant. Je n'ai pas cherché à intégrer ses paroles comme étant une réalité, mais juste comment étant une façon de m'exprimer sa propre vision des choses. Ça a marché : je n'ai pas été affectée. Et c'est bien, ça m'est nettement plus léger et ça ne m'empêche pas d'avoir entendu ce qu'il essayait de dire, à ma façon, dans ma vision des choses.

Caco 29/09/2007 18:43

Bravo :) Pas facile de ne pas prendre pour soi les critiques envers un travail qu'on a produit...Bon, chez moi ce qui pêche c'est l'absence de regard qu'on lui porte. Ces années à m'occuper de la petite fille la plus compliquée de la Création (au moins ;) ), jour et nuit. Et qu'on reconnaisse un travail assez proche dans les tâches et dans le timing que ce que je fis il y a quelques mois, dans l'indifférence générale (au mieux une indulgence condescendante, au pire des reproches tacites), en beaucoup moins prenant tout de même... Alors on m'énerve !!! ;)(On étant l'Homme des bois, en l'occurence...)

Lise 27/09/2007 23:16

Tout pareil que Cécile : histoires, photos, joies et peines, je prends tout !Amitiés

Caco 27/09/2007 23:32

Alors... pour le meilleur et pour le pire ?Je t'embrasse (et je signe en bas à droite ;) ).