Vendredi 29 juin 2007
Hop là ! Je reprends le flambeau transmis par Dam'irza pour vous raconter mes livres...

4 livres de ma jeunesse.
Il y en a eu des tonnes, alors en choisir 4 m'est très difficile.
Je passe les collections de Martine et des biblothèque rose et verte, pour m'arrêter sur mon premier livre-coup de foudre, évasion, grands espaces et délicieux frissons : La croix de Santa Anna. J'avais 8 ans et je suis devenue accro aux livres pour la vie.
Un an ou deux ans plus tard, je me souviens de Charlie et la chocolaterie. J'avais beaucoup aimé la simplicité du héros et la fantaisie de Willy Wonka. Et je me souviens avoir laborieusement déchiffré le titre original, Charlie and the chocolate factory. Mon beau-père m'avait mise au fait de sa prononciation approximative. J'avais hâte d'être au collège juste pour apprendre l'anglais...
Au lycée, c'est la série de Marion Zimmer Bradley consacrée aux légendes celtes (Les Dames du Lac, Les brumes d'Avalon...) qui a ravi mon coeur. Je lisais même en cours, c'est du propre.
Un livre mal-aimé, enfin... Ils étaient pourtant rares, et je finissais tout de même par vaincre les efforts qu'ils me coûtaient. Mais là je n'ai pas pu, je crois que j'ai développé une allergie au personnage éponyme de Madame Bovary. Pardon Gustave, mais j'ai méprisé chaque ligne décrivant ses manies gnan-gnan, considéré avec froideur sa naïveté tellement bêta qu'elle n'en était même pas touchante, éprouvé du dégoût à chacun de ses soupirs éplorés. Le seul livre de mes 20 premières années que je n'ai pas lu en entier. Dommage, c'est celui que je présentais pour l'oral du bac de Français. Bon, je m'en suis bien tirée quand même.


4 livres que je lirais encore et encore
Le Petit Prince. Découvert en cours de Français avec Soeur Colette, l'année de ma 6ème, il ne m'a plus quittée. Je veux dire, je l'ai dans le coeur - même si j'ai dû le racheter en 2002, lors de sa réédition. J'ai pleuré tout le long, tellement la reconnection était difficile. Un de mes livres-phares.
Le dictionnaire des symboles : il trône depuis des années sur ma table de chevet. Guide mystérieux et intuitif, il éclaire mes nuits - et mes jours parfois, aussi.
Dans ma pile de livres jamais refermés j'ai aussi Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi
(Michel Odoul). Parce qu'un jour je n'ai plus pu me bombarder de médicaments allopathiques pour cause de bébé dans le ventre puis au sein. Parce que j'en ai eu marre de m'exprimer en m'autodétruisant sans jamais rien y comprendre. Parce que je veux prendre ma santé en main...
Et enfin, mon délicieux, mon généreux, mon bon vieux Robert qui a encore tant à m'apprendre...


4 écrivains que je ne lirai plus
Zola, parce que je l'ai tant aimé, tant dévoré, qu'il ne me reste plus grand appétit pour l'exploration de ce dix-neuvième qu'il a si bien narré.
Flaubert, parce que Madame Bovary, merci !
Stephen King : sa prolixité mystico-trash a bien collé à une période de ma vie. Je le lisais comme on s'imbibe de Contes de la Crypte : l'élaboré côtoie le médiocre, ça n'apprend pas grand-chose, c'est assez addictif, il y a beaucoup de redites et quand on arrête on se demande bien ce qu'on a pu lui trouver...
Enfin, je ne lirai plus Mary Higgins Clark non plus. Avec la diminution de mon temps de lecture, je suis devenue plus sélective. J'ai moins besoin de me distraire de ma vie aussi, maintenant qu'elle me correspond... Et je demande à mes livres qu'ils m'enrichissent.


4 livres que j'emporterais sur une île déserte
Un manuel de survie, le manuel du super reflex numérique que j'aurais pris le soin d'acquérir juste avant (je ne veux rien savoir des problèmes d'alimentation et de connection internet sur l'île déserte) et un précis de botanique tropicale (si l'île est bien tropicale, latitude qui colle a priori parfaitement avec l'idée d'île déserte) pour savoir ce que je photographie.
Et puis je prendrais aussi Histoire de l'Art de Ernst Hans Gombrich.


4 livres de ma pile à lire
Anna et Mister God, de Fynn, que je lis parcimonieusement. Entre grande proximité et découvertes fracassantes, il va me falloir du temps pour le terminer.
Les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs de Marshall Rosenberg. La communication non-violente, c'est mon chantier perso.
Mrs Dalloway de Virginia Woolf, que je pense je ne lirai jamais : les premières lignes m'ont ennuyée à mourir. Je n'ai plus le goût des longueurs, je vis trop sur un autre rythme.
Enfin, il y a celui-là en forme de porte qui ne demande qu'à s'ouvrir : La sophrologie facile du Dr Yves Davrou. Peu de mots, pas mal d'exercices, des sensations à noter. Cela fait des mois que je l'ai, et que j'envisage de suivre son chemin, et de le partager ici. Son heure ne devrait plus tarder.


~

Le questionnaire ne le demande pas mais je voulais aussi mentionner un livre terminé il y a peu et dont je partagerai quelques extraits ici prochainement : Penser l'éducation populaire (Humanisme et démocratie) de Gérard Bonnefon. Parce qu'en tant qu'être en construction, j'ai mis quelques trente années à cerner mes valeurs et à pouvoir mettre des mots dessus, et qu'un jour j'ai découvert que je n'étais pas un spécimen isolé mais que je participais d'un mouvement de pensée séculaire. Ecologie, respect de l'autre, accompagnement de mon enfant, richesse différente, besoin de créer... je n'ai rien inventé, et c'est tant mieux !

~

Comme il se doit, je passe à mon tour le relais à qui veut le prendre, je suggère Kyra ('videmment ! ;) ), @tom (y'a pas de raison !), Isolde et Aventurine.
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