Dimanche 23 décembre 2007
Je voudrais juste que Noël arrête d'arriver. Avoir le temps de téléphoner tranquillement à ceux qui ont déjà pensé à nous. Reconnaître à mon peu
d'empressement que les vacances sont bien là.
Au lieu de ça je me noie sous les bricoles à terminer (forcément, ce mois-ci j'ai cumulé 10 jours de non-activité forcée de ce côté) et les tonnes de bagages à boucler.
Je crois qu'il me reste juste à y retourner et à vous souhaiter un...

bidouillage graphique rienkpourvous
(Nous partons sous peu, retour en fin de semaine ! Amusez-vous bien :) )
Un soir de solstice, des petits élèves donnaient un spectacle pour célébrer les saisons qui s'éteignaient. Il y eut des déguisements délicats, un voyage imaginé, raconté ensemble et illustré dans
un recueil merveilleux, des chants de fête en quatre langues, un théâtre d'ombres chinoises. Et au milieu, des saynettes pour raconter avec la voix et avec le corps, des petits poèmes de
l'Avent.
Au moment où un enfant de blanc vêtu lançait son bras vers le ciel, mon souffle s'est suspendu. Je suis partie sur une aile du vent, dans une bourrasque de neige, funambuler en bordure de flocon.
La nuit est tombée, le froid m'a pénétrée et avant que je ne redescende, une étoile m'a indiqué un feu de joie. Je suis allée m'y réchauffer les doigts, admirant ses couleurs scintillantes et les
sourires des enfants. L'étoile était là qui clignait dans leurs pupilles. Je crois bien qu'elle illuminait les miennes aussi.
Au loin, les applaudissements ont crépité, et la lumière s'est rallumée. Je suis revenue dans le public, émue à ne savoir plus parler.
Ce sont les vô tres qui me l'ont tout d'abord rappelé :
Les mots allument des bougies dans l'obscurité.
Vendredi 21 décembre 2007
L'autre soir, Mamzelle a décidé seule de ce qui serait bien pour elle :
18h32
Je vais blandouiller cinq minutes devant la télé !
20h45
(L'Homme des bois)
Tu lui as coupé les cheveux !?
(Moi)
Bah non...
Comme ce n'était pas son oeuvre, ni la mienne, il nous a fallu nous rendre à l'évidence : la mèche chatain sur la brosse à côté des
ciseaux de coiffeuse, c'est elle qui l'a coupée, puis posée là.
(Elle, le front barré d'une pseudo-frange coupée en biais depuis la naissance du front)
Mais ça me gênait !!!
Mercredi 19 décembre 2007
Le doux sentiment de vous devoir des nouvelles m'appelle enfin au clavier.
Après un long séjour parisien, l'Homme a retrouvé ses bois lundi. Il s'y réfugiera jusqu'à la veillée de Noël. Tous les jours, oui.
Mamzelle a réintégré ses quartiers, ses poupées, ses jouets, et retrouvé ses parents alanguis par les séparations. Un peu fatigués, et tristes, aussi. Est-ce pour cela ou autre chose ? Son humeur
s'assombrit souvent... Elle exige et tempête... Quel caractère !
Quant à moi, je me plonge dans les préparatifs de cadeaux et les travaux photo. Mes doigts gourds ne trouvent plus le chemin des notes joyeuses, mon souffle est ténu et ma tête lourde. Seule la
musique me débusque derrière la grisaille. A un point tel que toute description en devient insensée sans les morceaux qui l'accompagnent. Alors mes mots se taisent. Pourtant les histoires
continuent de défiler dans ma tête. Pourtant on continue de rire, de souffrir, et de vivre, au fond. A moins que ce soit en surface, entre les illuminations et les effluves sucrés de l'Avent.
On vit, et c'est tout ce qui compte, en ce moment...
vos mots