A la fac, le premier semestre compte seulement 3 mois !
Le temps est accéléré, d'ailleurs les cours ont commencé sur les chapeaux de roues, et je n'ai jamais le temps d'écrire. Ni de me poser. Ni de me reposer (à part un peu les week-ends, où le valeureux Vincent prend le relais pour me laisser mes grasses matinées - oui, presque toutes). Ni de manger correctement. J'ai l'impression de vivre sur mes réserves, au propre comme au figuré. Heureusement que j'ai bien profité de ce temps que j'ai eu pour moi et pour nous, depuis la naissance de Claudia et jusqu'à la rentrée.
Claudia semble s'être adaptée à son mode de garde (chez une assistante maternelle, non agréée mais une personne de confiance, une amie). Cela ne s'est pas déroulé sans anicroche, nous avons même cru que ça ne fonctionnerait jamais. Il y a eu de longues semaines de séparations déchirantes. Ca reste difficile, les soirées sont affreusement conflictuelles, et je suis insuffisante à tout faire, tout lui apporter, tout gérer à la maison.
C'est dur, très dur.
A peu près tous les 15 jours je me remets mon choix en question et envisage de tout laisser tomber. Paradoxalement, ce qui m'aide c'est de me dire "Tu as déjà fait ça ça et ça, c'était super dur mais tu l'as fait, si tu laisses tomber maintenant tu l'auras fait pour rien". Le soutien indéfectible de Vincent. L'intérêt de l'enseignement auquel j'accède, la facilité avec laquelle je manie les notions et concepts que l'on aborde. Et aussi des petites choses, comme Maman qui m'a dit avant la rentrée "Mais c'est impossible, tu n'y parviendras pas, c'est même pas la peine que tu te présentes à la fac !". Il n'est pas grand-chose qui me fasse plus réagir qu'elle me croie incapable !
Bref, je trouve mon énergie et ma volonté partout où je peux... Raclant même les fonds de tiroirs !
Vincent et moi ne faisons que nous croiser. Quand il rentre (un soir sur deux), il est de corvée nettoyage de couches, tournage de machines, rangement... pendant que je me consacre à Claudia. Il lui faut toujours 1h au minimum pour s'endormir. Elle ne souffre d'autre présence que la mienne pour ce faire. Résultat : on rentre tard de chez sa nourrice, on a juste le temps de manger puis elle tète longuement, ensuite il est très rapidement 21h, l'heure de la coucher. A 22h et quelques, quand je ressors de la chambre, je suis un zombie. Tout juste bonne à lancer une machine, et encore.
J'essaie de ne pas penser aux exams que je n'ai pas le temps de plancher, ni à cette fiche de lecture super élaborée qu'on doit rendre avant les vacances. J'ai bien acheté le bouquin, mais impossible de le lire hormis entre midi et deux - autant dire que je n'avance pas beaucoup...
"Ca va être sport" me prédisait une prof.
Non !... tu crois ?
vos mots