1°/ Reconnectez-vous avec votre Enfant intérieur. Il peut vous parler dans vos songes, apparaître lorsque vous êtes malheureux(se), faire couler vos joies et larmes...
2°/ Quand il est là, l'accueillir et l'écouter... Comme tous les enfants, il est a beaucoup de choses à dire, vous posera moult questions et répondra volontiers aux vôtres.
3°/ Parmi tous les rêves de l'Enfant, choisir celui que vous voulez réaliser en premier et exprimez-le - à voix haute ou en votre for intérieur. C'est la Phrase.
4°/ Accordez à la Phrase un temps hebdomadaire - celui d'y réfléchir, d'en faire un poème ou de la dessiner, vous pouvez également organiser un rituel, une offrande.
5°/ Une fois l'habitude inscrite dans la pensée ou le geste ou l'objet, convoquez les forces qui vous habitent (en vous recueillant ou en priant, par exemple). Vous pourrez leur dire que vous êtes prêt(e) à voir votre rêve s'enraciner dans votre réalité. Choisissez bien vos mots, car dès lors, tout ce que vous demanderez vous sera consenti !
6°/ En attendant que votre vie s'accorde à votre rêve, goûtez le bonheur d'être enfin en paix avec vous-même.

Lorsque l'Homme et moi nous sommes connus, nous travaillions tous les deux en région parisienne. Nos positions respectives nous procuraient une reconnaissance confortable, sur le plan social comme financier. Le fait de nous rencontrer nous a permis de reconnaître en nous ce qui nous liait profondément, et dont nous n'avions pas forcément conscience... C'est ainsi que notre vie a changé, radicalement, en quelques mois.
D'abord l'arrivée de Mamzelle. Je travaille beaucoup et jusqu'au bout de mon idyllique grossesse, mais sa naissance (violente, par césarienne) est une grande gifle qui me fait tout remettre en question. L'allaitement est dès lors porteur de forts enjeux. C'est son prolongement qui nous oriente vers la consommation bio, de même que la responsabilité de cette planète - ou de ce qu'il en reste - que nous allons lui transmettre.
Sa venue s'est aussi accompagnée chez moi d'une envie, d'un besoin de retourner sur les terres qui m'ont vue naître. Vincent, qui avait passé son temps d'études dans ce même coin, m'avait déjà précédée dans ce souhait.
C'est ainsi que peu après le premier anniversaire de Mamzelle, nous déménageâmes dans le Tarn. Il avait trouvé un boulot, et comme j'étais en fin de congé parental (la première période), j'ai bénéficié du "suivi de conjoint".
Devenue demandeuse d'emploi, il me paraissait inconcevable de profiter du système les doigts de pieds en éventail (même si s'occuper de Mamzelle vaut bien des boulots à plein temps, au niveau de l'activité induite !). Mais il me paraissait tout aussi inconcevable de retourner dans le milieu féroce de la gestion financière. C'est ainsi que je me suis lancée dans un pari difficile, au moment où lui acceptait un travail plus prometteur dans l'Aveyron. J'ai commencé une formation qui pendant plusieurs mois allait m'éloigner de ma fille 10 à 12h par jour, 5 jours par semaine. Sans pouvoir compter sur le Papa qui rentrait un soir sur deux, et bien tard...
Il y a des circonstances et des gens qui m'aident. D'autres situations, d'autres personnes, me mettent bien des bâtons dans les roues...
A chaque traversée délicate, j'ai trouvé un passeur de gué... offrant sa présence bienveillante et son accompagnement actif. Sans m'obliger. A mon rythme.
Il me fera éviter les écueils tout en me laissant le choix de l'itinéraire. Tolèrera ma présence sans rien me demander en retour.
Sur la barge, je peux me laisser aller en toute confiance, observant les spirales et les méandres des courants, évaluant le risque qu'ils me feraient courir, sans mon précieux partenaire.
Je n'ai que ma reconnaissance à offrir. L'échange est inéquitable. Alors je garderai en moi l'empreinte de cette dette, elle viendra grandir ma gratitude pour ce chemin qui est mien, j'y sèmerai des fleurs, de celles qui toujours fleuriront et embelliront mon paysage - et peut-être celui des passants ?
Bien à Vous, toujours...
Mes passeurs, mes ami(e)s...
vos mots