Mercredi 27 septembre 2006
(premier épisode)
Je l'avais prévenue en partant
- - Tu sais c'est un endroit pour les enfants, les adultes ne peuvent pas rester, ils prennent trop de place et ne peuvent même pas jouer ou s'assoir sur les chaises qui sont trop petites.
Elle m'avait répondu d'un air renfrogné
- Veux pas !
Mais y aller, c'est oui. On se met en route.
A peine arrivées, elle a attrapé une petite voiture et m'a demandé de l'aider à pousser une petite voiture. Puis avec la complicité d'une des dames, nous avons détourné son attention sur les légos. La dame avait fabriqué un moulin avec.
Un moulin. L'arme absolue. Alleluia !
A partir de ce moment, je n'existais plus. Au bout d'une minute ou deux, je suis allée lui dire
- - Bon, j'y vais, je reviens dans une heure.
Juchée sur les genoux de la dame, elle a froncé les sourcils et dit
- - Nooooon ! Nooooooon.... nooon... noooon........
Et puis elle a oublié que j'existais.
Je me suis faufilée en catimini et j'ai attendu sur le fauteuil devant la porte, avec mon livre.
On m'a bien demandé
- - Ca va ce n'est pas trop long ?
- - Vous voulez un café ?
Long... Long !!!!??? Je peux lire UNE HEURE sans interruption, et on me demande si je ne trouve pas le temps trop long !?!?
- - Ménon les dames, je me régale même !
Et au bout d'une heure, j'y suis retournée. Elle jouait avec une autre petite qui lui avait prêté son doudou. Je restais immobile à contempler la scène, quand son regard a croisé le mien. C'est alors elle a essayé de se cacher derrière une étagère...
Elle savait que je venais la chercher, et qu'il était l'heure du départ. Il a fallu que je la porte pendant qu'elle hurlait qu'elle voulait rester.
Je me suis pincée pour voir.
(3ème épisode demain matin, grandeur nature : je la laisse 2h. Et ne ne reste pas juste-à-côté-en-cas-on-sait-jamais. Non, je me rentre. Toute seule, comme une grande. Wè.)
vos mots