Mercredi 31 mai 2006

On décroche silencieusement l'exposition "Mémoires photographiques" de la salle communale. Au passage, je jette un œil aux instruments de musique traditionnels, aux barques à fond plat qui traversent la rivière, aux enfants tout de blanc vêtus.

Un à un, chaque cadre rentre dans son compartiment de bois. Les murs blancs se dépareillent peu à peu de ces visages expressifs, des paysages d'autrefois. Il revient à sa position neutre de mur blanc pour disparaître à présent derrière le nouveau décor de la salle.

Déjà, tables et chaises sont en place, attendant leurs nouveaux visiteurs. D'autres objets ont pris possession des lieux – des cartons de jeu vert et blanc un peu fanés, de jetons de bois sagement disposés sur un pupitre et des paniers garnis.

Dans quelques instants les joueurs arriveront, parlant fort, riant et se tendant dans l'attente du nouveau tirage. On plaisantera, on hurlera des "Quine" et "Carton plein" jubilatoires, on s'invectivera d'avoir volé la victoire, enfin on se félicitera des chances éphémères.

Pour l'heure, les lourdes caisses chargées de souvenirs nous attendent. Entre passé et présent, nous les chargeons dans le fourgon. Entre présent et futur, nous replaçons les chaises indisciplinées.

Enfin nous refermons derrière nous, la tête emplie de clichés anciens et les oreilles résonnant du silence de la salle des fêtes.

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Mercredi 31 mai 2006

Après cette année universitaire, si longue et douloureuse,

Après tous ces écueils qui ont transformé une situation difficile en parcours du combattant,

Après toutes ces plumes que j'ai laissé sur le bas-côté de ce chemin escarpé,

J'ai encore l'impression d'avoir changé de peau. A quoi je vois ça ? Oh, des petits rien qui font une grande différence. Je me sens plus forte finalement, malgré les vents contraires qui soufflent parfois. Face à la souffrance, je ne me réfugie plus dans un mutisme lancinant. Je ne rentre plus dans ma coquille comme un escargot devant la moindre difficulté.

En fait c'est comme si j'avais trouvé le courage de vivre ma vie, tout simplement. La vivre complètement, assumant mes sentiments sans rien en réprimer, les exprimer même si c'est chiant, ou si j'ai l'impression que ça l'est, pour la personne en face de moi (ou pour mes lecteurs).

J'ai enfin compris que mes émotions n'étaient pas dangereuses pour moi, ni pour quiconque - hormis lorsque je les contiens. Elles font alors écho soit dans ma tête, soit dans mon corps, jusqu'à sortir de toute façon. Une expression terrible parce qu'amplifiée de tous ces efforts pour l'empêcher. Parce qu'en voulant me préserver, en voulant anesthésier les sentiments qui font mal, je déploie une énergie considérable, qui tôt ou tard se retourne contre moi.

Mon ascendant Scorpion ? Si c'est lui, je l'apprivoise, je crois.

 

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Mardi 30 mai 2006

 

C'était pas gagné d'avance. Habitant loin, nous ne nous voyions pas souvent. Et puis il y avait l'empressement de l'une, et la retenue de l'autre.

Et ces sentiments s'entrechoquaient sous mes yeux perplexes. Ma fille aura-t-elle autant de mal à accepter ma mère, que moi, plus jeune ?

Et puis, il y a eu un peu de temps. Le temps qui passe, celui qu'on se consacre, la proximité nouvelle aidant.

Et aujourd'hui je ne me lasse pas de les voir tisser les liens de cet amour qui n'appartiennent qu'à elles deux. C'est une relation fabuleuse qui se construit, pour la vie.

 

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Lundi 29 mai 2006

 

Sur le quai, la chaleur est plus supportable. Le fleuve qui coupe la ville en deux permet que l'air circule. Un petit peu...

Sous la bienveillance des platanes, les passants sont encore plus indolents, à l'image des façades coloniales inondées de lumière. On se prend tous à rêver le nez en l'air, entre le vert des feuilles, le bleu du ciel, et la brique.

La chaleur aidant, on finit par ne plus savoir où l'on est. Les couleurs se mêlent, les ambiances resurgissent. On se retrouve ailleurs, à moins qu'on se perde ici...

Toulouse. Tu m'en a joué des tours.

To lose. J'ai fini par te retrouver.

Tolosa, ma mia.

 

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Lundi 29 mai 2006

 

[En toute objectivité, bien sûr. Vous me connaissez ;-) ]

Je l'ai donc (re)trouvée.

La preuve en couleurs !

 

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Lundi 29 mai 2006

 

A toutes les mamans qui me lisent : je vous envoie une bise, virtuelle, mais du fond du coeur.

Parce que malgré tout le tapage commercial, malgré l'histoire, Pétain, tout le tintouin... Je ne m'attarde pas sur beaucoup de fêtes, mais la fête des mères, elle a ce petit quelque chose en plus, que rien n'atteint.

Sûrement, le sourire du petit qui vous offre une fleur. Ce que j'ai vu de plus beau depuis bien longtemps...

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Lundi 29 mai 2006

 

Ca faisait même 6 mois que je n'avais pas eu un week-end sans rien de super méga urgent à finir.

Alors on a fait plein de choses. Vu ma soeur qu'on n'avait pas vue depuis 11 mois.

Pris des photos colorées, que je posterai plus tard.

La fête des mères était haute en couleurs aussi. Pas que du rose. Tant pis...

Enfin, je n'ai même pas eu le temps de bafouiller un billet... c'est dire !

 

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