Dimanche 18 mai 2008
Comme pour à peu près tout, on l'a géré en dilettante, ne prenant pas le temps d'exhumer le fond de nos cartons. Par contre la
solidarité a bien fonctionné : qui a pris notre inscription tardive, qui nous a placé notre stand près de celui de la copine, qui nous a rapporté un carton de vaisselle et deux de vêtements, qui a
pioché dans son débarras pour en extraire quelques pièces choisies...
Mamzelle a participé au tri de ses vêtements trop petits, avec un enthousiasme croissant à mesure qu'on lui expliquait que ce qui serait vendu pourra nous permettre de racheter d'autres pièces. Ensuite elle a rassemblé avec Papa ce qui dans sa tirelire allait nous servir de fond de caisse - le tout dédommagé d'un gros billet qui fit sa fierté. Et puis nous l'avons confiée à Maman et à son Amoureux, qui l'emmèneront à la fête de famille, avec tous les enfants de la grande tribu tarnaise.
Ce matin, une trentaine d'exposants s'affairaient lorsque nous sommes arrivés. Un connaisseur (voire un antiquaire à l'affût) passait d'un carton à l'autre. Il nous a pris presque toute notre verrerie ancienne avant même que nous ayons pu la poser sur la planche... Nous avons ensuite tendu une jolie nappe printanière que nous avons amoureusement garni des objets les plus hétéroclites, des lots les plus incertains. Les ventes se firent plus rares. Une jeune femme décidée nous prit un cactus et un bibelot moitié moins cher que ce qu'ils valaient. Deux tee-shirts et une robe de Mamzelle plus tard, je commençais déjà à honorer ma promesse et à glaner une tunique ou un gilet.
Mais les stands de jouet avaient ma préférence. Pas vraiment pour acheter, plutôt pour féliciter la jeune fille qui offrait son enfance soignée aux mains des passants, ou le garçonnet rêveur aux magazines comme neufs. Je les félicitais, m'extasiant de la qualité de leur marchandise, et parfois même j'achetais une pièce, mais sans marchander, jamais. Il n'y avait qu'eux pour connaître le prix juste...
J'ai aussi discuté avec les autres exposants, une occasion de rencontrer quelques voisins - celle qui arrivait juste de Lyon et paraissait un peu perdue dans sa nouvelle vie, celui dont le dernier petit avait grandi trop vite, ceux qui avaient réservé deux emplacements pour débarrasser leur appartement avant une mutation au Gabon, celui qui voulait m'offrir tous ses livres parce que la matinée avait été généreuse et qu'il ne voulait plus que rentrer le plus léger possible, et qui m'a laissée partir avec trois appareils photo antiques et tout plastique, celle qui préférait vendre les vêtements de ses enfants à des Français, parce que vous comprenez, celle qui bradait tous ses articles à quelques centimes parce qu'elle déménageait pour un appartement plus petit, la dame à la caisse enregistreuse d'un autre temps récupérée au commerce de son mari, à l'époque où celui-ci...
En début d'après-midi, après deux heures passées à ne rien vendre, nous avons remballé ce qu'il restait - à charge de revanche. Nous nous sommes enrichis de dizaines de sourires, d'un beau rayon de soleil, de gens à revoir, de jolis vêtements pour Mamzelle, d'un bocal à kéfir pour GrandMamie, d'un presse-purée, de petits jeux et d'une minuscule poignée d'euros.C'est sûr, on recommencera bientôt...
Mamzelle a participé au tri de ses vêtements trop petits, avec un enthousiasme croissant à mesure qu'on lui expliquait que ce qui serait vendu pourra nous permettre de racheter d'autres pièces. Ensuite elle a rassemblé avec Papa ce qui dans sa tirelire allait nous servir de fond de caisse - le tout dédommagé d'un gros billet qui fit sa fierté. Et puis nous l'avons confiée à Maman et à son Amoureux, qui l'emmèneront à la fête de famille, avec tous les enfants de la grande tribu tarnaise.
Ce matin, une trentaine d'exposants s'affairaient lorsque nous sommes arrivés. Un connaisseur (voire un antiquaire à l'affût) passait d'un carton à l'autre. Il nous a pris presque toute notre verrerie ancienne avant même que nous ayons pu la poser sur la planche... Nous avons ensuite tendu une jolie nappe printanière que nous avons amoureusement garni des objets les plus hétéroclites, des lots les plus incertains. Les ventes se firent plus rares. Une jeune femme décidée nous prit un cactus et un bibelot moitié moins cher que ce qu'ils valaient. Deux tee-shirts et une robe de Mamzelle plus tard, je commençais déjà à honorer ma promesse et à glaner une tunique ou un gilet.
Mais les stands de jouet avaient ma préférence. Pas vraiment pour acheter, plutôt pour féliciter la jeune fille qui offrait son enfance soignée aux mains des passants, ou le garçonnet rêveur aux magazines comme neufs. Je les félicitais, m'extasiant de la qualité de leur marchandise, et parfois même j'achetais une pièce, mais sans marchander, jamais. Il n'y avait qu'eux pour connaître le prix juste...
J'ai aussi discuté avec les autres exposants, une occasion de rencontrer quelques voisins - celle qui arrivait juste de Lyon et paraissait un peu perdue dans sa nouvelle vie, celui dont le dernier petit avait grandi trop vite, ceux qui avaient réservé deux emplacements pour débarrasser leur appartement avant une mutation au Gabon, celui qui voulait m'offrir tous ses livres parce que la matinée avait été généreuse et qu'il ne voulait plus que rentrer le plus léger possible, et qui m'a laissée partir avec trois appareils photo antiques et tout plastique, celle qui préférait vendre les vêtements de ses enfants à des Français, parce que vous comprenez, celle qui bradait tous ses articles à quelques centimes parce qu'elle déménageait pour un appartement plus petit, la dame à la caisse enregistreuse d'un autre temps récupérée au commerce de son mari, à l'époque où celui-ci...
En début d'après-midi, après deux heures passées à ne rien vendre, nous avons remballé ce qu'il restait - à charge de revanche. Nous nous sommes enrichis de dizaines de sourires, d'un beau rayon de soleil, de gens à revoir, de jolis vêtements pour Mamzelle, d'un bocal à kéfir pour GrandMamie, d'un presse-purée, de petits jeux et d'une minuscule poignée d'euros.C'est sûr, on recommencera bientôt...
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