Cette semaine qui se termine aura été marquée d'une dimension particulière.
Au commencement, la confirmation de ce pressentiment qui ne me quittait plus... ta présence chaude et douce, toute de surprise... bonheur au présent et au futur.
Puis les doutes : nous sommes fous, c'est sûr. Mais en même temps, puisque tu es entré, autant te faire une place. Nos coeurs t'étaient déjà acquis, de toute façon. Nos projets se seraient alignés tout naturellement.
Mais, doutes il y eut.
Ensuite les mauvaises nouvelles qui se sont déchaînées, juste à ce moment : la baby-sitter qui me lâche à un mois du stage - et comment je fais, moi ?
Maman qui plonge toujours plus loin dans sa maladie...
Cette invitation familiale que Vincent décline pour cause de non digestion de l'altercation de l'été dernier...
Son patron qui visiblement le prend pour ce qu'il n'est pas !
Bref, la vie quand elle a décidé de ne pas être toute simple.
Les décisions qui s'imposent - Ciao, Patron !
Et cet immense vertige... la peur de perdre connaissance dans la rue, seule avec Claudia. Et au retour, ces quelques gouttes de sang... puis d'autres, et encore. Mes rêves qui reviennent. Tu pars, tu es déjà ailleurs, je le sais.
Plus tard, une interne me dira que non, j'ai rien dans mon ventre, et que non, j'ai un taux au plancher qui indique que. Je sais ce que je sais.
Tant mieux si cette certitude n'appartient qu'à nous... c'est bien moi que tu as habitée, et je ne t'aurai partagé qu'avec mes plus proches...
Tristesse. La vie, encore...
vos mots