Mardi 18 mars 2008
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(clic)

Vous aurez reconnu ce haut lieu d'exaspération, mon second espace de travail, le laboratoire du goût, l'antre de la cuisinière. Pour exacerber son charme, les architectes ont jugé bon de l'orienter plein nord, et de le nantir d'éléments bleus (et le bleu dans les pièces nord... brrr...). Je ne parlerai pas ici du carrelage moutarde chiné, vous saurez juste que j'évite de le croiser dans les yeux - parce qu'il est presque vivant, oui. Et extrêmement salissant, mais quand on aime !...

Il est tout de même quelques minutes de pure grâce à vivre dans cette pièce. C'est l'au-revoir au soleil, que l'on ne peut voir que 6 mois de l'année, et dans la cuisine exclusivement. Les mois d'hiver, il flamboie sur nos murs aveugles, en pleine tranche de l'immeuble.
Le soleil est revenu se coucher hier dans ma cuisine, je le savoure...

publié dans : saisons
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Lundi 17 mars 2008
Aujourd'hui j'ai bien cru ne pas y arriver... Comme Mema qui enchaîne un programme marathonien tous les lundis, j'ai eu une grosse réunion, des déplacements (petits mais quand même), une frayeur et des travaux ménagers incontournables à terminer, pour cause d'organisation défaillante du week-end.

Bref, ce fut la course, et au coucher du soleil, j'ai enfin pensé au "Cacolendrier" (néologisme derrièreportériste si bien ficelé que tout le monde l'a adopté !).

Il a fallu que je sois très vigilante, une véritable attention à ce qu'on vivait ensemble plutôt qu'à l'enchainement de mes activités, perfusée de stress par mon objectif quasi obsessionnel - en l'occurence, boucler la journée à une heure décente pour la petiote, et de préférence avec quelque chose dans le ventre.

L'Homme des bois était aussi à ses travaux ménagers (nettoyage de ses outils de travail), Mamzelle sur les talons. Tant pis pour le repas, j'ai pris 5 minutes et je suis allée cueillir la photo du jour... Dire que ce joli moment m'aurait complètement échappé sans elle !

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Photo toute floue, et que j'aime :)

*

La petite moisson de la semaine a commencé chez Béné qui nous enchante les pupilles chaque jour un peu plus, par un doux tête à tête chez Cécile, autour d'une table ensoleillée chez ¤Ju¤ pour nous mener à la cave chez Mema ! Bravo les filles :)

 
publié dans : les yeux ouverts
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Lundi 17 mars 2008
Entendu dans la dernière conférence que j'ai fréquentée :

"Vous aimez la nature ? En êtes-vous sûrs ? Evidemment, tout le monde aime les petites fleurs... Mais le gluant, le mou, le pourissant ?... Et pourtant, ça aussi c'est un aspect de la nature." (Frédéric Pagès)

Un aspect oui, et pas des moindres. La matière en décomposition, c'est la nourriture de la terre. Et dans le prolongement logique de cette pensée, comment voit-on, comment vit-on la mort ? On naît et on meurt dans l'asepsie la plus totale. Nos précieux corps ne nourrissent aucune autre espèce ni ne deviennent terreau. Ils se décomposent solitaires dans des prisons de béton. A moins qu'on ne les brûle, ce qui en terme d'apport à l'environnement est à peine un peu mieux...

Pour moi, la nature, c'est aussi cet immense tabou...
 
publié dans : les yeux ouverts
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Dimanche 16 mars 2008
C'est à croire que je prends goût à certaines routines... pourvu que ça dure ! Depuis la semaine dernière, je réalise un exercice de mise en page/graphisme par dimanche. C'est celui du jour qui m'a donné envie de le partager, en même temps que je garde une trace de mon évolution en la matière.

Les images s'agrandiront sous votre clic. La photo du poème vient de .


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recadrage et décomposition d'une photo ; montage final juste pour le plaisir

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poème mis en page et agrémenté d'un élément,
dans le but de le rendre plus agréable à la lecture
- les avis sont d'ailleurs ici partagés quant à sa lisibilité ;) -
(je ne suis sûrement pas objective, vu que le poème m'a beaucoup touchée,
le support m'importe peu du coup)

publié dans : atelier
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Samedi 15 mars 2008
Un jour de cette semaine, l'impulsion d'un rêve m'a guidée près de mon arbre.
Réveillée en sursaut, pour joie violente de retrouvailles insensées.
La nostalgie est arrivée après - si j'avais rêvé vrai, son visage aurait changé. Et l'inquiétude, ensuite : où était l'autre ?

Je me suis agenouillée sur ses contreforts, et j'ai laissé les souvenirs affluer. Mes mains, automatiques, ont commencé à creuser.
Une combinaison de termes m'est apparue, que j'avais peut-être oublié de composer .
J'ai trouvé la racine qui s'était invitée plusieurs fois dans mes nuits, à l'instar de celle-ci.
C'est pas possible, je pensais que leurs parents parents avaient déménagé !?
Je la tenais au creux de mes paumes. Fallait-il que je sois mal réveillée : j'ai essayé de l'extirper.
Allô, bonjour, pourrais-je parler à Monsieur D ?... Ah, d'accord, je rappellerai... Non, je suis une amie de ses fils, enfin, j'étais, il y a longtemps... Quoi, P. est là !?... Mais... Je note... merci, merci, merciiii !!....
La larme embuait mon oeil et le rire étouffait ma gorge.
Des centaines, des milliers de mots ont tout de même réussi à passer.
Comme le coeur d'un chaton épuisé par la traversée, j'ai massé avec mille précautions, et sous mes doigts tremblants, quelque chose a recommencé à pulser.
Certaines amitiés ne s'éteignent pas. Elles dorment.
Tendrement, j'ai repoussé la terre sur les souvenirs et me suis pressée contre le tronc de l'arbre. Les yeux rivés aux bourgeons sur les branches, guettant le parfum de la sève particulière qui remontait.
Je vais les revoir, l'un puis l'autre... Tout bientôt...

*
(Voilà la raison de mon silence de ces derniers jours. Je me suis occupée de mes rêves - à moins que ce soit l'inverse.)
 
publié dans : vagues d'âme, bruissements d'aime
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Samedi 15 mars 2008
En voyant la date, j'ai su qu'elle m'apporterait de belles surprises. "Vendredi 14 mars", ça sonnait comme un air de printemps sur un grand sourire. J'ai gardé cette conviction au fond de moi puis les activités se sont enchaînées sans que j'aie le loisir d'y repenser, entre bénévolat, cuisine, démarches diverses, allers-retours... Un quotidien joyeusement rempli, avec un peu les idées ailleurs et le coeur en fête, grâce aux deux jours précédents. Rien à voir pour l'instant avec ce fameux "ven-dre-di-qua-tor-ze-mars".  Une des premières copines rencontrées ici me propose d'aller boire un verre avec tous ses amis, mais ça fait trop de monde pour la sauvage que je suis. J'essaie de remettre ça à un autre jour, seulement voilà, ce jour-là compte pour elle, j'irai donc à sa soirée d'anniversaire.

Au début j'étais en complet décalage, ne sachant pas de quoi parler, ne cherchant pas vraiment - cependant l'ambiance était conviviale et simple, et l'on ne me tenait pas rigueur de mes réponses laconiques. Je me suis un peu, puis franchement déridée au fil des discussions et des blagues potaches. Et la musique aussi, qui comme par hasard passait de lounge à latino. Le fil des heures m'a entraînée dans une danse joyeuse, et je me suis retrouvée dans une vraie soirée comme je n'en avais plus fait depuis...
oui, cinq bonnes années ! L'heure des rêves a sonné dans l'invisible. Baguette magique, soudain j'étais là, le rythme dans la peau, entourée d'une bande de potes, d'une douce ivresse et même d'un chevalier servant. Ouais.

J'ai peut-être bien rêvé, finalement...

 
publié dans : les petites histoires
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Samedi 15 mars 2008
Mamzelle a besoin de son cadre routinier rassurant. Pourtant on a toujours l'impression de la lui imposer. Je ne parle même pas de notre perception de la chose, le concept de routine et son cortège d'habitudes immuables nous étant à peu près aussi familier que la paille de l'éléphant : on comprend à quoi ça sert mais on est vraiment, vraiment embêtés de devoir l'utiliser. Cela nous demande une gymnastique quotidienne, des pas plus confortables que ça, et même parfois ça nous fait mal.

Seulement l'expérience nous a prouvé qu'elle en a besoin. Donc nous nous y plions, nous l'imposant à nous-mêmes et avec l'impression de le lui imposer aussi. Mamzelle a cela de particulier qu'elle l'intègre plutôt bien au début, et de moins en moins au fil des jours. Il faut alors se renouveler. Rester dans la trame de la routine mais lui apporter de menues modifications. Ce qui nous demande des trésors d'ingénuité et d'imagination.

Par exemple en ce moment le rituel du soir à la mode est "à l'envers". D'abord l'histoire, ensuite les dents, enfin passage aux toilettes. Seul le câlin reste à sa place, au-revoir final.
Ce soir, pour voir, je lui ai lu une histoire à l'envers. En commençant par la dernière page, et en remontant jusqu'au titre. Je crois qu'elle a bien aimé...

Si je résume il lui faut une routine mais fantaisiste, un cadre rigide mais avec une certaine marge de manoeuvre, des habitudes bien ancrées qu'on déplace régulièrement...

A part ça nos relations sont au beau fixe depuis qu'on l'oblige à porter ses chaussons.

Notre fille est un mystère...

 
publié dans : les petites histoires
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