Dimanche 9 octobre 2005

1°/ Reconnectez-vous avec votre Enfant intérieur. Il peut vous parler dans vos songes, apparaître lorsque vous êtes malheureux(se), faire couler vos joies et larmes...

2°/ Quand il est là, l'accueillir et l'écouter... Comme tous les enfants, il est a beaucoup de choses à dire, vous posera moult questions et répondra volontiers aux vôtres.

3°/ Parmi tous les rêves de l'Enfant, choisir celui que vous voulez réaliser en premier et exprimez-le - à voix haute ou en votre for intérieur. C'est la Phrase.

4°/ Accordez à la Phrase un temps hebdomadaire - celui d'y réfléchir, d'en faire un poème ou de la dessiner, vous pouvez également organiser un rituel, une offrande.

5°/ Une fois l'habitude inscrite dans la pensée ou le geste ou l'objet, convoquez les forces qui vous habitent (en vous recueillant ou en priant, par exemple). Vous pourrez leur dire que vous êtes prêt(e) à voir votre rêve s'enraciner dans votre réalité. Choisissez bien vos mots, car dès lors, tout ce que vous demanderez vous sera consenti !

6°/ En attendant que votre vie s'accorde à votre rêve, goûtez le bonheur d'être enfin en paix avec vous-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

publié dans : les petites histoires
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Samedi 1 octobre 2005

Lorsque l'Homme et moi nous sommes connus, nous travaillions tous les deux en région parisienne. Nos positions respectives nous procuraient une reconnaissance confortable, sur le plan social comme financier. Le fait de nous rencontrer nous a permis de reconnaître en nous ce qui nous liait profondément, et dont nous n'avions pas forcément conscience... C'est ainsi que notre vie a changé, radicalement, en quelques mois.

D'abord l'arrivée de Mamzelle. Je travaille beaucoup et jusqu'au bout de mon idyllique grossesse, mais sa naissance (violente, par césarienne) est une grande gifle qui me fait tout remettre en question. L'allaitement est dès lors porteur de forts enjeux. C'est son prolongement qui nous oriente vers la consommation bio, de même que la responsabilité de cette planète - ou de ce qu'il en reste - que nous allons lui transmettre.

Sa venue s'est aussi accompagnée chez moi d'une envie, d'un besoin de retourner sur les terres qui m'ont vue naître. Vincent, qui avait passé son temps d'études dans ce même coin, m'avait déjà précédée dans ce souhait.

C'est ainsi que peu après le premier anniversaire de Mamzelle, nous déménageâmes dans le Tarn. Il avait trouvé un boulot, et comme j'étais en fin de congé parental (la première période), j'ai bénéficié du "suivi de conjoint".

Devenue demandeuse d'emploi, il me paraissait inconcevable de profiter du système les doigts de pieds en éventail (même si s'occuper de Mamzelle vaut bien des boulots à plein temps, au niveau de l'activité induite !). Mais il me paraissait tout aussi inconcevable de retourner dans le milieu féroce de la gestion financière. C'est ainsi que je me suis lancée dans un pari difficile, au moment où lui acceptait un travail plus prometteur dans l'Aveyron. J'ai commencé une formation qui pendant plusieurs mois allait m'éloigner de ma fille 10 à 12h par jour, 5 jours par semaine. Sans pouvoir compter sur le Papa qui rentrait un soir sur deux, et bien tard...

Il y a des circonstances et des gens qui m'aident. D'autres situations, d'autres personnes, me mettent bien des bâtons dans les roues...

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Samedi 1 octobre 2005

A chaque traversée délicate, j'ai trouvé un passeur de gué... offrant sa présence bienveillante et son accompagnement actif. Sans m'obliger. A mon rythme.

Il me fera éviter les écueils tout en me laissant le choix de l'itinéraire. Tolèrera ma présence sans rien me demander en retour.

 

 

Sur la barge, je peux me laisser aller en toute confiance, observant les spirales et les méandres des courants, évaluant le risque qu'ils me feraient courir, sans mon précieux partenaire.

Je n'ai que ma reconnaissance à offrir. L'échange est inéquitable. Alors je garderai en moi l'empreinte de cette dette, elle viendra grandir ma gratitude pour ce chemin qui est mien, j'y sèmerai des fleurs, de celles qui toujours fleuriront et embelliront mon paysage - et peut-être celui des passants ?

Bien à Vous, toujours...

 

Mes passeurs, mes ami(e)s...

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Mardi 27 septembre 2005

L'automne est arrivé, sans un buit, sans rien déranger, comme à son habitude...

Le soleil s'est fait oblique et diffuse une lumière orangée. Les soirées sont plus longues et plus douillettes. On rentre plus tôt, chassés par la pénombre précoce et la fraîcheur. L'occasion de se retrouver autour d'un thé, d'une pile de crèpes ou de quelques marrons cuits.

C'est la saison des retrouvailles et de la convivialité, après la frivolité estivale. Une autre chaleur, celle qui diffuse de l'intérieur.

publié dans : saisons
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Dimanche 25 septembre 2005

Il est un rocher sculpté par une boucle du Tarn, il est un village taillé dans le gris minéral.

 

 

 

 

 

Une grande bâtisse attire l'oeil : sa façade impeccable, couleur d'été, rappelle une station thermale. Il s'agit en réalité d'une centrale hydroélectrique !

Puis un restaurant dévoile derrière les branchages, sa terrasse bigarrée.

Les berges du Tarn verdissent tendrement.

Une boîte aux lettres devient champ de tournesols...

Entre roche et eau, les couleurs éclatent ! Mais, de l'eau ou de la pierre, lequel domine ? Bruts ou sophistiqués, tour à tour chacun déploie sous nos yeux ses charmes étonnants.

De ruelles escarpées en escaliers vertigineux, de falaises aiguës en pierres taillées...

Et le Tarn, indolent et majestueux d'un côté, rapide et capricieux de l'autre... Gentiment apprivoisé en cette saison, mais dont un niveau indique les débordements, et la date du 9 novembre 1982, témoin passé de la liberté de l'élément...

[ "- Comment ça, le Tarn, une rivière !! Pourquoi pas une source ?!

- Les fleuves, ils se jettent dans la mer. Ton Tarn, il se jette dans la Garonne !

- Alors la Garonne est une rivière, vu que c'est la Gironde (Garonne+Dordogne) qui se jette dans la mer.

- Il y a 5 fleuves en France, dont la Garonne, et sans le Tarn... Et la Gironde c'est un estuaire, c'est un bout de mer qui entre dans les terres !

- Pfff... Un fleuve, la Gironde est un fleuve !

(...)

- Et Ambialet, tu vois, c'est une presqu'île... tu sais, une presqu'île c'est un bout de terre qui s'avance dans la mer !!! (moqueur il est !)

- Ah ben voilà ! alors maintenant, le Tarn, c'est une mer !!!" ]

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Samedi 17 septembre 2005

La matinée s'est laissée pousser par le soleil montant, une invitation à déjeuner, le sourire des enfants...

Et voilà ma parfaite après-midi qui se déroule tranquillement sous mes yeux : une tablée très gaie qui laisse le temps filer en grignotant du raisin et en courant après les bambins.

Que c'est simple parfois la vie !

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Samedi 17 septembre 2005

1/ Choisir une belle journée d'arrière-saison

2/ Repérer un sentier discret

Le plus dur est fait ! Il ne reste plus qu'à :

3/ Se laisser caresser par les rayons qui se faufilent dans les feuillages,

4/ Regarder frémir la rosée sur l'herbe sauvage,

5/ Se délecter de quelques mûres,

6/ Ramasser les fruits échappés d'un verger somnolent,

7/ Le nez en l'air, remercier la Terre, les Arbres, le Vent...

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