Lundi 26 mai 2008
Je change un peu de registre, parce que j'ai beaucoup de mal en ce moment à vous dégoter une vraie photo de "Cacolendrier"
(©Cécile).
Il faut dire que le lundi comme de plus en plus d'autres jours, mon temps est grignoté par mes toutes nouvelles toutes belles responsabilités. Je vous raconte vite fait : il était une structure
d'insertion et de médiation sociale (entre autres) au milieu d'un quartier dit sensible. C'est-à-dire avec des taux de jeunes au chômage frôlant les 50%, et des sans diplômes (même pas le Brevet) à
la pelle. Ajoutez à cela des tours à casier en guise d'habitations et un enclavement croissant du quartier, et vous obtiendrez une jolie poudrière où pourtant il fait encore bon se prélasser le
soir au crépuscule, seule avec un appareil photo. La preuve :

Le miracle tient bien sûr à ceux qui se démènent depuis des années sur le terrain, employés et bénévoles.
Sauf que c'était sûrement trop beau, l'Empereur local a décidé qu'un bon sabordage lui éviterait un contre-pouvoir potentiel... Eh oui, une association c'est aussi, surtout, un formidable outil citoyen, et déjà, ça, chez un précurseur de la droite décomplexée, ça peut ne pas passer. Alors on sort l'artillerie lourde. Cassez-les tous, dieu reconnaîtra les siens !
J'aimerais tant pouvoir ajouter que je schématise pour les besoins de l'exposé, que je caricature pour accrocher mon auditoire (au fait, z'êtes toujours là !?) mais la triste, la cruelle, l'insupportable réalité c'est que ça arrive vraiment, tout comme ça.

Alors aujourd'hui, comme tous les soirs ces temps-ci, après avoir fait tout ce que j'ai pu, c'est-à-dire pas grand-chose, je m'offre un crépuscule dans l'objectif. Et des tours de pédale acharnés, ou une marche à l'allure un peu forcée. Et le parfum du chèvrefeuille, et les lueurs hésitantes dans les allées. Et les airs de guitare qui vous surprennent, et les familles multicolores au pied des HLM.
Et je digère le jour, et je cueille l'espoir du demain. Il paraît qu'on en aura besoin.
Hier chez Cécile on contemplait un bel arbre... Et on passait mardi chez Mema une journée sous la pluie - hourra !!

Le miracle tient bien sûr à ceux qui se démènent depuis des années sur le terrain, employés et bénévoles.
Sauf que c'était sûrement trop beau, l'Empereur local a décidé qu'un bon sabordage lui éviterait un contre-pouvoir potentiel... Eh oui, une association c'est aussi, surtout, un formidable outil citoyen, et déjà, ça, chez un précurseur de la droite décomplexée, ça peut ne pas passer. Alors on sort l'artillerie lourde. Cassez-les tous, dieu reconnaîtra les siens !
J'aimerais tant pouvoir ajouter que je schématise pour les besoins de l'exposé, que je caricature pour accrocher mon auditoire (au fait, z'êtes toujours là !?) mais la triste, la cruelle, l'insupportable réalité c'est que ça arrive vraiment, tout comme ça.

Alors aujourd'hui, comme tous les soirs ces temps-ci, après avoir fait tout ce que j'ai pu, c'est-à-dire pas grand-chose, je m'offre un crépuscule dans l'objectif. Et des tours de pédale acharnés, ou une marche à l'allure un peu forcée. Et le parfum du chèvrefeuille, et les lueurs hésitantes dans les allées. Et les airs de guitare qui vous surprennent, et les familles multicolores au pied des HLM.
Et je digère le jour, et je cueille l'espoir du demain. Il paraît qu'on en aura besoin.
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Hier chez Cécile on contemplait un bel arbre... Et on passait mardi chez Mema une journée sous la pluie - hourra !!




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