Vendredi 29 décembre 2006

Je n'en menais pas large, quand même. Je savais qui j'allais revoir. Que j'avais réussi à éviter pendant de longs mois. Mais là il était temps, je le savais, le sentais et accueillais positivement cette occasion de repartir, pour voir. Il n'empêche... Je n'en menais pas large.

Alors quand il m'a proposé de faire un détour pour aller jusqu'à un point de vue, j'ai vite acquiescé. C'est ainsi que nous avons quitté la nationale et ses gentils virages larges, dans la vallée, pour grimper dans la montagne, la forêt. Des bras de brume avaient somnolé tard dans les branches à moitié dénudées. Les rouges de cet automne tardif se mélaient aux gris. Un seul regard sur le côté suffisait à vous plonger dans cette atmosphère forestière si évocatrice.

Et on tournait, et on montait. "Je ne pensais pas que c'était si loin". A la limite de plusieurs "pays", pourtant, on devait y contempler deux confins, deux berceaux : les Pyrénées et la Méditerranée.

Et pendant que la route continuait de sinuer, le répit qu'elle m'accordait me détendait... Je repensais à ce qui avait fait ces derniers jours, ces dernières heures. Les messages reçus comme des cadeaux... l'amitié si forte qu'elle se riait des distances, la présence malgré l'éloignement, l'affection enveloppante sans les doigts pour s'effleurer.

Une esplanade se présenta à nous, surplombée par des rochers debouts. Nous sortîmes pour gravir les marches. Sous le ciel pur et le soleil limpide, c'est le vent froid et piquant qui nous fit ployer. Nous allâmes tout de même jusqu'au bout, pour voir, bien sûr. Des petits humains comme nous, en plus courageaux, avaient posé là une table d'orientation. L'on voyait les cîmes, d'un blanc immaculé... mais cette fois, pas les flots. Le temps de voler trois photos à l'immensité, à la beauté sauvage et rude, et les fragiles êtres que nous sommes courûmes nous réfugier dans la tiédeur de la voiture.

On est repartis aussi vite. C'est pas un temps pour sortir, pas un environnement où l'on s'attarde... La route mit plusieurs heures à nous descendre au niveau de la mer... de l'amer, de la mère, qu'importe. Je me sentais forte. Il est des amitié qui vous forgent. Ça va tout de suite mieux, lorsqu'on se confronte aux immensités.

 

 




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Jeudi 28 décembre 2006
Parce que Paris Combo parle bien mieux que moi de la vie, des chemins, de la marge et des regards...

Aujourd'hui je me tais et vous laisse en leur compagnie :)


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Mercredi 13 décembre 2006

Chaque jour qui passe m'apporte l'envers de celui qui le précède (et de celui qui le suit, adoncque !). Les mots,eux, jaillissent tout désordre dans ma tête sans daigner s'allonger sur le clavier.

Je me venge sur le look de ce blog. Certains visiteurs doivent bien rigoler - à moins qu'ils ne hurlent avant de fermer les yeux qui ne s'y attendaient pas. C'est que certaines heures le voient arborer des couleurs et formes... disons, intéressantes.

Je promettrais bien de garder les couleurs pastel de cette fin de journée. Sauf que je ne sais où la fantaisie des jours conduira mes trash-tests css !
(Sans compter que sa logique ne m'est pas encore toute acquise, j'avoue !)

Allez-y, vous pouvez vous moquer ;)

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Vendredi 8 décembre 2006

Je me lance avec un petit avertissement : si vous ne voulez pas lire un billet qui ternira le faste (certains disent "magie") de Noël, il est temps de cliquer ailleurs. Pour les courageux qui restent, accrochez-vous ;)

Noël ne se déroulera pas comme je l'aurais voulu. Le réveillon sera fêté chez une personne de la famille proche. Il y aura de la joie, de la chaleur et des enfants. Pourtant je me sens prise au piège.

Je sais que nous sur-consommerons et surtout que nous baignerons dans les emballages jetables et les jouets en plastique et à pile. Lot dont une partie nous reviendra. Il y en a même que nous aurons acheté (sauf ceux à pile, il faudra me passer sur le corps !).

En y réfléchissant bien, à part le choix du menu, nous aurions dû faire face à ce dilemme, même en fêtant Noël ici...
Allez savoir pourquoi, cela me crée une tension incroyable.

Je crois que finalement, elle illustre tellement bien le fossé entre nos aspirations et les limites de nos actes volontaires, que c'en est insupportable pour moi.

Alors, entre :

- le mythe du Père Noël que je refuse de personnifier (je ronge mon frein à chaque fois que j'entends un mensonge tarabiscoté pour expliquer par où il passe et à quelle heure, etc),
- la consommation de viande et de foie d'animaux non respectés (pour ne pas dire maltraités),
- la débauche de papier,
- les cadeaux ci-dessus évoqués...

... je vais retrouver malgré moi à peu près tout ce que je cherche à fuir depuis plus de 2 ans.

La confrontation va être raide. Je prendrai bien une coupe de champagne, merci.

 

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Jeudi 7 décembre 2006

J'ai aimé des maisons comme on aime des personnes. Et de toutes celles auxquelles je me suis attachée, il en est une qui m'aura marquée à jamais. Une grande maison ancienne, toute de pierres, briques et colombages, de bois et de tomettes, de grandes cheminées et de petits recoins intimes. Construite en U autour d'une cour pavée, l'on pouvait se voir d'un bout à l'autre de la maison, par les fenêtres. C'est aussi par la cour que la porte s'ouvrait : le visiteur arrivait directement au centre de la maison et de la vie qui s'y poursuivait ; l'accueil le plus chaleureux dont j'aie jamais été témoin. Et quand décembre arrivait, un grand sapin était placé là, dans cette cour-coeur, avec juste une guirlande électrique multicolore. Il illuminait toutes les pièces.

Les temps ont changé, les "propriétaires" aussi (peut-on vraiment se dire propriétaire d'une construction qui existait avant soi, et continuera après ?). Je n'y suis plus retournée, de toute façon la magie des lieux s'est déplacée avec les habitants, qui font vivre un autre endroit. D'autres âmes se conjuguent à celle de la maison.

Il m'en reste un rêve - notre logis aura un grand sapin planté devant. Il nous verra vivre toute l'année, grandira avec nous, et un mois par an il accueillera nos soins festifs, les musiques joyeuses et les rassemblements enthousiastes.

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Lundi 27 novembre 2006

Je l'aurai pas, ce poste. "Réponse lundi" : ça veut dire qu'on appelle le candidat élu à l'aube, et qu'on se donne la journée pour contacter les autres (tâche plus délicate, on ne s'y presse pas)...

Je fais donc partie du wagon de queue qui se demande pourquoi, peut-être que, et si, à côté du téléphone. Qui n'arrête pas de sonner, évidemment, c'est plus drôle. J'ai tout de même hâte d'entendre ce que je sais, ça m'aidera à passer à autre chose.

Ah et puis, le poste que j'espérais secrètement, celui qui se serait inscrit dans la continuité de mes travaux universitaires (et de ma vocation), n'est pas à pourvoir avant plus d'un an.

Le soleil d'aujourd'hui me nargue. Vivement demain, et même la pluie, oui !

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Jeudi 23 novembre 2006

Programme :

Soirée aux fourneaux.
Adorable petite puce qui navigue de l'un à l'autre pour prodiguer des mots doux.
Dégustation de crèpes.
Chaleur précoce de la couette.

~

(Je me mets une de ces pressions, pour demain... Mon remède habituel
- me convaincre qu'il presque préférable de ne pas obtenir le poste -
ne fonctionne pas...
Allez zou je file sous la couette.
Attendre que le sommeil me cueille... peut-être
)

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