C'était pas gagné d'avance. Habitant loin, nous ne nous voyions pas souvent. Et puis il y avait l'empressement de l'une, et la retenue de l'autre.
Et ces sentiments s'entrechoquaient sous mes yeux perplexes. Ma fille aura-t-elle autant de mal à accepter ma mère, que moi, plus jeune ?
Et puis, il y a eu un peu de temps. Le temps qui passe, celui qu'on se consacre, la proximité nouvelle aidant.
Et aujourd'hui je ne me lasse pas de les voir tisser les liens de cet amour qui n'appartiennent qu'à elles deux. C'est une relation fabuleuse qui se construit, pour la vie.

A toutes les mamans qui me lisent : je vous envoie une bise, virtuelle, mais du fond du coeur.
Parce que malgré tout le tapage commercial, malgré l'histoire, Pétain, tout le tintouin... Je ne m'attarde pas sur beaucoup de fêtes, mais la fête des mères, elle a ce petit quelque chose en plus, que rien n'atteint.
Sûrement, le sourire du petit qui vous offre une fleur. Ce que j'ai vu de plus beau depuis bien longtemps...
"Plus la mondialisation se développera, plus il y aura de concentration... et plus les marges seront importantes, et plus on pourra les faire fleurir."
Robert Marty, 11 mars 2006
A chaque traversée délicate, j'ai trouvé un passeur de gué... offrant sa présence bienveillante et son accompagnement actif. Sans m'obliger. A mon rythme.
Il me fera éviter les écueils tout en me laissant le choix de l'itinéraire. Tolèrera ma présence sans rien me demander en retour.
Sur la barge, je peux me laisser aller en toute confiance, observant les spirales et les méandres des courants, évaluant le risque qu'ils me feraient courir, sans mon précieux partenaire.
Je n'ai que ma reconnaissance à offrir. L'échange est inéquitable. Alors je garderai en moi l'empreinte de cette dette, elle viendra grandir ma gratitude pour ce chemin qui est mien, j'y sèmerai des fleurs, de celles qui toujours fleuriront et embelliront mon paysage - et peut-être celui des passants ?
Bien à Vous, toujours...
Mes passeurs, mes ami(e)s...
La matinée s'est laissée pousser par le soleil montant, une invitation à déjeuner, le sourire des enfants...
Et voilà ma parfaite après-midi qui se déroule tranquillement sous mes yeux : une tablée très gaie qui laisse le temps filer en grignotant du raisin et en courant après les bambins.
Que c'est simple parfois la vie !
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