Samedi 2 juin 2007
Petits pieds voyageurs... Bottés pour sautiller sous les gouttes, pressés pour rejoindre une Tatie adorée, tout de neuf chaussés pour danser de joie sur le trottoir, dénudés pour le plaisir de les rhabiller de fleurs...
Petits pieds heureux à cent à l'heure :)

 
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Mardi 15 mai 2007
C'est le coeur vert de ma ville. Le terrain de prédilection des jeunes pousses en mal d'espace et de grand air. J'ai posé sur ses galets mes pas d'enfant, d'adolescente et de toute jeune adulte, j'y ai guidé les premiers pas de ma soeur, et puis la vie m'a emmenée ailleurs.

Aux grands chemins, au petit train, aux manèges et aux poneys, je préférais la petite butte et ses lacets ombragés. Cela n'a pas changé. Ni le plaisir des petits à tournoyer en lumières et musique, ni la nonchalance des passants, ni la générosité des marchands de bonbons.

C'était fort d'y revenir mère, et de m'y promener avec les miens...

 

PS : il y a du nouveau par là...
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Jeudi 10 mai 2007
bouquet.jpg


 

 

 

 

Il est beau ton pantalon
Il est beau ton haut
Tout t'est belle, Maman !

 
Mamzelle, 10 mai 2007

 

~


Ses paroles comme une gifle dans l'obscurité. Refermer la porte, aviser. Se souvenir des doux rayons de la lumière. Entrouvrir peu à peu, et se laisser gagner... et le soleil de ses mots investir ma journée.

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Mardi 8 mai 2007

Je pourrais vous parler de ce que je ressens après les résultats des élections. De la peur panique à l'idée de perdre 5 ans de mesures écologiques, de l'angoisse pour mon secteur d'activité, la culture, non-rentable par essence. Je pourrais m'interroger sur les raisons de cet échec de notre société, ce retour sur les valeurs qui faisaient  hier la France. De l'inquiétude à la vue des petites émeutes de ce week-end, l'irrespect de l'autre en filigrane, des deux côtés qui s'opposent.

Je pourrais aussi essayer de relayer les informations, tous ces petits films qui en disent long, les mesures de contrôle que l'on voit fleurir ça et là, les dérapages autoritaristes des pays presque voisins, qui nous attendent aussi bientôt, peut-être...

Mais je n'y parviens pas. Je ne peux pas m'investir ainsi dans le marasme, je crois que je n'en ai pas la force, que je ne suis pas taillée pour. Et puis il y a cette certitude, au fond de moi, que le futur gouvernement ne pourra changer complètement notre réalité quotidienne. Que nous pourrons réduire nos dépenses pour cotiser à une mutuelle, ou bien rembourser nous-mêmes nos frais médicaux. Que cela ne m'empêchera pas de monter des projets, bénévoles s'il le faut, et de remplacer la solidarité institutionnelle par un soutien efficace des personnes dans le besoin, autour de moi. Que tant qu'il y aura le jour et ses déclinaisons, de l'eau et des rivières, les enfants et la musique, nous serons là pour porter haut les espérances, et pour combattre ardemment.

Mes racines se sont développées sur ce territoire à forte culture résistante. C'est peut-être pour ça que j'y croirai, tant que sa sève me nourrira.
On n'aura peut-être pas des lendemains qui chantent. Mais on sera là, ensemble, et on le construira, notre avenir.

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Lundi 30 avril 2007

Nous errons dans l'obscurité. Tristes à en pleurer. Nous nous croisons parfois, le temps d'enlacer nos peines et d'y joindre nos larmes. On s'isole avec le défunt pour lui parler, prolonger le lien, et aussi, bêtement, pour s'assurer qu'il ne lui manquerait rien. Comme si on pouvait encore faire quelquechose pour lui. Comme s'il était encore là, un peu.

C'est qu'on imagine mal qu'il soit vraiment parti. Que chaque jour, désormais, se lèvera sans lui. Les murs résonnent de ses exclamations, de son rire, de son accordéon. L'air est empli de sa présence. Il allume des bougies dans nos déserts de larmes. Certains ponts détruits, timidement, pierre à pierre, repoussent. L'impensable se concrétise par un coup de fil, une visite...

Nous sommes une famille unie autour de lui.

Pour cela, et pour tout ce qu'il a su être, et nous transmettre, les mots qui hier déferlaient sur la berge, peu à peu, humblement, se retirent, jusqu'à laisser une tendre empreinte dans le sable, cinq lettres et une éternité d'amour : merci...

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Mardi 17 avril 2007

Avant la pluie, la surface est presque lisse. A peine quelques ridules : c'est la brise.

Et puis elle arrive. Elle vient d'en haut, tombe en flèches rapides, et remonte en grosses gouttes rondes. La surface, perturbée, laisse apercevoir des cercles sombres et emmêlés. Tout cela n'en finit plus de déferler, rebondir, s'engouffrer.

Pourtant, avec le temps, le flot finit par se calmer, les ronds par régresser. Tout redevient calme, il fait de nouveau bon se mirer sur cette surface immaculée.
L'orage est passé.
Sur le mur nord, bien caché, restent les stigmates des épisodes détrempés. Derrière nos façades soignées, de sombres dessins reviennent parfois contraster, au hasard des saisons, au gré des illuminations.

De l'autre côté, tout reste lisse. Ou presque : arrive la brise.

~

Des larmes, encore et encore... exploration sensible et collective du thème chez Dine : c'est par là.

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Lundi 2 avril 2007

... Et il s'est posé  !

Bienvenue "petit" Jean, longue et douce vie à toi :)

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