Vendredi 29 décembre 2006
"Les grands maîtres zen choisissent leurs trésors parmi les objets du quotidien, des objets naturels et ordinaires. C'est là qu'ils cherchent les formes de beauté les plus inhabituelles. La vraie beauté se trouve près de nous, mais nous ne la voyons pas parce que nous cherchons toujours trop loin.
Même les objets courants, comme une théière ou un couteau, quand ils sont régulièrement utilisés et appréciés pour leur commodité, deviennent beaux. Ils enrichissent notre quotidien de petites satisfactions que nous sommes les seuls à savourer."
L'art de la simplicité, Dominique LOREAU - Editions Robert Laffont, 2005
Je pense souvent aux couteaux d'une de mes grand-mères. Le manche était en écaille et la lame avait tellement été aiguisée qu'elle était presque plus étroite en son centre qu'à l'extrémité. Fins et d'apparence fragiles, ces ustensiles n'avaient pas leur pareil pour préparer nos légumes.
Ma théière est blanche, simple et costaude. Elle réchauffe mes matinées depuis 8 ans...
Et vous, quels sont vos beaux objets qui s'ignorent ?
Extrait de la Non-lettre au Père Noël :
" (...) Dis moi franchement Père Noel, dans les lettres que t'envoient les enfants, vois tu souvent des demandes du style " je voudrais que plus personne ne soit malheureux " ou bien "que tous les enfants aient des pouvoirs magiques" , ou "que mon chien apprenne à jouer au foot ? "?
Perso, ça m'étonnerait !!
Je te parie ton pesant de cacahuètes que ce que les enfants te demandent, ce sont les jouets en plastiques présentés dans les catalogues déposés dans la boite aux lettres, ceux qui sont mis en avant dans les magasins et qui passent à la télé. Avec un tel matraquage publicitaire cela n'a rien d'étonnant.
Le voilà le rêve : la consommation . Avec Noel on forme trés tôt des petits consommateurs, qui toute leur vie croiront que le bonheur passe par la possession de la dernière télé ecran plat ou je ne sais quoi .
Et ça grace ou à cause de toi. (...) "
Biboudavril a tout dit ! Merci !
Dimanche 12 novembre 2006
Trouvé grâce à Stéphanie, un site de dessins à imprimer : d'abord des chouettes mandalas (certains très simples pour les mains des petitous) mais aussi des personnages (dessins animés, elfes, bonhommes de neige...), animaux et plantes, illustrations d'évènements, des mois de l'année...
Site très sympa bien qu'en allemand (mais bon, si moi j'y arrive, tout le monde peut !).
Car la vie et la mort sont une, comme le fleuve et la mer.
Khalil Gibran
in Le petit livre des jours, Laurence E. Fritsch, Ed. La table ronde, 1995
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Ce qui me rappelle étrangement une histoire de noir et de blanc...
Ouvrir la cage à son âme - appelez ça comme vous voudrez - la tirer de sa nuit, est une des actions les plus difficiles et les plus douloureuses qui soient.
Anna et Mister God - Fynn, Seuil 1976
Mister God, this is Anna - Fynn, William Collins, Sons & Co, 1974
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Oui... c'est bien cela. Bien sûr. Ca fait mal, depuis que Mamzelle est née. Ca fera mal, jusqu'à délivrance complète.
Sans péridurale, merci. Ca dure longtemps en général ?
En intégrant la notion de temps (...), les rituels nous aident à passer sans peur par les transformations inévitables, inhérentes à notre condition humaine. Celles-ci deviennent aisées lorsque nous pouvons les vivre dans l'ouverture. Les rituels diminuent donc la peur et l'anxiété en nous faisant embrasser en conscience les changements auxquels nous devons faire face. Ils diminuent notre sentiment d'impuissance en nous faisant participer activement à l'évolution inévitable dont nous pouvons devenir l'artisan. Cela me rappelle cette phrase de Jean Cocteau : "devant le mystère, feignons d'en Être l'organisateur".
Maud SEJOURNANT in Préface de Rituels au fil des jours, Barbara BIZIOU, Ed. Jouvence (2005)
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Il y a des personnes qui vivent les transitions sans anxiété aucune, et même avec un sentiment d'ivresse joyeuse (comme moi). D'autres que les changements plongent dans un profond désarroi. Qui ont besoin de temps pour se sentir de nouveau en sécurité. Et il y a les enfants, qui souvent les vivent comme des ruptures, en sont désorientés, insécurisés et terriblement angoissés. Les rituels viennent alors à la rescousse. C'est un peu magique, oui : on ne comprend pas les mécanismes, pourquoi tel sentiment s'apaise lorsqu'on consacre tel rituel, pourquoi son absence peut manquer cruellement... les rituels sont à peu près aussi obscurs que puissant à dénouer les situations.
Et il parait qu'un rituel peut aussi aider à franchir des caps qui tardent à se laisser dépasser.
Ca, c'est pour moi :)
vos mots