Mardi 13 février 2007

Je savoure depuis Noël un cadeau que l'on m'a offert : l'Art de la Simplicité de Dominique Loreau. (J'ai aussi savouré de voir la personne qui méprise notre mode de vie et nos valeurs, me l'offrir. Mauvaise fille que je suis ! :D )

J'aurais beaucoup de choses à en dire, à commencer par le fait qu'il est rédigé pour les femmes (je trouve cela incroyablement rétro, et j'assure aux messieurs ici présents qu'à mon sens, il peut concerner tout lecteur !).

Je commencerai par un chapitre lu hier et qui m'a bouleversée... Morceaux choisis, première partie.

~

Réapprenez la faim

Ne mangez que lorsque vous avez faim

Adoptez un rythme de vie vous convenant. Prenez des aliments qui satisfont votre corps (...) et non votre gourmandise ! La plupart des gens mangent parce qu'ils sont anxieux ou qu'ils s'ennuient. (...) Apprenez à prendre votre temps, à ne pas être stressée, à savoir dire non et à préparer de beaux plats simples. Entraînez-vous aussi à éliminer tout ce qui est négatif. Les aliments ne sont pas nos ennemis, mais au contraire nos meilleurs médecins.

Mangez quand vous avez faim.
Savourez pleinement chaque bouchée.
Arrêtez de manger lorsque vous n'avez plus faim.

(...)
Apprenez à ne manger que lorsque votre estomac à faim ; non parce que c'est l'heure de se mettre à table, que vous vous ennuyez seule dans votre cuisine, fatiguée entre deux corvées, désireuse de vous "récompenser" après un travail stressant, bleue de dépression, verte de colère ou jaune de jalousie.

Tout cela semble simple, mais demande une prise de conscience pour exercer ses muscles cérébraux atrophiés à force d'avoir été mal utilisés. Il faut d'abord identifier la sensation de "faim", puis celle d'avoir "assez" mangé. Il faut aussi apprendre à distinguer ce que votre corps voudrait manger de ce que vos envies vous dictent. Lorsque vous voyez un gâteau qui vous tente, essayez de vous poser la question : "Est-ce que je préfère le gâteau ou un corps dans lequel je me sens bien ?" Et enfin, apprendre à vraiment goûter la saveur des aliments. Le corps est un instrument réglé avec une extrême précision, un instrument qui aime que l'on s'occupe de lui. Il possède un système autorégulateur qu'il suffit de savoir activer.

La faim vient un jour, et pas le jour suivant. Le corps et ses exigences varient selon de nombreux facteurs. Si nous ne savons pas à quelle heure nous aurons besoin de nous vider les intestins, nous ne savons pas plus à quelle heure la faim nous prendra. Il y a des jours où seule une collation vers 16h suffit, d'autres où la faim se déclare au réveil. Alors pourquoi plier son corps à des horaires ? Cette liberté de ne manger uniquement que quand vous le désirez vous donnera aussi celle de refuser toute alimentation quand vous ne le voulez pas.

Dominique Loreau, l'Art de la Simplicité, éd. Robert Laffont, 2005

~

J'ai tout d'abord été choquée par le sous-titre "Réapprenez la faim". Je me rends compte que la représentation que j'ai de la faim lui associe la peur de manquer, la pauvreté, la misère, et même la maladie.

Puis j'ai réalisé qu'il n'est pas rare que je ne ressente aucune faim de toute la journée. Je prépare chaque repas par habitude, même lorsque je suis seule avec Mamzelle et qu'elle m'assure qu'elle n'a pas faim.
Comme à midi, où elle s'est attablée pour faire comme moi, et où nous avons picoré quelques feuilles d'artichaut... Elle par curiosité et par gourmandise de vinaigrette, moi parce que j'ai eu peur d'avoir faim ensuite. Du coup j'ai mangé consciemment, en me concentrant sur ce que je faisais et les goûts qui se déployaient dans ma bouche. J'ai été très vite rassasiée. J'ai tout de même terminé un plat de lentilles qui s'ennuyait depuis quelques jours au réfrigérateur (je déteste jeter de la nourriture) et malgré ma satiété, j'ai entrepris une orange, au cas où Mamzelle en voudrait aussi.

A aucun moment, mon repas n'a été pris par faim. Et je gage qu'il en fût de même pour ma fille.

Ainsi, si je ne m'attarde pas sur l'approximation des "muscles cérébraux", je trouve beaucoup de vérité et de bon sens aux propos de l'auteur. Ils sont une révélation pour moi. La suite du chapitre... c'est pire ! J'y reviendrai bientôt (en attendant, je... digère un peu ses propos).

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (13)   

Dimanche 4 février 2007

Les gens qui ressentent un besoin, par exemple de changement, visent souvent un objectif de changement tellement radical qu'ils se donnent là la meilleure raison de ne jamais changer : "C'est trop dur, c'est trop lourd, ça implique trop de choses, ça concerne trop de gens ou d'aspects de ma vie, donc je ne change rien !"

C'est pourquoi il est précieux d'inviter l'autre ou de s'inviter soi à se dire : "Quelle est la plus petite chose ou la chose la plus agréable, même petite, que je pusise dire ou faire et qui aille dans le sens du besoin que j'ai identifié ?"

Non pas la plus grande chose, mais la plus petite, non pas le plus pénible mais le plus agréable. Cette question surprend souvent les personnes, parce que notre esprit, habitué aux performances et entraîné aux résultats, cherche l'épreuve à laquelle se mesurer, cherche le challenge d'un enjeu de taille. Comme si la réalité n'était pas faite de toutes petites choses tissées avec d'autres toutes petites choses et d'autres toutes petites choses encore qui peuvent faire ensemble de très grandes choses.

Cet aspect modeste et réaliste de la demande suscite souvent des doutes à une époque régie par l'automatisme des déclics : téléphones, télévisions, électroménagers, voitures, ordinateurs. Nous changeons de spectacle, de programme, d'interlocuteur et de vitesse par un seul déclic ! Accepter l'humilité et la lenteur du processus vivant est si peu habituel que beaucoup trouvent cette attitude peu naturelle. Et pourtant !

Thomas d'Ansembourg, Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Les Editions de l'Homme, 2001

~

Non, je ne touche rien de ce monsieur à la fin du mois, je le jure ;)

Là je n'ai pas pu m'empêcher de reprendre cette partie... Il n'y a donc pas que les écologistes et autres aventuriers de la simplicité volontaire qui plaident pour les petits pas, tout en mettant en évidence le plaisir qu'on peut retirer de leur mise en pratique.

C'est comme ces livres que l'on dévore parce que le sujet est fascinant et que l'auteur le traite d'une plume enlevée. N'avez-vous jamais regretté d'arriver trop tôt à la dernière page ? Mes meilleurs souvenirs de lecture correspondent aux ouvrages que j'ai dû lire par petites touches, je me rappelle l'ambiance des scènes décrites, quelques particularités d'écriture, l'odeur des pages...

Souvent j'assimile la vie à un chemin que l'on parcourt. On peut marcher en plaine, parfois cela descend doucement, sous une légère brise et le parfum des fleurs sauvages. D'autres fois il pleut et il vente. Il arrive que certains passages soient escarpés. Et quand le brouillard s'y met, alors, les amis, vous lirez une prose torturée par ici ;)

J'ai mis 32 ans à l'accepter, mais aujourd'hui il me paraît clair que chaque rocher, chaque pente, chaque nuage, est important sur ce chemin. Je peux pester de n'y voir goutte ou de glisser, il me sera impossible d'accélérer. Accélérer pour quoi d'ailleurs ? "Atteindre plus vite mon but" aurais-je rétorqué il y a quelques mois. Ce qui est intéressant comme réponse, mais qui occulte toutefois que des buts ultimes, j'en déjà atteint une dizaine, dans ma vie !

Vous savez ce que je crois ? Je crois que le but de ma vie ne se découvrira que lorsque celle-ci prendra fin. Seulement alors m'apparaîtra, peut-être, le sens que je lui aurai donné. Le sens... un même mot pour dire "signification" et "direction"...

Je n'arrêterai jamais de cheminer, il n'est pas question d'atteindre mon but plus rapidement pour me reposer ensuite. Je mettrai toujours un pied devant l'autre, et chaque jour j'essaierai d'aller dans la direction que m'indiqueront les étoiles. Je n'arriverai peut-être jamais à destination de mes rêves... Et cela ne me remplit pas de tristesse. C'est mieux ainsi. Ce qui compte, c'est le chemin, et la façon unique que j'aurai de le parcourir. Ce qui compte, ce sont tous ces petits pas, et les moments de grâce qu'ils m'auront accordé.

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (12)   

Dimanche 4 février 2007

Définir, c'est finir, c'est accepter la finitude.

Thomas d'Ansembourg, Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Les Editions de l'Homme, 2001

~

Cela m'a rappelé combien j'aime jouer avec les concepts, leur donner des limites de mots pour mieux les coller les uns aux autres. Tout remettre en question, triturer, ficeler, défaire, retourner... et quand j'ai bien joué, il n'y a plus qu'une chose qui m'apparaisse : les mots sont de trop. Les mots enferment. Un seul mot, ou un seul groupe de mots pour contenir un concept, c'est... inconcevable ! Une infinités de mots seraient nécessaire, dans toutes les langues de la terre. Alors j'arrête de définir. Sinon je garde le nez dessus et l'essentiel m'échappe, comme si je ne pouvais voir qu'une tâche mauve des Nymphéas de Monet.

Il serait regrettable de louper le spectacle. Je laisse tomber la petite tâche, je recule de dix pas, et... je contemple.

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Mardi 30 janvier 2007

Nous sommes en effet rarement en rapport avec la réalité telle qu'elle est mais la plupart du temps nous sommes en rapport avec la réalité telle que nous croyons qu'elle est ou, plus précisément, telle que nous craignons qu'elle soit.

Thomas d'Ansembourg, Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Les Editions de l'Homme, 2001

~

Je vous avais déjà parlé de cet étrange livre qui me fait sursauter toutes les 30 pages. Voici la deuxième révélation que j'y ai lu. Fracassante....

Telle que nous craignons qu'elle soit... Je me vois soudain de l'extérieur, fragile silhouette aux épaules lasses, le visage baissé et le regard sombre. Je marche à vive allure d'un quelconque point A vers un prochain point B. Sous chacun de mes pas, la peur du mauvais temps, de la mauvaise rencontre, de la douleur qui m'attend, certainement, si je ne fais pas attention.

Tout cela est enfoui, presque inconscient, ne ressortant que lorsque l'inattendu se présente. Alors je me déplace avec un éventail de stratagèmes pour l'éviter, le contourner. Les trajets effectués toujours sur le même trottoir, les formules de politesse, la distance froide de tout contact. Je me calfeutre, bien au chaud, à l'abri.

Le pire, c'est que la plupart du temps, l'inattendu, il m'apporte juste des bons moments, des sourires, des étincelles éphémères. Et pourtant, quel accueil je lui réserve... 

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (7)   

Jeudi 18 janvier 2007

Aujourd'hui j'ai lu un texte tout droit venu du futur... écrit par un survivant des catastrophes climatiques, des guerres causées par un changement trop radical de l'économie occidentale, un homme qui a vu les siens périr, un homme revenu de l'enfer.

Il nous livre son analyse de l'attitude passée de ses parents et aïeuls. Son passé, notre présent...

(…) si, en dépit des différentes sources d'information dont ils disposaient, la majorité des Occidentaux ne savait pas ce qui se passait, c'est parce qu'ils ne voulaient pas savoir, ou plutôt parce qu'ils voulaient ne rien savoir. Il est vrai sans aucun doute que les médias sont des armes très puissantes, à laquelle il est bien difficile de résister ; mais il est également vrai que le peuple occidental, dans son ensemble, n'a pas même tenté de résister. Dans l'Occident capitaliste, les règles du savoir-vivre étaient d'un genre tout particulier : ceux qui savaient ne parlaient pas, ceux qui ne savaient pas ne se posaient pas de questions, ceux qui posaient des questions n'obtenaient pas de réponse. C'était de cette façon que le citoyen occidental type conquérait et défendait son ignorance, ignorance qui lui apparaissait comme une justification suffisante de son adhésion au système productiviste : en se fermant la bouche et les yeux, en se bouchant les oreilles, il cultivait l'illusion qu'il ne savait rien, et qu'il n'était donc pas complice de ce qui se passait devant sa porte.

Savoir, et faire savoir autour de soi était pourtant un moyen – pas si dangereux, au fond – de prendre ses distances vis-à-vis du productivisme ; je pense que le peuple occidental, dans son ensemble, n'y a pas eu recours, et je le considère pleinement coupable de cette omission délibérée.

~

Seul le contexte a été modifié. Voici le texte original :

(…) si, en dépit des différentes sources d'information dont ils disposaient, la majorité des Allemands ne savait pas ce qui se passait, c'est parce qu'ils ne voulaient pas savoir, ou plutôt parce qu'ils voulaient ne rien savoir. Il est vrai sans aucun doute que le terrorisme d'Etat est une arme très puissante, à laquelle il est bien difficile de résister ; mais il est également vrai que le peuple allemand, dans son ensemble, n'a pas même tenté de résister. Dans l'Allemagne hitlérienne, les règles du savoir-vivre étaient d'un genre tout particulier : ceux qui savaient ne parlaient pas, ceux qui ne savaient pas ne se posaient pas de questions, ceux qui posaient des questions n'obtenaient pas de réponse. C'était de cette façon que le citoyen allemand type conquérait et défendait son ignorance, ignorance qui lui apparaissait comme une justification suffisante de son adhésion au nazisme : en se fermant la bouche et les yeux, en se bouchant les oreilles, il cultivait l'illusion qu'il ne savait rien, et qu'il n'était donc pas complice de ce qui se passait devant sa porte.

Savoir, et faire savoir autour de soi était pourtant un moyen – pas si dangereux, au fond – de prendre ses distances vis-à-vis du nazisme ; je pense que le peuple allemand, dans son ensemble, n'y a pas eu recours, et je le considère pleinement coupable de cette omission délibérée.

Primo Levi, Si c'est un homme, Appendice de 1976

~

Le 1er février, on peut agir, se faire entendre, sans sortir dans la rue,
ni militer au porte-voix, ni se déranger d'aucune sorte.

Merci pour nos enfants...

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Lundi 15 janvier 2007

"Enfin, nous avons pris l'habitude sécurisante de tout formuler en noir et blanc, en positif ou négatif. Une porte doit être ouverte ou fermée, c'est juste ou ce n'est pas juste, on a tort ou raison, ça se fait ou ça ne se fait pas (...). Avec des variantes subtiles : on est intellectuel ou manuel, mathématicien ou artiste, père de famille responsable ou individu fantaisiste, voyageur ou casanier (...). C'est le piège de la dualité, le système binaire.

Comme si nous ne pouvions pas être à la fois un intellectuel brillant et un manuel efficace, un mathématicien rigoureux et un artiste fantasque, un être responsable et plein de fantaisie, un poète délicat et un ingénieur sérieux. Comme si nous ne pouvions pas nous aimer au-delà de la dualité sexuelle, être très classique dans certains domaines et très innovateur dans d'autres.

Comme si la réalité n'était pas toujours infiniment plus riche et colorée que nos pauvres petites catégories, que ces pauvres petits tiroirs dans lesquels nous essayons de la coincer parce que sa mouvance, sa diversité et sa vitalité chatoyante nous déconcertent et nosu font peur, et que nous préférons, pour nous rassurer, tout enfermer dans des potiquets d'apothicaire bien étiquetés sur l'étagère de notre intellect !

Nous pratiquons cette logique d'exclusion et de division basée sur "ou" ou sur "soit". Nous jouons à "qui a tort, qui a raison ?", jeu tragique qui stigmatise tout ce qui nous divise plutôt que de valoriser tout ce qui nous rassemble. Nous verrons plus loin combien nous nous laissons piéger par ce système binaire et quelle violence il exerce sur nous-mêmes et sur les autres. L'exemple le plus récurrent est celui-ci : soit nous prenons soin des autres, soit nous prenons soin de nous-mêmes, avec la conséquence que soit nous nous coupons de nous-mêmes, soit nous nous coupons des autres. Comme si nous ne pouvions pas à la fois prendre soin des autres et prendre soin de nous-même, être proches des autres sans cesser d'être proche de nous-même."

Thomas d'Ansembourg, Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Les Editions de l'Homme, 2001

~

Etrange petit livre, qui se laisse lire tranquillement la plupart du temps mais qui, toutes les 30 pages, m'assène une claque monumentale de vérité.

Parce que je connais bien ce comportement (le plus souvent inconscient) que l'auteur brosse (surtout le dernier paragraphe - j'échappe à la catégorisation systématique des autres, même si j'en pâtis régulièrement moi-même).

Ainsi, je ne sais écouter et me confier, par exemple. Mes échanges sont tronqués, je le sais depuis longtemps. Aussi j'affectionne particulièrement les échanges épistolaires, qui permettent la lecture puis le ressenti en deux phases distinctes (d'abord j'écoute l'autre, ensuite j'entends comment cela résonne en moi). Je suis plus "moi" quand je formule une réponse écrite.

Avec mon homme, ma famille proche et quelques rares amis, l'échange se fait plus fluide et nos conversations vraiment riches d'émotions partagées.

Quant au "qui a tort, qui a raison", ce petit jeu m'aura autant blessée qu'il aura agressé l'autre. Je me demande si cette position binaire est un travers de nos sociétés, ou bien une vision brutes des choses que l'on est obligé d'adopter en premier lieu, avant de l'affiner par la suite. Au début de la conceptualisation, il est sûrement plus aisé de jongler avec deux états, qui plus est contradictoires, qu'entre 50 qui se complètent les uns les autres... Je vois bien que Mamzelle "classe" les attitudes, gestes et paroles par des péremptoires "c'est gentil" et "c'est pas gentil".

On lui explique, bien sûr. Mais... nous-mêmes, avons-nous vraiment compris ? ;)

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (4)   

Lundi 8 janvier 2007

"(...) La culture occidentale a fait disparaître tous les symboles, cérémonies et autres fêtes qui accompagnaient l'enfant dans son chemin vers l'âge adulte. Dans certains coins d'Afrique, les mômes partaient chasser le lion, seuls. En revenant, bing! ils étaient bombardés hommes au cours d'une cérémonie magnifiant cette transition, tout ça à un âge où la plupart des notres chopent leurs premiers boutons. Chez nous, ils attendent 18 ans pour pouvoir voter et, en attendant, doivent fermer leur gueule. Ca se construit comment, un adulte ? (...)"

FreZ s'interroge. Et moi aussi. D'ailleurs c'est quoi un adulte ? Quelqu'un qui vote s'il a le temps, et qui "ferme sa gueule", les autres jours ?

Et je m'interroge aussi sur le droit de vote des enfants. Je pense à une petite fille que j'ai connu lorsqu'elle avait 10 ans. J'en avais 25 et elle était plus citoyenne que moi... Ma vision de la politique et de ses enjeux était complètement simpliste. Avais-je plus le droit de voter qu'elle ?

A mon sens... non !

publié dans : lectures ajouter un commentaire
commentaires (3)   

sur le fil

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

synchronicité

c'est cadeau

 
Blog : Pour adultes sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus