Jeudi 8 février 2007

Pistil m'a permis de découvrir avant-hier le concept de covoisinage. Une vie semi-commune (juste si on veut) dans une résidence où les relations de voisinage sont facilitées par l'implantation des lieux de vie et l'existence d'équipements communs pour partager un moment, un repas, des jeux... si et uniquement si on le veut. Les voitures sont garées à l'entrée de la résidence pour permettre des déplacements sûrs d'une maison à l'autre.

Cela m'a rappelé un moment de covoisinage qui s'est instauré de fait dans la résidence où j'habitais. Résidence, c'est beaucoup dire en fait : l'histoire se déroule à Paris 20ème, dans trois petits immeubles anciens et étroits, séparés par 2 cours (une seule façade, une seule adresse). Au rez-de-chaussée de l'immeuble de façade, un troquet de quartier un peu miteux, co-géré par deux patrons, dont l'un super sympa. Il faut croire que tout ce qui se rattachait au 96 boulevard de Ch. devait être collectif, hormis le propriétaire des lieux. Une seule et même personne pour 50 locataires. La plupart d'entre eux ayant eu affaire directement à lui pour visiter leur appartement et conclure le bail. Un lien peut-être ? Toujours est-il que 2 ou 3 se sont un jour appréciés à la faveur d'un petit café, au "bar d'en bas". Qu'ils ont visité chez l'un, chez l'autre. Décidé que le bar était vraiment un chouette endroit, compte tenu de l'exiguïté des appartements. Que d'ailleurs on pourrait bien organiser des petites fêtes de temps en temps.

Les patrons du bar furent d'accord pour prêter l'arrière-cuisine. Chacun(e) de nous prépara son meilleur petit plat. Nous frappâmes à toutes les portes pour prévenir chaque voisin. Invitâmes nos amis, les amis de nos amis et qui voulait venir. Descendîmes une sono, des disques... Et réveillé le quartier de nos éclats de joie :)

Je ne vous narrerai pas ici les petites fêtes qui devinrent tellement grandes qu'on dansait jusque sur le trottoir, ni les amitiés et amours qui se nouèrent, ni la nuit et ses lumières, ni les discussions et découvertes, ni les pas de danse, ni les célébrations.

J'en resterai aux faits, au groupe tel qu'il était et continue d'être.

C'est là que j'ai connu ces amis qui sont restés (alors qu'avec notre changement de vie, la plupart nous ont lâché la main), ce groupe qui me suit (de loin !) toujours aujourd'hui. Quelle magie me relie-t-elle, moi la sauvageonne accomplie, à un quelconque groupe !? Il y a bien sûr les sentiments que je porte à ceux qui constituent le noyau de ce groupe (qui va fluctuant, puisqu'il est ouvert). Mais cela ne saurait suffire au sentiment de bien-être que j'éprouve en leur compagnie.

En effet il est des choses assez ténues qui m'ont toujours mise mal à l'aise en groupe. Les "places" qui sont quasiment toujours attribuées à l'un(e) et l'autre. Les relations qui découlent, les courants qui en naissent. Le codage des conversations parfois (quasiment toujours la même personne qui lance les sujets de conversations, ou qui les clôt - souvent les deux -, toujours la même qui blague, la même qui conteste, etc). Or je ne sais pas tenir une place, je n'ai jamais su. Notez que j'aurais voulu, souvent. Mais ce langage-là m'est inconnu. Incongru même. Je ne peux pas le vivre, je ne suis pas étudiée pour.

Ce qui diffère donc avec ce groupe d'amis, c'est que justement, personne n'attendait de moi quoi que ce fût (et c'est toujours le cas bien que je ne les vois qu'une fois par an en moyenne). Ainsi je pouvais refuser de les recevoir, refuser de me rendre à un rendez-vous proposé ou une soirée, ou encore mieux, je pouvais les rejoindre et faire la tête si je voulais. Et même être désagréable, tiens, on m'aurait remise à ma place et c'est tout. Notez que je ne me permettais pas d'être désagréable, et du coup je trouvais ceux qui osaient le faire, vraiment gonflés ! Alors qu'ils passaient sûrement une mauvaise passe, et avaient besoin de la présence rassurante des autres autour d'eux...

C'était juste avant de rencontrer l'Homme des bois (à l'époque c'était l'Homme en costards :D). Peu après, lui et moi avons déménagé. Les plus beaux moments de ma "vie d'avant", c'est avec eux que je les ai passés ; ils m'ont beaucoup appris de l'acceptation, du partage, de l'amitié.

Je sais que vous vous le demandez : comment cela a-t-il tourné ?

Certains ont déménagé aussi - ces petits logis insalubres, on n'y reste pas 10 ans - et la plupart ont réussi à rester dans un rayon étroit autour des "voisins". Le bar a été repris par des copains, mais contre toute attente, ils ont voulu en faire un endroit branchouille décalé, la formule du moment - nous qui aimions tant discuter avec les ouvriers tôt le matin, les jours de travail, leur payer un apéro quand leur journée s'étendait trop... beaucoup sont déçus finalement.

Le groupe se retrouve dans des appartements à présent, puisque certains ont pu dégoter des habitations convenables à Paris (je salue la performance).

Quant à nous, à 600 km de distance, nous nous demandons bien comment serait notre paysage affectif sans eux pour y briller... Et j'avoue que je suis assez tentée par ce type de communauté.

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Vendredi 2 février 2007

(Entendez-vous comme ce mot clapote et rebondit avant de couler dans la nuit ?)

Je suis pleine d'émotions, à en craquer, à en hurler, à partir courir dans les lumières de ma ville.

Deux bébés sont nés cette semaine, de deux amies de coeur, mes éternelles lueurs... Leurs deux accouchements symbolisent si bien les deux extrémités du fil que je tends, depuis la naissance de ma fille ! Une césarienne, un accouchement à domicile.
Deux petites filles...

Et toi qui as inspiré tellement de mes billets (oui, toi qui regardes par-dessus ton épaule pour voir si je ne m'adresse pas à ton voisin !)... toi qui m'accompagnes depuis le début de mon cheminement vers plus de respect, toi dont l'empreinte réapparaît sur ma BAL, juste ce soir ; j'ai ri et pleuré, tout à la fois, en égrennant tes messages, de joie. Et quelle surprise vient à s'ajouter !? Un blog ! Ton blog !?...
...
Ce vide laissé par l'enchevêtrement de routes, la succession des monts et des vaux, par le temps qui passe quand même et nous grandit, loin l'une de l'autre, ce vide effacé le temps de ma visite chez toi. J'y ai entendu tes enfants jouer, le rire de ton mari, et surtout, le son de ta voix.
Je suis comblée !

Un grand moment de poésie, comme je n'en ai pas vécu depuis longtemps, quand cette belle âme a offert son adresse - et même ses adresses. Je suis toute émue de les partager... comme un fervent secret.
Voilà, vous pouvez aussi les savourer :)

Et ces personnes, que je découvre par leurs blogs, et qui me touchent tant. Dont j'apprend qu'ils me connaissent (oui, c'est toujours une surprise). Que je reconnais, d'une certaine façon. Les échanges sont lumineux... je déroule une pelote d'enchantements.
Dans le désert, j'ai trouvé un puits.

~

Je ne dors pas : cette nuit m'éblouit !

Pour votre générosité, merci :)

(Et merci la vie...)


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Jeudi 1 février 2007

D'abord un coup de fouet : j'ai pris connaissance grâce à Isolde d'un forum sur la simplicité volontaire, et je m'y suis inscrite. Je participe peu, et lis sporadiquement - s'ensuivent de lentes phases de digestion. Les personnes que j'y lis me font tellement avancer que je ne pouvais pas passer la découverte de ce forum sous silence.

Autre lieu à signaler : le forum d'OB qui m'a permis de relooker ce blog, de partager des interrogations métaphysiques intenses sur le lectorat, la notoriété, les passages, et même la justification des textes dans les articles, c'est dire ;)

Grâce à ces espaces, j'ai pu visiter les univers d'autres blogueurs. Et savourer l'étrangeté d'une rencontre de hasards, l'étonnement de se sentir si proche, touchée, charmée même... Laurette, Anna, Pistil, Thomas, Mowgli, Magali, Kyrielle... entre autres, que je découvre.

Au jour le jour, petit pas par petit pas. Y'a pas : j'aime bloguer, comme on butine, ici et là...

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Samedi 27 janvier 2007

Ce matin, avec l'Homme des bois, nous regardions, incrédules, la progression du lectorat de ce blog. Du nombre de pages lues, surtout. La moyenne par visiteur est impressionnante (de 5 à 10 selon les jours).

C'est une surprise sans cesse renouvelée - tous les matins, le thé dans la main, un petit tour du côté des stats et des commentaires... hmm comme j'aime vous lire ! :)

Et il y a un autre cadeau à la clé : certains blogs, ceux qui utilisent le plus rationnellement l'espace qui leur est réservé sur la toile, accèdent à un certain nombre de possibilités supplémentaires (une capacité de stockage plus importante, la possibilité d'y intégrer des fichiers audio ou vidéo, des fonctionnalités pour lesquelles il faut normalement souscrire au pack payant...). Sont pris en compte : le nombre de lecteurs, le temps passé sur le blog, la quantité d'articles lus, les commentaires...

J'ai donc la joie étonnée de vous annoncer que depuis mi-janvier, ce blog a rempli toutes les conditions à sa nomination au statut envié de "Privilège". Les passages sont concrètement bloqués pour l'instant, et peut-être jusqu'à la migration des blogs OB vers la V.2 (première vague ce week-end). Quoi qu'il en soit, ma "place" est parait-il réservée, je pourrai donc bientôt vous faire découvrir des perles musicales méconnues, améliorer mon design, compléter la liste de liens, les classer...

Bref... Je n'ai qu'une chose à dire :

merci vous :)

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Dimanche 21 janvier 2007

L'équipe Caco&Co au grand complet a la joie de vous annoncer la venue au monde d'un tout-joli-tout-rose tout-petit !

Encore un peu frippé, il lui faudra un peu de temps pour s'adapter à son nouveau chez-lui.

On lui souhaite une longue et grande et belle vie...

Chez-Pat, c'est par là !

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Jeudi 18 janvier 2007
Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure.

Pensée Navajo
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Samedi 6 janvier 2007



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