Lundi 10 septembre 2007

Petit bilan de rentrée, pour mieux voir où nous en sommes de notre parcours vers une vie plus simple et plus respectueuse…

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La nouvelle

L'Homme des Bois a trouvé un travail. Trois mois pour commencer, puis un CDI à la fin de l'année si tout se passe bien ! Belle année qui nous voit l'un comme l'autre concrétiser nos reconversions professionnelles...

Les petits pas verts

Si vous vous souvenez, juste avant de déménager j'avais le sentiment de régresser dans notre pratique écologique quotidienne. Or finalement, même avec deux voitures nous consommons bien moins de carburant qu'avant. Il faut dire que je travaille à 5 kilomètres de chez moi, et l'Homme des bois à 15. Il serait sûrement plus judicieux de vivre près de son lieu de travail (là-haut sur la montagne, c'est d'ailleurs ce qui a failli nous arriver…) mais à présent il va être difficile de m'extraire du coin où nous vivons. D'autant que des engagements très sympathiques se profilent, dont je vous parlerai un peu plus loin.

Ainsi donc, j'enfourche ma bicyclette dès que mon planning le permet, et j'effectue certains trajets à pieds. Outre le gain écologique, j'ai retrouvé une forme olympique ! Il me reste à me renseigner sur les horaires et tarifs du bus qui s'arrête devant chez nous.

Je crois que nous avons trouvé notre frigo d'hiver, un meuble-cube de bois que l'Homme des bois a traité au "vernis" biologique. Il rejoindra le balcon lorsque la table d'extérieur rejoindra le salon.

Projet en maturation : la réalisation d'un four solaire.

Nous récupérons l'eau qui coule de la douche avant que l'eau chaude n'ait réussi à grimper les étages. Plus de 10 litres par douche que nous recyclons dans la chasse d'eau.

Tous nos repas à tous les trois sont faits maison (hormis quelques biscuits par-ci par-là) : la "cantine" où déjeune Mamzelle permet le stockage de repas préparés. Ainsi, pas (ou très peu) de consommation de produits dont la culture a nui à l'environnement.

Le chat aussi mange bio maintenant (les chats d'ailleurs, depuis hier) ! Pour la litière nous utilisons de la sciure que l'Homme des Bois ramène de son travail (toutes les scieries en donnent à quiconque en demande).

Un prochain chantier consistera à nous pencher sur le livret "Le grand ménage" : depuis 3 ans nous tournons avec 3 produits d'entretien génériques (faits maison avec des ingrédients non polluants), à peu près efficaces sur tout, mais sur le long terme à peu près efficace, surtout ! Je crois que c'est aussi pour cela que je rechigne à me pencher sur le ménage : j'ai envie que ça sente bon après, au moins un peu, sachant que je ne transigerai pas sur l'écologie.

Et un chantier en cours : les cadeaux de Noël. Eh oui, déjà. Depuis que j'ai commencé à fréquenter la braderie de Lille, je les collecte ou les fabrique, en l'occurrence, à partir du mois de septembre. Et surtout, ce nouveau lieu de vie relance chez moi un fort élan créatif.
Au passage j'ai fabriqué des anti-mites à accrocher (un rectangle de n'importe quel bois, à imbiber d'HE de lavande et à déposer ou accrocher dans les placards).

"Moins de biens"

Un grand épisode de désencombrement a précédé la mise en carton de ce qui restait (l'essentiel, et quelques accessoires – des cadeaux précieux, des souvenirs de voyages, un bric-à-brac de petites choses de récupération à bricoler).

Nous comptabilisons un seul achat de mobilier depuis notre arrivée ici, achat qui a tout de même attendu 3 ans : une chaise confortable pour le bureau (héhé). Après avoir tourné un bon moment dans les magasins de notre ville, nous avons consenti à reculons à aller chez Ikaka. Il a fallu un départ tardif et un rendez-vous juste après pour nous empêcher de repartir avec un caddie plein de choses absolument utiles et rigoureusement pas indispensables du tout, dont j'ai déjà quelques échantillons dans les placards. Autre petite consolation, les pieds sont massifs, ce qui limite l'emploi des colles abominablement toxiques des meubles en bois reconstitué.

Par contre pas d'armoire (récupération de celle de Mamzelle qui ne lui sert plus), pas de bureau (récupération d'un beau meuble, merci Maman, merci L'amoureux), 'fin bref, rien de ce qui pour moi jalonne ordinairement l'appropriation d'un nouveau lieu.

Et c'est tant mieux parce le déménagement nous a coûté un bras.

"Plus de liens"

C'était une après-midi d'août écrasante de chaleur… Je me faufilais dans les coins d'ombre jusqu'à la Poste de mon quartier, marchant vite pour éviter la morsure implacable du soleil. Des volets des riverains aux portes des associations, tout était fermé. J'arrivais presque lorsque je l'ai vue – une porte ouverte. Mais alors, grande ouverte ! Incroyable par cette chaleur, à l'heure où le soleil attaque en raccourci… C'est ainsi que je suis rentrée à la Régie de Quartier de-là-où-j'habite. Derrière un bureau, un homme avenant, aussi ébahi que moi par sa porte ouverte de voir surgir toute pimpante une bénévole motivée et souriante. Nous avons discuté quelques minutes, et il fut décidé que je m'occuperai de co-rédiger le journal du quartier. Au programme : rencontrer des habitants du quartier, prendre des photos, écrire des articles…

Côté travail, j'essaie de soigner mon entourage. Des petites attentions s'échangent, des liens se tissent… c'est doux et surprenant.

Côté famille, j'organise une grande crémaillère avec tout-le-monde – c'est-à-dire que je ne veux même pas compter ni mettre ce nombre en regard de la superficie de l'appart, surtout pas ! On verra bien, c'est pas grave, on se débrouillera. Il y a par ici des personnes que j'aime et dont les liens se sont détendus, par ma faute aussi. J'espère les "retrouver"… voire les trouver tout court.

Côté blogosphère, j'ai rencontré cet été deux blogueurs très appréciés qui se reconnaîtront !

Moins de culpabilité

J'essaie d'être moins exigeante envers moi-même, m'attachant à considérer aussi de temps en temps le verre à moitié plein. Après tout, chaque fois que je ne consomme pas un produit toxique, j'agis. Chaque fois que je vais travailler à vélo, je ne pollue pas. A chaque fiche de ma maigre paie, j'ai la satisfaction de mettre mes compétences au service d'une cause. A chaque repas végétarien préparé, je préserve une partie des ressources de la planète. Et ainsi de suite… Je n'ai pas l'habitude de cette vision en négatif et il m'est difficile de me satisfaire de ce que je ne fais pas, même s'il m'a parfois coûté de me débarrasser de certaines habitudes.

Et là je comprends une chose : si ce que je fais au quotidien pour l'environnement a pu me coûter quelques efforts, au début, ces gestes me sont devenus de "très agréables" à "pas dérangeants". Ainsi, je n'ai pas l'impression d'agir, finalement : c'est devenu tellement naturel que je n'y pense même plus. Donc ce que je vois, c'est ce que je ne fais pas encore ! Il m'est donc aisé de culpabiliser. Par exemple, prise par le temps ou une organisation un peu défaillante, il m'arrive de consommer non-responsable... Comme cela reste exceptionnel, j'essaie de ne pas m'en vouloir. Avec plus ou moins de succès d'ailleurs…

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En bref, nous avons l'impression de commencer une nouvelle aventure, après une longue période de déconstruction-décantation. Et c'est bien bon :)

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Lundi 27 août 2007

Elle a passé le week-end sans rien laisser paraître - tout au plus l'enthousiasme d'arborer une trousse et un cartable. Ce matin à la maison, c'était une joyeuse anticipation : Je vais retrouver la copine que j'ai choisi !
Et puis devant l'école, quelques hésitations devant tous ces nouveaux visages. Elle serrait dans son petit poing le doudou élu pour la journée. Ce bout de tissu importé de sa chambre, jouet occasionnel et objet familier de la maison. Elle m'embrasse avant de me lâche la main, la transition entre les deux univers s'opère le temps d'attraper un entonnoir - il manque une main pour prendre le flacon et les graines. On jette le doudou sans autre cérémonie dans le bac à doudous. Une autre dépouille l'y attend.
Quant aux deux parents plantés là, ils n'ont plus qu'à reprendre le cours de leur journée...

L'Homme des bois vit bien la rentrée, pour ma part j'en suis à compter tout ce qui se déroule sans moi. Une partie de la vie de Mamzelle... Une fête que j'imagine joyeuse et douce, samedi dernier... Et chaque jour, les publications que je ne puis lire, les ponts momentanément coupés, et les mots qui m'échappent avant que j'ai pu les poser...

(Le retour de notre connection est prévue dans les 2 prochaines semaines. Espérons..)

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Mardi 24 juillet 2007
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Ils ont dit 3 à 4 semaines de délai. A la fin de la semaine, je vais être privée d'accès internet pendant presque tout le mois d'août. Je me connecterai (j'avais écrit "contacterai") sporadiquement lorsque l'occasion se présentera. En attendant je vais... photographier, et peut-être écrire aussi : sur ma clé usb, pour copier-coller rapidement des nouvelles à poster. Je vais aussi rencontrer : demain pour commencer, une copine blogueuses en large compagnie, au sommet de la Montagne Noire. Et puis si son étape se confirme, un quelqu'un d'autre de la toile, mi-août. J'ai peur que les vacances soient terminées lorsque j'aurai enfin ma connection. Je préfère ne pas y penser, ça me donne le bourdon (sans savoir si je dois attribuer cela à la fin des vacances ou à la rentrée et à ses contraintes qui se profilent).  Alors je pense à ce que je vais faire entretemps. Apprivoiser mon "nouveau" vélo (il est plus âgé que moi, et de beaucoup !), faire réparer la voiture, emménager dans un bel appartement, profiter d'avoir de nouveau une vue... Adopter un chat, aller à un rendez-vous qui nous fera du bien, peut-être. Voir la mer, peut-être. Inviter ma grand-mère dans notre nouveau chez-nous...
Je vous ai dit que vous allez me manquer ?
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Vendredi 13 juillet 2007
A mesure que l'échéance approche, de sourdes angoisses montent - ce n'est pas rien de changer d'endroit, d'aller vers ce grand inconnu qui sera chargé d'abriter nos jours et nos nuits, et toutes les rencontres qui s'y nicheront.
Et en même temps nos proches tissent un cocon de leurs présences à venir. De ma grand-mère au parrain de Mamzelle en passant par tous ceux dont la proximité feront de ce Sud un douillet chez-nous, la mobilisation s'opère d'elle-même, dans une gaieté fraîche et un enthousiasme porteur.
Et puis, pour la première fois de ces 7 (en 12 ans, que de beaux chiffres !), je suis heureuse de la perspective du déménagement. Peut-être parce que l'appartement sera vraiment mieux, peut-être à cause du projet de désencombrement qui se concrétise, peut-être grâce au travail tout proche, peut-être pour la super école bilingue ?... On y sera bien, c'est tout ce que je sens :)
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Samedi 16 juin 2007
Voilà comment nous remplissons le garde-manger (je sais, je sais, dans la famille nous avons un sens inné de la classe) :

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A part ça nous prenons les marques de notre nouveau mode de consommation "petit-budget". Aujourd'hui, Mamzelle n'a même pas réclamé les sempiternelles maheleines. J'en conclus que ma recette de madeleines s'améliore avec les essais (et que ce qu'elle préfère, c'est lorsque j'oublie de les parfumer). L'Homme des bois s'est vu sommé de rester à la maison pendant l'opération. Lorsqu'il vient, c'est magique, le panier coûte 30 € de plus - alors qu'il n'a "rien pris de spécial" et que de fait, on ne se fait pas particulièrement plus plaisir, ni ne tenons plus longtemps sans devoir retourner au magasin bio.
Il faut dire que nous ne comptons pas en remplissant notre panier. L'idée même nous répugne. Il a donc fallu trouver une solution pour ne pas déborder des 300 € par mois alloués à l'alimentation. Ainsi, lorsque nous déboursons dans les 70 € (l'objectif, dans l'absolu), nous programmons de revenir la semaine suivante. Si c'est 100, nous attendons 10 jours. J'avoue que c'est au prix de pas mal d'efforts en cuisine que nous tirons les trois derniers jours. Mais de notre point de vue, le jeu en vaut la chandelle : nous employer à des métiers qui nous passionnent bien que peu rémunérés, qui me laisse du temps en famille (et... en cuisine ;) ) tout en ne nous privant pas de manger correctement... Nous sommes vraiment heureux d'y parvenir !


J'ai trouvé des formules simples pour manger varié malgré tout : un bocal de coulis de tomate sert à faire une pizza et une sauce épicée qu'on mariera et modifiera pendant plusieurs jours dans différents plats, je déniche des trésors de recettes qui proposent de cuisiner les fanes et autres cosses, et le tofu, ah, le tofu !... je découvre un monde de créativité, où l'envie immédiate se transforme en marinade pour sublimer le plat complètement improvisé par moi-même en personne ! Je le savais bien, au fond de moi, qu'il "fallait" que je m'y intéresse...
Et puis j'explore aussi tous les possibles d'une pincée d'algues, ou les mystères du miso.

Enfin, puisqu'on me les a demandées par e-mail, voici la plupart de mes ressources culinaires :
http://www.marmiton.org/general/home.cfm
http://www.forums.supertoinette.com/index.php
http://www.basesdelacuisine.com/
http://www.servicevie.com/01alimentation/recette/recette.html
http://www.cuisine-vegetarienne.com/
http://www.sanslactose.com/
http://www.saveursdumonde.net/recettes.htm
http://biogourmand.free.fr/recettes-vegetariennes.html
http://avis.free.fr/sommaire_livret.htm
http://blogbio.canalblog.com/
http://www.epicurien.be/default.asp
http://clairejapon.canalblog.com/
http://www.kerta.canalblog.com/
Bon appétit !



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Mercredi 6 juin 2007
Nous allons déménager. (En restant locataires finalement, et en appartement et en ville aussi.)
L'occasion d'un petit bilan.


Depuis que nous sommes arrivés dans ce logement il y a 2 ans, nous préparons le jour où nous repartirions (le fameux projet d'achat de maison). Une erreur que je compte ne pas renouveler : hormis un essai de potager l'an dernier, nous n'avons pas investi écologiquement les lieux : pas de composteur dans le jardin (alors que les prochains locataires auraient pu en hériter et l'utiliser, du coup), toutes nos ampoules n'ont pas été changées pour des basse-consommation (quelques-unes seulement, au fur et à mesure quoi)... tous les projets d'installation écolo ont été reportés aux calendes grecques.
Tant que nous parvenions à avancer sur nos consommations de subsistance, je parvenais à me sentir en adéquation avec mes valeurs.

Cela vient de changer avec la reprise du travail. Là-bas, il y a des essuie-main jetables, il m'arrive de devoir aller acheter des produits polluants, d'allumer 10 néons pour éclairer mon pauvre coin de bureau... et surtout, pour pouvoir travailler tous les deux, nous avons dû acheter une deuxième voiture.
Là j'ai le très net sentiment que nous régressons dans nos engagements...
D'où toute une série d'actions à mettre en place au fil du temps :
- fabriquer un réfrigérateur d'hiver (un cube en bois qui se ferme et muni d'étagères, ça ira sur le balcon l'hiver et nous débrancherons le frigo) ;
- me renseigner sur les actions sociales des associations de mon quartier, proposer mes services et/ou un projet ;
- sensibiliser mes responsables aux gestes écologiques, proposer des alternatives simples (une lampe de bureau, du liquide vaisselle non toxique, des serviettes pour s'essuyer les mains...) ;
- lorsqu'il ne sera pas possible de les mettre en place collectivement, le faire pour ma propre consommation de matériel et d'énergie ;
- essayer, pour voir, le (futur) trajet maison-travail en vélo (le sport et moi... ahem).
...
Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas, je serais ravie de compléter cette liste !
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Dimanche 3 juin 2007
Ça me fait drôle depuis le début d'énoncer "Je suis végétarienne". La formule me paraît abrupte, peut-être à cause de ce que les mots disent : du jour au lendemain, un changement d'état soudain.
Or, mis à part le fait de l'annoncer à nos proches (et ici), rien ne fut soudain, bien au contraire. La décision de ne plus consommer d'animal mort a germé très lentement. Et même aujourd'hui que je n'en mange plus qu'une bouchée de loin en loin, j'ai toujours le sentiment que tout se met en place petit à petit, avec des seuils de progressions, des questionnements, des retours en arrière, des stagnations, et des grandes fiertés pour accompagner les petits accomplissements.
C'est donc un chemin. Végétarienne, je le deviens...
Côté cuisine, je m'habitue peu à peu, après une phase d'égarement un peu décourageante. De nouvelles habitudes viennent remplacer les anciennes, je n'ai plus à réfléchir des heures pour trouver un menu, et l'envie de cuisiner est revenue avec mon retour au travail aussi.
Ça tombe bien, le moment coïncide avec une diminution importante de nos revenus. Et bien sûr, nous aurions beaucoup de mal à renoncer à l'alimentation bio. Ce qui signifie que nous achetons essentiellement des matières premières que je devrai transformer en nos repas quotidiens : tous nos petits-déjeuners, nos déjeuners (sauf 3 repas à la cantine par semaine pour Mamzelle), les goûters et nos dîners. Tout cela doit nous coûter 300€ par mois.
Je ne m'éloigne pas tant que cela du sujet : je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'il revient moins cher de manger végétarien !
Nous entrons donc dans une phase où nous percevons clairement les avantages éthiques, écologiques et économique du végétarisme, nous éloignant chaque jour davantage des difficultés de départ.
Le bonheur est revenu dans nos assiettes :)
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