Jour férié. Le soleil brille. L'Homme des bois a décidé qu'il passerait la journée à gagner de quoi faire bouillir la marmite.
Et moi, je rentre de vacances et j'ai très envie d'avancer sur ce qui me tient à coeur. Je travaillerai aussi, donc, pendant la sieste de Mamzelle, et ce soir.
Belle journée à vous :)
*
rien à voir avec le propos, juste pour commencer la journée par une petite image !
Il reste les doigts fragiles et doux, la terre humide, les feuilles mortes qui gardent l'entrée de leurs petits cris et
les entrelacs de bois. L'oisillon est loin déjà. Et pourtant, personne n'aura défait la forteresse. A moins qu'elle soit devenue temple, depuis l'absence...
La réveiller, parce qu'elle a oublié de le faire elle-même, après presque deux semaines d'horaires aléatoires. Savourer son
enthousiasme, qui allègera d'autant les tensions du matin. La laisser choisir son gilet "Chu-là, il me paraît pas mal...". Lui prêter une écharpe en soie, pour le plaisir de lui faire
plaisir. La regarder passer ses chaussure, la gauche au pied gauche, la droite au pied droit, elle ne se sera jamais trompée. Se détourner discrètement pour lui laisser le temps de nouer elle-même
la ceinture de son "imperaimable". Décider de prendre maintenant la photo du lundi, et se rendre compte le temps d'attraper le matériel que Mamzelle, habillée et parfumée comme une petite
dame, a décidé de prendre la pose devant la salle de jeux.
Se dire en déclenchant plus que nécessaire que les rentrées se succèdent et ne se ressemblent pas. Mais qu'il nous restera au moins une photo de ce matin-là...
*
Hier tout le monde semble s'êtrebien amuséchez ¤Ju¤ ; mardion rédigeen
sourire chez Mema...
Et vous ? :)
C'est la fin des vacances. Chacun se prépare à retourner à ses occupations : Mamzelle en classe (ce qu'elle est contente !),
l'Homme des bois à ses forêts (qu'il n'avait guère quittées de toute façon) et moi au travail (qui sera entrecoupé de tous les jours fériés).
Ces vacances sans connexion me laissent sous les doigts engourdis quelques notes de rattrapage, aussi vous n'échapperez pas à notredépart pluvieux, àla photo du
lundi, au récit dupremier long-métragede Mamzelle, à l'évocation
d'une réunion-piège, àune promenade
toulousaineet àun petit tour de musée.
De quoi se perdre ? Rendez-vous ici même, les liens apparaîtront au fur et à mesure de l'apparition des articles...
Avouez que le suspens est insoutenable ! Je sens que vous vous accrochez aux bras de votre fauteuil, là ! Allez, pour vous aider à patienter, je vous mets un portrait de Mamzelle.
il était un très, très grand caractère dans un tout, tout petit corps... (pâques
2008)
Et vous, ça va comment ? :)
Après un déjeuner frugal dans un bateau à quai (de la Dorade), sur une Garonne pleine, lisse et vivante, nous avons avisé une station de "vél'ô"... et copieusement bataillé avec la borne pour enfin
enfourcher chacun une docile et robuste monture. Nous avions le regard d'un touriste à combler, un itinéraire fut donc brossé. Papa partit en tête et nous emmena suivre le fil des ruelles. Du
Capitole à Saint-Sernin, je raconte à celui qui n'est pas d'ici l'histoire de Saint-Saturnin. Puis les rares notions d'architecture médiévale qui me restent, lambeaux de mémoires d'écolière, à
propos de la basilique Saint-Sernin. Un petit tour de la place, le charme discret des terrasses et les couleurs de ce monument, l'un des plus jolis que je connaisse, et nous repartons sur le ruban
sombre de la rue d'Alsace-Lorraine. Cette artère, auparavant fleuve de voiture qui séparait la ville en deux aussi bien que la Garonne, est devenue piétonne par l'entremise de l'ancien Maire de la
ville. Un homme qui aura tout donné à Toulouse, et qui s'est ramassé aux dernières élections municipales. Les voies de l'électorat sont impénétrables...
Pour l'heure, les cyclistes cohabitent en paix avec les promeneurs, les façades des commerces sourient, les arbustes plantés dans des pots multicolores côtoient des jeux pour enfants. Le contraste
avec l'ancien paysage est tellement saisissant ! Des musiciens se font un boeuf à l'ancien arrêt de bus, celui qui arborait le plus de couleurs et de numéros de la ville. Les bruits des hommes
murmurent, là où les automobiles hurlaient. On marche, ou on roule, doucement, là où tout hâtait...
Nous bifurquons vers la place Wilson, où le flot de voitures reprend, mais une après l'autre, ce qui change radicalement son allure. Notre évolution se voit mise à mal rue Saint-Antoine du T, pour
cause de surpopulation de piétons sur le pavé. Place Saint-Georges, nous n'avons même pas l'occasion de lever les yeux de notre roue avant. Fuyons vers le quartier des antiquaires !
C'est la bonne pioche.
Nous nous rafraîchissons quelque peu à une fontaine des abords de l'église Saint-Etienne puis nous repartons dans l'ombre courte des ruelles désertes. On se fond dans les briques orangées, au
hasard d'un intinéraire sinueux, sous le linge qui sèche aux balcons. Des arbres nous saluent d'une branche nonchalente. Des fleurs juste écloses embaument. On va au Jardin des Plantes.
Mais vite fait. Les manèges n'arrêtent que des regards nostalgiques : qui a des enfants trop grands désormais, qui a laissé Mamzelle à GrandMamie, qui a sa grande fille juchée sur un vél'ô juste
derrière lui...
Puisque c'est comme ça, on va faire les touristes au Boulingrin. Séance photo kitsch dans les fleurs devant la fontaine. Non, on ne se marie pas m'sieur l'agent, on est juste en famille et ça nous
met l'humeur en fête tout pareil !
Le Canal du Midi et ses berges aménagées - mais ça fait combien de temps que je suis partie, moi !? Ils n'ont pas chômé les urbanistes...
On médite un peu devant l'eau tranquille et on file au musée avant qu'il ne ferme.
Ensuite nous irons à la Halle aux Grains, reconvertie depuis des lustres - c'est à dire juste avant que je ne m'exile - en salle de concerts. Un dernier tour, un petit Monaco en terrasse, et nous
prenions sur le chemin du retour, remplis des belles couleurs de ma ville d'ô, d'eau, de Oh !... et le soleil planté dans le coeur.
C'est une bâtisse cossue de style oriental, en bordure du Canal du Midi. Entourée d'un jardin, en plein quartier pavillonnaire,
elle étale son luxe tranquille, celui de l'espace, de la verdure, et de la proximité avec la ruche du centre-ville. A l'intérieur, des petites salles bien garnies, tout d'abord de statuettes et
objets d'art d'Inde, puis de l'ingénuité et de la fraîcheur des oeuvres égyptiennes, ensuite à l'étage, d'estampes, de rakus et de minuscules statuettes japonais, de porcelaines chinoises, enfin
des féroces et lubriques gardiens de temple hindouistes...
Je vous montre ça ?
Je n'ai pas pu photographier la momie, gardée de près par un cerbère des temps modernes. Une étrange créature en uniforme qui scandait sèchement, à intervalles réguliers VEUILLEZNEPASMONTER,
PARMESUREDESECURITE et PARRESPECTPOURLAMOMIE ! Je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre VOUSPOUVEZPASLEDIREGENTIMENT ?! Désolée Madame, moi aussi j'ai un caractère Yang !
Pour les estampes, à l'étage, ils avaient placé la jumelle de la cerbère à la momie : ATTATIONLESTIROIRSAPASLESCLAQUER !!! LESESTAMPESELLESBOUGENTDEDANS !!! PASLESDOIGTSSURLESVITRES !!!
Avec Cicia on s'est promis de revenir armés de notre progéniture. Une perspective qui nous a fait rigoler comme des baleines pendant le reste de la visite. D'ailleurssi vous comptiez y aller...:D
vos mots