Vendredi 4 avril 2008
Le sable de mes histoires est reparti tournoyer dans un coin de ma tête.
Les mots se terrent mais la musique m'a reprise.
L'agenda se remplit tout seul. Résultat, j'ai l'impression d'apparaître partout pendant un très court moment.
L'ordi ne me reconnaît presque plus, les commentaires sont en attente de réponse.
Le temps clément permet de nouveau les courses bi-cycles tout contre la rivière.
Et dans tout ça, mon corps supplie - demain matin, repos promis... (Et un petit tour par chez vous, ce serait bien, aussi :) )

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Mardi 1 avril 2008
Si vous vous souvenez bien, je vous avais promis des nouvelles des beaux joyaux sertis au creux de mes reins. En fait il y en a surtout un pour attirer tous les regards vers lui. Demain matin une machine va l'éclater en mille morceaux et le spectre d'une nouvelle crise pourra s'estomper quelque peu. Le moral est plutôt bon ici, l'Homme des bois me charrie avec mes "électrochocs", les index sur les tempes avec la tête qui tremble. Gros malin, il ferait moins le fier s'il était à ma place ! Ce n'est pas tant l'intervention qui se pratiquera sans bistouri ni gadget invasif, mais plutôt la drogue qu'ils vont m'administrer et dont bien entendu, je ne sais rien. "Mince, j'ai oublié de demander" - c'est ce que je me suis dit hier en sortant du bureau de l'anesthésiste. Trop occupée à lui expliquer que le prochain bonhomme en blanc qui fait mine de se diriger vers mon dos avec une aiguille dans les mains risque un mawashi réflexe dans la tête, j'ai oublié de lui demander comment il allait me faire partir. Et avec quoi, surtout. Et dans quelle étagère je me retrouverai au retour... Je sens qu'il va être épique, mon dernier billet de sablier...
Si vous avez un encouragement en réserve à me prodiguer... vous pouvez y aller !
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Dimanche 30 mars 2008
Beaucoup de choses à dire vrai. J'ai travaillé mon exercice graphique du dimanche, je n'ai même presque fait que cela de la journée. Application pratique pour un concours d'affiche. Parce que je suis tombée sur un petit papier sur ce concours par hasard, parce que j'avais envie de me risquer à montrer mon travail, même si j'ai toutes les chances de ne pas remporter l'épreuve (les donneurs d'ordre travaillent avec une école d'infographie). Ce qui compte c'est que mon travail soit vu. Un pas sur mon chemin dont les échos m'en diront peut-être plus. A suivre, ou pas, mais je verrai ça.

J'ai découvert hier soir au hasard de mes périgrinations, le sablier de printemps initié par
Kozlika (dont le blog est d'une beauté... je ne m'en remets pas !). Les textes étonnants que j'ai lu sur le thème m'ont donné envie de participer. Ni une ni deux, je me suis lancée sans attendre. Quelques minutes plus tard, j'ai publié ma première participation, incrédule. L'histoire s'est inventée toute seule, je n'avais qu'à taper un mot après l'autre. Je ne sais pas pourquoi depuis hier soir je sais écrire, fluide et spontanée, comme quand j'étais au lycée. Pourvu que ça dure !

A part ça, cette fin de semaine a fait deux malades ici, dont pour une fois je n'étais pas. Ajoutez à cela le temps qui se gâte, le travail sur l'ordinateur toute la sainte journée, vous obtiendrez une Caco survoltée qui finit par fuguer. Sous la pluie, sans rien sur la tête. Toute contente au contraire de recueillir un peu de l'offrande du ciel au creux de ses paumes, dans ses cheveux... et même sur l'objectif, allez. La preuve !


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la ville où je vis, entre jardins résidentiels et paysages post-industriels

Comment ça va, chez vous ?

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Samedi 29 mars 2008
Ce soir, à l'heure de débarrasser la table et de coucher Mamzelle, l'Homme des bois est en grève et je gromelle...

Mais moi je t'aide Maman parce que je t'aime, parce que t'es gentille et parce que tu me fais des cadeaux... Maman, tu pourras m'acheter deux paires de chaussures ou une, parce que j'en ai plus beaucoup !

Opportuniste ou juste spontanée ?

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Samedi 29 mars 2008
On ne sait jamais où les chemins d'une passion peuvent nous emmener, quand on veut bien se laisser porter. Son truc à lui, c'est la glisse. Il y eut les pentes enneigées, où il fut pionnier sur tous les types de planches jamais fabriquées ; je l'ai vu s'envoler au-dessus des cîmes, même qu'un jour il m'a prise avec lui ; il y eut aussi les creux des vagues, là où l'on ne croirait pas que la main de l'homme puisse caresser toute cette puissance...
Aujourd'hui ce sera Toulouse-Casablanca-Ouarzazate-le désert. Une semaine de vent, de sable, de bivouac et d'aventure humaine.
Je ne l'ai pas toujours vu sous cet angle, mais aujourd'hui je suis heureuse d'avoir un Papa qui vit ses rêves en grand format. Même que je suis fière de lui, voilà !

(Les photos de l'aventure précédente sont visibles
par là.)

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Samedi 15 mars 2008
En voyant la date, j'ai su qu'elle m'apporterait de belles surprises. "Vendredi 14 mars", ça sonnait comme un air de printemps sur un grand sourire. J'ai gardé cette conviction au fond de moi puis les activités se sont enchaînées sans que j'aie le loisir d'y repenser, entre bénévolat, cuisine, démarches diverses, allers-retours... Un quotidien joyeusement rempli, avec un peu les idées ailleurs et le coeur en fête, grâce aux deux jours précédents. Rien à voir pour l'instant avec ce fameux "ven-dre-di-qua-tor-ze-mars".  Une des premières copines rencontrées ici me propose d'aller boire un verre avec tous ses amis, mais ça fait trop de monde pour la sauvage que je suis. J'essaie de remettre ça à un autre jour, seulement voilà, ce jour-là compte pour elle, j'irai donc à sa soirée d'anniversaire.

Au début j'étais en complet décalage, ne sachant pas de quoi parler, ne cherchant pas vraiment - cependant l'ambiance était conviviale et simple, et l'on ne me tenait pas rigueur de mes réponses laconiques. Je me suis un peu, puis franchement déridée au fil des discussions et des blagues potaches. Et la musique aussi, qui comme par hasard passait de lounge à latino. Le fil des heures m'a entraînée dans une danse joyeuse, et je me suis retrouvée dans une vraie soirée comme je n'en avais plus fait depuis...
oui, cinq bonnes années ! L'heure des rêves a sonné dans l'invisible. Baguette magique, soudain j'étais là, le rythme dans la peau, entourée d'une bande de potes, d'une douce ivresse et même d'un chevalier servant. Ouais.

J'ai peut-être bien rêvé, finalement...

 
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Samedi 15 mars 2008
Mamzelle a besoin de son cadre routinier rassurant. Pourtant on a toujours l'impression de la lui imposer. Je ne parle même pas de notre perception de la chose, le concept de routine et son cortège d'habitudes immuables nous étant à peu près aussi familier que la paille de l'éléphant : on comprend à quoi ça sert mais on est vraiment, vraiment embêtés de devoir l'utiliser. Cela nous demande une gymnastique quotidienne, des pas plus confortables que ça, et même parfois ça nous fait mal.

Seulement l'expérience nous a prouvé qu'elle en a besoin. Donc nous nous y plions, nous l'imposant à nous-mêmes et avec l'impression de le lui imposer aussi. Mamzelle a cela de particulier qu'elle l'intègre plutôt bien au début, et de moins en moins au fil des jours. Il faut alors se renouveler. Rester dans la trame de la routine mais lui apporter de menues modifications. Ce qui nous demande des trésors d'ingénuité et d'imagination.

Par exemple en ce moment le rituel du soir à la mode est "à l'envers". D'abord l'histoire, ensuite les dents, enfin passage aux toilettes. Seul le câlin reste à sa place, au-revoir final.
Ce soir, pour voir, je lui ai lu une histoire à l'envers. En commençant par la dernière page, et en remontant jusqu'au titre. Je crois qu'elle a bien aimé...

Si je résume il lui faut une routine mais fantaisiste, un cadre rigide mais avec une certaine marge de manoeuvre, des habitudes bien ancrées qu'on déplace régulièrement...

A part ça nos relations sont au beau fixe depuis qu'on l'oblige à porter ses chaussons.

Notre fille est un mystère...

 
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