Vendredi 23 novembre 2007
Mes amis, voici venue l'heure du deuxième volet de la série (le premier est mis à jour avec vos précieuses contributions : par ici).
Les cadeaux de Noël, Le Retour (épisode II).
Vous venez d'arriver ? Je vous re-passe le générique :

Les vitrines se garnissent d'ouate, de rouge et de brillants. Les manèges poussent sur les places, et l'on raconte même que dans la montagne, la neige gagne.
Les vieux sages le prédisent : il est grand temps de se pencher sur l'épineuse question de la fête des enfants, des cadeaux à la dizaine et du repas décadent.


Ainsi donc, après "les cadeaux à la dizaine", voilà que Caco transgresse tous les tabous, pour vous entretenir de "la fête des enfants". Parce que même si maintenant on a un grand appartement, nous refusons de le transformer en vaste salle de jeux et jouets pour la plupart inutiles (ils sont délaissés par Mamzelle, qui a, 98% du temps, d'autres plans). Parce que même si on l'aime plus que tout, ça nous fait mal de deviner que des petites mains d'enfants ont peut-être travaillé sur cette profusion d'objets qu'elle regarde à peine. Parce que toutes les bourses de notre entourage affichent une tendance à l'anorexie (le pouvoir d'achat, ha la la !). Parce qu'on ne remplace plus les piles déchargées : trop de dégâts à gérer après (et l'avenir des enfants que l'on fête, alors ?). Parce que tous les ans je repars chez moi le coffre plein, avec l'impression nauséeuse d'un vaste et absurde gâchis...

Comme la dernière fois, vous êtes cordialement invités à proposer vos idées en commentaires, je les reprendrai dans l'article avec le détail des réalisations - lorsque je les réaliserai. C'est même tout l'intérêt, ici : s'échanger nos bonnes idées, celles qu'on a testé et approuvé.

~

Ce serait tellement plus simple si l'on pouvait choisir nous-mêmes. Mais nous sommes limités par la frénésie d'achat qui touche certains membres de notre famille.

Les recettes qui marchent pour certains :

- la liste de cadeaux (brossée avant l'arrivée des catalogues dans les menottes des enfants, parce qu'ils ne savent pas doser et demandent tout),
- demander à limiter les cadeaux à un par foyer et par enfant,
- demander à chacun de consacrer une après-midi à l'enfant pour l'amener au cinéma, voir un spectacle, boire une infusion dans un salon de thé, se promener en ville (crèpes, manèges... le parent aura maintes occasions de gâter l'enfant !). Ce qui en outre enrichira encore leur relation.

Cette année, un cadeau annoncé nous a mis bien dans l'embarras : un parent va nous envoyer un chèque d'un montant proprement indécent pour acheter des choses qui feront plaisir à Mamzelle. Nous nous sommes regardés, l'Homme des bois et moi, incrédules : qu'allions-nous faire de tout cet argent !? (à part m'acheter un appareil photo numérique, je ne voyais vraiment pas ;) )
Finalement, nous avons convenu d'ouvrir un compte épargne à la puce, et d'utiliser cet argent en septembre 2008 pour lui payer ses activités. Parce que c'est ce qui l'aide à se construire, à apprendre son corps, à structurer son jeu, à interagir avec l'autre...
D'ailleurs nous aurions pu penser au compte épargne l'an dernier déjà, parce que les sous que l'on nous donne pour elle en décembre et en mars ne servent qu'à du superflu. Cela dit, si l'idée germe maintenant, c'est bien parce que nous ne pouvons plus nous permettre le moindre superflu...

Ensuite, j'ai compris cette année que je pouvais demander à ceux qui ont un peu de temps, de mettre en oeuvre leurs compétences (plutôt que leur porte-monnaie). J'en parlais dans le premier article, cette année je demande à ma grand-mère de lui confectionner des vêtements de poupée. Et au passage, je vais y travailler avec elle, histoire de remédier à une partie du problème de transmission dont je souffre depuis mon enfance.

Enfin, nous insistons sur le fait qu'il n'y a pas de petit cadeau. Par exemple, mon frère lui a offert il y a des mois, une boîte de pailles. Elles sont en plastique mais comme on les nettoie après utilisation, le paquet est à peine entamé, et il reste dans sa mémoire (et le restera longtemps, à ce rythme !) un super cadeau de Tonton (ce qui est d'autant plus important que les occasions de nous voir sont rares, distance oblige). Ou bien, en ce moment, Mamzelle rêve d'un petit carnet de croquis pour faire comme Maman...

Je suis à court d'idées ! J'attends donc les vôtres...
Ah au fait, je voulais vous exposer mon point de vue sur l'après-déballage de cadeaux et son lot de surprises : si malgré tout ce luxe de précautions, on se retrouve le coffre encore bien chargé d'objets en plastique et à piles made in China, je respirerai un bon coup, j'exprimerai ma gratitude pour ces marques d'amour, bref, je lâcherai prise. Parce qu'on ne maîtrise pas tout, c'est la vie, et je ne souhaite pas non plus gâcher un beau moment en famille. Parce qu'il faut du temps pour changer certaines habitudes, et qu'il ne me paraît pas respectueux de vouloir imposer mon propre rythme à mon entourage. Et que de toute manière, au mieux je n'aurai aucun résultat, au pire j'aurai le résultat inverse à celui escompté ("elle nous fait suer l'autre militante écolo, moi j'estime que Mamzelle a droit à son premier ordinateur portable !")...
Voilà, cette fois j'en ai vraiment terminé ;)
publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (9)   

Mercredi 14 novembre 2007
Les vitrines se garnissent d'ouate, de rouge et de brillants. Les manèges poussent sur les places, et l'on raconte même que dans la montagne, la neige gagne.
Les vieux sages le prédisent : il est grand temps de se pencher sur l'épineuse question de la fête des enfants, des cadeaux à la dizaine et du repas décadent.
Je vais pour ma part commencer par "les cadeaux à la dizaine", attaquant l'ascencion côté sud, étape par étape, par palliers successifs. Aussi cet article sera-t-il complété au fur et à mesure du temps, conservant chacune des étapes par souci de lisibilité (et pour les éventuels référencements : tous les jalons, toutes les trouvailles apparaîtront sur l'article final).
Vous êtes cordialement invités à proposer vos idées en commentaires, je les reprendrai dans l'article avec le détail des réalisations - lorsque je les réaliserai. C'est même l'un des principaux objectifs de cet article : si Mirza n'avait parlé des cosmétiques maison, je n'y aurais jamais pensé. Mes cosmétiques à moi, c'est un pot de beurre de karité pour la peau et les cheveux et c'est tout... par contre j'en connais des coquettes à enchanter !
Donc, les voici les voilà, les futures réalisations maison de la saison...


-1-

Comme l'an passé, je vais fabriquer des marque-pages (tuto complet ici). J'ai déjà sélectionné et recadré 4 photos.

MP07-1-.jpg   DSCN0765.jpg   MPfleurssauvages.jpg

DSCN1525.jpg

Je pense aussi franchir un cap dans la modestie et offrir des photos réalisées et encadrées par moi-même. D'ailleurs j'ai déjà osé avec une chère à mon coeur qui se reconnaîtra (mébon, je savais qu'elle aimait mes photos, elle).
J'ai un peu le trac mais j'ai déjà commencé à y travailler. Pour l'encadrement ce sera simple : j'ai acheté il y a 2 ans un chariot de chutes de bois et contre-plaqués divers pour quelques euros. C'est avec ça que j'ai réalisé l'an dernier la toise et les empreintes de la Mamzelle. Il me reste encore un grand nombre de plaques de bois, contre-collés et médiums, même qu'on m'a copieusement tancée à ce sujet lors du dernier déménagement (Euh, oui-oui, il faut les prendre les bouts de bois ! Oui, les 48, et les petits bouts aussi, très importants les petits bouts. Ah, c'est lourd ! Et ça glisse !? Oups, sur le pied ça fait pas du bien !?... Ahem !).

Je vais aussi imprimer (sur papier recyclé et non chloré) L'homme qui plantait des arbres, la nouvelle de Giono. Je relierai ensuite l'exemplaire à la main (tuto ici).

Pour Papa l'Aventurier, je vais réaliser une trousse de premiers secours avec Flexarôme, Arnica, Arnigel, HE de lavande, de niaouli et de citronnelle,... et quoi d'autre d'ailleurs ? Des suggestions ?

Pour Maman, chut, elle me lit ! ;)

On peut aussi confectionner des cadeaux à déguster, comme des confitures, des sablés glacés au citron dans un joli bocal (que l'on peut en plus cuisiner avec les pitchons) du vin de noix, des rhums arrangés... Il faut s'y prendre un peu en avance pour certains. Juin pour le vin de noix, septembre-octobre pour les confitures (sauf peut-être la gelé de coing), pareil pour les rhums ou autres alcools blancs arrangés - cela dit certains prennent très vite, et on peut aussi indiquer un délai d'ouverture sur une étiquette maison (un bout de feuille découpé à la dimension voulue, que l'on colle avec une gousse d'ail frottée ou du blanc d'oeuf).

Pour Mamzelle, je vais commencer par faire d'une pierre deux coups : coudre avec ma grand-mère des habits de poupée. Comme ça en plus, ladite grand-mère n'achètera pas de cadeau tout plastique ou d'ensemble coordonné supplémentaire (et rigoureusement inutile).

Cécile nous propose un jeu de dominos sur galets. De ce que j'en sais, les ingrédients sont : galets, pinceaux et peinture, vernis (un petit tuto pour nous aider ? :) ).

Pour les cadeaux que j'achèterai, les idées d'emballage et liens de réalisations testées et expliquées, voici une mine d'informations rassemblée dans un article tout neuf... Merci Raffa !
Vous proposez aussi des emballages en tissu (c'est très chic, et on peut les réutiliser sans problème) ou en papier journal (aux caractères exotiques, c'est parfois très beau) agrémenté d'origamis ou de moulages en plâtre ou en terre (un petit tuto N-talo ? :) ).

A vous !
publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (9)   

Lundi 12 novembre 2007
Depuis la rentrée, j'ai aligné les heures complémentaires. Travailler plus... pour avoir plus de vacances, tel était l'objectif initial. Sauf qu'il n'y a pas de petites ambitions dans une structure d'éducation populaire qui redémarre des actions culturelles. Et qu'il m'est difficile de travailler à moitié.

Ainsi, je n'ai posé qu'une semaine de congés pour la Toussaint, en raison des vacances raccourcies de Mamzelle (semaine des 4 jours) et d'un concert la veille de la rentrée-des-4-jours. Et même comme ça, je suis revenue au beau milieu de la semaine pour régler certains détails de la paie d'une de nos intervenantes.

Bref, je suis revenue aussi fatiguée que j'en suis partie, la frustration en plus (et peu d'heures complémentaires soldées). J'ai demandé, pour voir, si cela me permettrait de gagner plus (ce qui n'est habituellement pas dans mes envies, mais il y a certain appareil photo qui...). Que nenni m'a-t-on dit, on s'en tient à mon contrat. J'ai donc un petit trésor de temps à consacrer aux occupations qui me videront le mieux la tête !

Au programme, les ateliers décloisonnés et les visites au musée avec les enfants de l'école. Un montage de calendrier pour l'association de Papa. Les normes en matière de produits d'entretiens pour les collectivités, et la marge de manoeuvre écologique que l'on pourra investir à l'école. La prochaine publication du journal de quartier. Les cadeaux de Noël à inventer. Le blog délaissé à remplir. Le fil des souvenirs à remonter en photos. Un langage à apprivoiser pour monter mon propre site web et plus tard, déménager. Des travaux de couture à essayer...

Le premier lundi chômé était aujourd'hui, j'ai commencé par... vous allez bien voir !

publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (8)   

Lundi 22 octobre 2007
Huit semaines depuis la rentrée...
Au bout de quatre semaines, elle comprenait déjà tout ce qu'on lui disait en occitan, cette langue que jamais elle n'avait entendu précédemment.
Et aujourd'hui, au bout de huit semaines d'immersion, pour la première fois, elle a répondu à sa maîtresse en langue d'oc.
Elle n'a eu qu'à reproduire les mécanismes qu'elle utilise déjà en français, elle qui le parle comme un livre au bout de trois ans et demi (ne pas oublier le demi, c'est pas le moment ;) ), cette compréhension intuitive qui fonctionne à tous les coups, cette observation de chacune des attitudes de son interlocuteur, cette analyse fine du moindre changement de ton...
Parfois je ne m'étonne plus de ce qu'ils se croient tout-puissants...

~

Une minute occitaniste - mais pas que, cet extrait d'entretien me fait réfléchir sur plusieurs aspects de la langue française, personnellement...
Mais occitaniste tout de même, j'assume, et puis ça faisait longtemps, hein !?

Claude DUNETON : (...) Ce qui a été envoyé par l'école aux gens de toutes les régions de France, c'est la langue d'une classe sociale. Et c'est valable aux portes de Paris. Le paysan de la région parisienne a un tas de mots pour désigner les outils, qui ne sont pas reconnus, ils ne sont pas dans le dictionnaire.
Les hommes apprenaient le français à l'armée, enfin, une espèce de sabir, tous les parlers de la France brassés (c'est totalement abusif de dire que ces gens-là parlaient le français !), et ça n'avait aucune influence sur le reste de la famille. C'est au moment où les filles ont été scolarisées que tout change. Entre 1910 et 1920, avec la guerre de 14 au milieu.

OC.SEGUR :
Et après la guerre, les femmes ont beaucoup plus travaillé à l'extérieur, à la ville, et elles ont davantage parlé français.

Claude DUNETON : Oui, mais parler français comme une langue étrangère (...). Pendant très longtemps, les gens ont été bilingues : français-italien ou français-espagnol selon les époques. Maintenant, c'est français-anglais, ça risque même d'empirer. Ce refus du bilinguisme qui a été imposé aux enseignants occitans, bretons, etc. c 'est une régression culturelle. Il faut voir aussi qu'un certain courant progressiste a passé par le français : il y avait les bouquins, les premiers écrits socialistes l'ont été en français. (...)
Les enfants apprenaient très vite le fraçais. C'est un phénomène de colonisation, ça. Mais le plus étonnant c'est que ce phénomène en France n'est pas seulement une colonisation de classe, par rapport à une langue de classe, parce que les provinces franchimanes, les populations, ont été elles-mêmes colonisées, non pas par leur propre langue, mais le substrat de la langue devenu littéraire, bourgeois. (...)


tiré d'un entretien accordé par Claude DUNETON à la revue OC.SEGUR (1977)

publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Dimanche 14 octobre 2007
La chute inexorable des températures et un petit tour à une bourse aux vêtements (pas celle de Cécile, malheureusement !) a fini par me décider : il fallait ressortir des cartons les derniers vestiges de notre garde-robe, ces quelques pièces qui ont héroïquement survécu au Grand Désencombrement.

Il y avait cette jupe en laine de grande marque, datant de mes dernières soldes. J'étais alors étudiante, et je me souviens que le seul problème que je n'avais pas, à quelque chose près, était l'argent disponible sur mon compte en banque. Il y avait aussi cette cape en laine châtaigne dont je n'arrive pas à me défaire, parce que Cicia me l'a offert le jour de mes 20 ans. Et ce pantalon de grossesse si bien taillé, qu'il faudrait que j'essaie quand même sans le ventre qui devrait aller avec ! Je l'avais oublié, mais j'ai gardé ce pull bleu marine à franges, souvenir du froid canadien. Et aussi ce pull-poncho aux tons chauds acheté à Tours et que je n'ai presque jamais mis...

Et puis, il y avait mes vestes. Presque toutes noires. Coupe impeccable. Je me suis souvenu les avoir gardées dans la crainte de devoir retourner allécher le recruteur ou attirer l'oeil du décideur... Je me suis revue dedans, un peu engoncée, et mon image dans le miroir qui ne trahissait pas cette gêne que mon dos supportait tout au long de la journée...
On me rappelle parfois l'allure que les tailleurs me donnaient. L'harmonie formé par mon apparence physique et ce style vestimentaire.
Oui mais... Ces considérations me passent si loin au-dessus de la tête que je n'en vois que les volutes de fumée qui en marquent la trajectoire. Par contre je me souviens avec précision de ce que vivait l'être emprisonné dans son tailleur et dans son bureau, le regard rivé à son écran géant. En préparant mes tableaux de bord, je me donnais l'impression d'accéder à la cabine de pilotage et d'apercevoir tout ce qui se passait dans l'Entreprise. J'imaginais l'horizon, la beauté des étoiles et l'ivresse des changements de cap.
Dans la réalité de ma fonction, je brassais juste des chiffres, en robot perfectible et non rentable. Ce qui m'importe le plus, ce qui m'est personnellement nécessaire, j'en étais privé : le terrain. Les humains.


J'ai soigneusement plié chacune de mes vestes, et je les ai empilées dans une housse que j'ai rangée à plat dans un placard. Qu'elles dorment enfin du sommeil du juste.
Longtemps, longtemps...

publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (4)   

Jeudi 4 octobre 2007
Nos vies ressemblent à une succession de parties de dames.
L'Homme des bois et moi changeons régulièrement la couleur de nos pions. L'un commence la partie et avance plein de lumière sur les dalles qui l'absorbent toute entière. L'autre, avec un tour de retard, récupère le noir dans un environnement qui réfléchit sans en accepter un, chaque rayon de soleil. De congé en démission, de formation en parcours du combattant, de solitude en cocon douillet, nous échangeons tous les soirs, l'un ses sourires, l'autre ses souffrances.
Aujourd'hui, il a quitté l'employeur qui ne tenait pas ses engagements (et qui lui a aussi avoué ne pas avoir l'intention de le faire dans l'avenir).
Et j'ai vécu une journée riche d'échanges, en pleine nature.
Je veux croire qu'un jour, nous aurons le loisir de nous accomplir, l'un comme l'autre...


publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (13)   

Samedi 29 septembre 2007
Une grande décision s'est mûrie toute seule, depuis je ne sais quand. Toujours est-il qu'une question posée ce matin m'a permis de la formuler, m'ouvrant de nouveaux horizons. Notre quotidien avec Mamzelle est parfois difficile, et j'ai beau essayer de regarder ailleurs, l'évidence s'impose : il est probable que cela perdure. J'ai donc décidé en plein accord avec moi-même de ne plus me chercher la petite bête, de cesser de culpabiliser, et de continuer à avancer parce que c'est tout ce que je sais faire. Je souhaite commencer chaque journée en capitaine de mon navire, essayer de naviguer quels que soient les vents et la houle, pour apercevoir, peut-être, mon île. Me souvenir que je la verrai un jour, qu'elle me permettra d'accoster de temps en temps, et que si un jour je ne vois pas plus loin que la tempête qui nous entraîne, ce ne sera pas à cause de ma vue défaillante. Que cela n'empêche pas la beauté des fonds et la réalité de l'île, les soleils couchants et les fêtes sur la grève. Et que la seule victoire qui soit, c'est la sécurité de la coque et la stabilité du gréement. Et... que vogue la galère !

On reconnaît communément que le métier de parent est le plus difficile qui soit. Alors voilà. Sans formation aucune, sans avoir suivi de stage auprès de personnel compétent, on fait ce qu'on peut. On cherche, on déconstruit nos certitudes, on tâtonne, on s'en recrée d'autres, on se méprend, on cherche, on pleure, on voudrait fuir, on affronte, on essuie, on se fait mal...
Apprend-on un jour, finalement ?
On essaie, au moins...
publié dans : un pas après l'autre ajouter un commentaire
commentaires (8)   

sur le fil

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

synchronicité

c'est cadeau

 
Blog : Consoles sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus